17.10.2011
Elsässischer Stolz, Alsatian Pride: l'étape Kolbsheim - Molsheim et Erstein - Benfeld
(Dernières Nouvelles d'Alsace, Edition de Molsheim)
« L'alsatian pride » a fait escale hier matin à Molsheim pour la quatrième étape de son périple à travers la région.
Cette marche en faveur du maintien d'un bilinguisme paritaire, « un fer de elsässisch Stolz », a démarré dimanche à Sarre-Union. Elle s'achèvera le 16 octobre à Colmar. L'initiative en revient au conseiller général d'Alsace Bossue David Heckel (Unser Land) et à deux anciens élus du département, Denis Lieb et Andrée Munchenbach.
Hier matin, ces deux derniers étaient à 9 h à Kolbsheim pour le top départ de l'étape. Entourés d'une douzaine de sympathisants, ils ont entamé une marche de 9 km, sous le regard de quelques gendarmes et agents des Renseignements généraux. Drapeaux « rot un wiss » et parapluies en mains, la petite troupe a rallié Molsheim vers midi. Elle a alors été reçue à l'hôtel de ville par le maire Laurent Furst.
« Une régression » Dans le collimateur de ces marcheurs : la décision de la rectrice d'académie d'expérimenter à la rentrée prochaine un enseignement bilingue de 16 h de français et 8 h d'allemand (contre 12 h actuellement pour chacune des deux langues). « Ça n'a pas été facile à mettre en place, mais aujourd'hui tout le monde en est satisfait », a convenu le premier magistrat de Molsheim.
« Pour nous, ce n'est pas une réforme, c'est une régression », lâche Denis Lieb. « En plus, les enfants commenceraient l'allemand au CP au lieu de la maternelle : trois ans de perdus ! » D'où sa colère. « S'attaquer à l'allemand, c'est s'attaquer à notre langue régionale, donc à notre dignité. La langue c'est la culture, et la culture c'est l'identité ».
Le groupe a ensuite pris la direction d'Erstein, d'où devait partir dans l'après-midi la deuxième étape de la journée.





