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Jeudi 12 novembre, M. André Vallini, Secrétaire d’Etat à la réforme des collectivités était en Alsace. A l’occasion de ce déplacement, Unser Land a demandé une entrevue avec celui qui, au gouvernement, est chargé, de la fusion de l’Alsace avec Champagne-Ardenne et Lorraine. La rencontre a eu lieu en milieu d’après-midi à la sous-préfecture de Altkirch grâce à l’entremise de M. Paul Mumbach, maire de Dannemarie et Président de l’Assocation des Maires Ruraux du Haut-Rhin.

Parmi la délégation menée par Jean-Georges Trouillet – tête de liste inter-régionale NON à l’ACAL, OUI à nos régions ! et secrétaire général d’Unser Land – se trouvait également Andrée Munchenbach (Présidente), Daniel Willmé (responsable de la fédération de Haute-Alsace) et Pèire Costa (Chargé de communication de la Fédération Régions et Peuples Solidaires).

La tenue de cette rencontre confirme que, depuis les dernières élections départementales, Unser Land, est devenu un interlocuteur incontournable au sujet des affaires alsaciennes.

A l’occasion de cette entrevue, Jean-Georges Trouillet a rappelé qu’Unser Land était devenue la 3ème force politique en Alsace et que la détermination des Alsaciens à défendre l’avenir de leur région était plus forte que jamais. Au cours d’un long échange, les représentants d’Unser Land ont rappelé l’absurdité de cette réforme, les menaces qu’elle fait peser sur l’Alsace et l’humiliation qu’ont subi les Alsaciens suite au déclarations de Manuel Valls.

Sur la question des langues régionales, Unser Land a critiqué l’attitude hypocrite du Gouvernement. En effet, Hollande, alors candidat à la présidentielle, avait fait croire qu’il ratifierait la charte européenne des langues régionales et minoritaires.  Mais au lieu d’effectuer une réforme constitutionnelle en début de quinquennat, au moment ou il avait les « pleins pouvoirs » à l’Assemblée Nationale et au Sénat, a préféré joué la montre et attendre que le Palais Bourbon bascule à droite pour que les sénateurs, pour des considérations politiciennes, rejettent le projet de ratification.

Les représentants d’Unser Land ont ensuite demandé au ministre – visiblement convaincu de sa réforme et de la pertinence de la fusion – de confronter son action au suffrage universel et d’organiser un référendum sur la fusion des régions. M. Vallini a alors répondu qu’à titre personnel il était favorable aux consultations populaires mais qu’il considérait toutefois, en substance, que le peuple manquait de maturité pour utiliser de façon pertinente cet outil de démocratie directe.

M. Vallini a conclu l’entrevue en affirmant qu’aux yeux du Gouvernement, les élections régionales de décembre auront valeur de referendum et qu’il tiendrait compte du score d’Unser Land et de la liste NON à l’ACAL, OUI à nos Régions ! pour apprécier l’avenir de la fusion de l’Alsace.

Cette déclaration de M. Vallini conforte Unser Land dans son choix de participer aux élections régionales de décembre 2015 et démontre sans ambigüité que la meilleure façon pour faire échouer la fusion, c’est de voter NON à l’ACAL, OUI à nos Régions ! le 6 décembre.

A l’occasion de l’entrevue, Jean-Georges Trouillet a également remis le courrier ci-joint : courrier Vallini

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