Unser Land s’interroge sur la crédibilité et la représentativité des élus du PS, Anne-Pernelle Richardot et ses colistiers, qui font croisade auprès du préfet pour le « périmètre actuel de la région Grand Est ».

Quel est concrètement « l’intérêt » que Madame Richardot a pu faire valoir ? À l’évidence elle ne veut pas entendre les Alsaciens qui, dans le dernier sondage IFOP, sont plus de 80% à demander une collectivité alsacienne dotée de bien plus larges pouvoirs que ceux dévolus aux départements : 83% souhaitent que « l’Alsace renaisse et retrouve un statut de collectivité territoriale », 95% que la nouvelle collectivité alsacienne s’occupe du développement économique et du tourisme, 84% qu’elle prenne en charge l’enseignement. Les conseillers régionaux socialistes affichent un souverain mépris à leur égard lorsqu’ils préconisent une fusion sèche des deux départements « sur la base des compétences actuelles ».

Anne-Pernelle Richardot et le PS pensent-ils que c’est en se repliant sur eux-mêmes et en s’arc-boutant sur un extrémisme niveleur, refusant toute nouvelle compétence à l’Alsace qu’ils représentent l’avenir et le progrès ? Madame Richardot et ses amis donnent plutôt le sentiment de vouloir couper l’Alsace de ses racines rhénanes et ainsi de sa vocation européenne.

Pour survivre, le PS alsacien – autant dire strasbourgeois – n’a visiblement plus d’autre stratégie que celle de créer des Alsaciens acculturés, « boboïsés », entièrement redevables à Paris et à l’Administration. Ainsi, ils espèrent asseoir la domination de leur caste d’apparatchiks monolingues qui tire son entier pouvoir d’une administration aussi jacobine qu’illégitime.

Rien d’étonnant à ce que le PS ait été désavoué aux dernières grandes élections locales en 2015. Les Alsaciens l’ont compris : Madame Richardot et le PS ne sont ni démocrates ni progressistes, pas plus qu’ils ne sont Alsaciens et Européens.

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