Mercredi dernier, l’Assemblée Nationale a voté le projet de loi relatif à l’élection des conseillers départementaux, qui remplaceront les conseillers généraux.

Avec pour conséquence, en Alsace, un passage de 44 à 23 cantons pour le Bas-Rhin, et de 31 à 17 cantons pour le Haut-Rhin, où seront à chaque fois élu un binôme composé d’une femme et d’un homme.
En parallèle, l’alinéa III de l’article L. 3113-2 du code général des collectivités territoriales a été modifié. De sorte que la modification de la cartographie des cantons qui découlera de cette loi sera prioritairement basée sur le fait que « Le territoire de chaque canton est défini sur des bases essentiellement démographiques ».

Les conséquences de ce texte seront donc concrètement :

– un regroupement des petits cantons ruraux, au profit des cantons urbains plus densément peuplés, entraînant la création de « cantons-circonscriptions » (Sundgau, Outre-Forêt, Alsace-Bossue).

– un renforcement du poids des cantons urbains dans les conseils départementaux, qui représentent certes 40% de la population alsacienne, mais seulement 10% de la superficie du territoire !

Sur la base de ce critère essentiellement démographique, la nouvelle carte des cantons alsaciens pourrait ressembler à la carte ci-après.

cartes_new_cantons

Unser Land juge donc que ce projet de loi est avant tout une remise en cause néfaste des élus de proximité. Les politiques de proximité (aides sociales, voiries, aides aux associations, …) étant une compétence fondamentale des conseillers généraux et donc des futurs conseillers départementaux, la création de cantons dont la superficie serait trop grande irait dans le sens d’un éloignement croissant des élus par rapport au terrain. Ce serait un bien mauvais signe pour la démocratie locale.

Unser Land invite en conséquence les élus alsaciens à être très attentif au redécoupage territorial qui se profile : les campagnes alsaciennes ne doivent pas être sacrifiées au profit des villes par un Diktat parisien de plus !

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