Ce lundi, Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin, a organisé une réunion publique pour présenter le rapport du Bureau de recherches géologiques et minières au sujet de Stocamine. Ce qui devait être un « moment de démocratie » n’a en réalité été qu’une vague présentation des différents scénarii possibles, orientée de manière à convaincre l’assistance de l’impossibilité du déstockage total.

Le BRGM a cependant dévoilé la vérité sur ce sombre dossier. Depuis 2002 les gouvernements successifs, les MDPA et Stocamine prétendent que le déstockage total serait impossible. Or nous apprenons à travers l’intervention des experts du BRGM que le déstockage est non seulement possible, mais surtout qu’il est désormais d’une urgence absolue ! Seule une intervention débutée d’ici 2022 permettra un déstockage complet et évitera qu’une partie des déchets reste bloquée définitivement au fond… 

À raison de 8 ans de travaux, si les moyens avaient été mis en œuvre dès 2004, Stocamine ne serait déjà plus qu’un lointain souvenir.

Voilà plus de 15 ans que les adeptes du confinement font perdre un temps précieux. Abandonner des déchets hautement toxiques à 500 mètres de profondeur, avec la certitude que la pollution atteindra tôt ou tard la plus grande nappe phréatique d’Europe, est d’une inconcevable irresponsabilité. De la part du président Macron qui prétend refonder l’Europe et « make our planet great again », l’imposture est doublement insupportable.

Es schlägt bald dreizehn !

Il est désormais plus que temps d’agir. Unser Lànd appelle les décideurs à lancer dès maintenant les appels d’offres internationaux en vue d’un déstockage total des déchets entreposés à Wittelsheim. Les Alsaciens ne veulent pas trinquer au cocktail eau-arsenic-mercure qui s’annonce au menu des spécialités locales pour les décennies à venir. L’Alsace n’est pas la poubelle de l’Europe et ne doit pas subir les décisions prises à des centaines de kilomètres par des irresponsables qui gèrent l’intérêt général à la petite semaine. 

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