Avenir institutionnel de l’Alsace

Avenir institutionnel de l’Alsace

Avenir institutionnel de l’Alsace :

Assez de promesses, le peuple alsacien veut la parole !

Communiqué de presse du 04.02.2017

Ce vendredi s’est tenue à Colmar une réunion des conseillers départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin avec pour objet la création d’une assemblée territoriale d’Alsace.

Nous constatons que cette réunion intervient à peine 4 semaines après l’investiture des candidats Unser Land aux élections législatives et que cela n’est nullement un hasard. En faisant d’Unser Land la troisième force politique alsacienne lors des dernières élections départementales et régionales, les électeurs ont clairement signifié leur attachement à une région Alsace autonome et leur rejet des compromissions des élus, Républicains notamment. Aujourd’hui, c’est grâce au poids électoral de notre mouvement et à la pression qu’il exerce sur les élus des partis parisiens, que ces derniers sont contraints à faire des propositions sur l’avenir institutionnel de l’Alsace.

Nous appelons néanmoins les Alsaciens à faire preuve de discernement et de détermination. Seuls les élus d’un parti alsacien peuvent réellement défendre leurs intérêts et ceux de l’Alsace.

Personne n’a oublié la trahison de Jean Rottner et de Philippe Richert. Après avoir lancé une pétition et une manifestation organisée contre la disparition de la région Alsace, ces élus républicains sont aujourd’hui présidents et vice-présidents du funeste Grand Est et collaborent activement à l’opération de destruction de la région Alsace initiée par les socialistes.

Chez les élus des partis parisiens – Les Républicains notamment – les grandes déclarations en faveur de l’Alsace survivent rarement à l’appât des ors de la République ou aux injonctions de Paris.  

En outre, nous mettons en garde contre la forme prise par l’initiative des conseillers départementaux. Nous demandons à ce que l’avenir institutionnel de l’Alsace ne soit pas discuté dans un salon par une douzaines d’élus qui n’ont pas la légitimité pour porter ce débat. Nous refusons que ce débat soit l’otage des égos et des intérêts particuliers de quelques élus, comme cela a été le cas lors du référendum de 2013, avec les conséquences que l’on connaît.

Si nous voulons réellement que l’Alsace redevienne une réalité institutionnelle, il faut que ceux qui conduisent cette démarche aient la légitimité nécessaire. Aussi, nous estimons qu’il faut que toutes les forces politiques – dont Unser Land – ainsi que l’ensemble de la population alsacienne soient associés à cette démarche. Nous demandons donc la tenue d’une grande consultation populaire :

Par la tenue de débats publics dans chaque chef-lieu de canton d’Alsace.

Par l’ouverture de cahiers de proposition dans lesquels les citoyens et associations pourront faire part de leurs attentes.

Par un vote populaire (sur le modèle des primaires) organisé dans toutes les communes d’Alsace et ouvert à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales en Alsace. Ce vote sera chargé de départager les projets d’évolution institutionnelle pour l’Alsace qui seront proposés.

Enfin, nous refusons catégoriquement une simple fusion des deux départements. Cette solution ne serait que de la poudre aux yeux et ne résoudrait en rien les problèmes auxquels les Alsaciens sont confrontés.

Nous appelons de nos vœux la création d’une collectivité territoriale d’Alsace à statut spécifique. Cette collectivité serait dotée des compétences des départements, de la région et de pouvoirs étendus en matière d’éducation, de culture, d’économie, d’environnement et d’aménagement du territoire.

Jean-Georges Trouillet, porte-parole