conf de presse UL 02 0915Nadia Hoog

« Quand on aime la France, a dit Nicolas Sarkosy, on ne demande pas la ratification de la Charte européenne des langues régionales ».

Je lui répondrais pour ma part que quand on aime la France on ne soutient pas un système qui la mène à la ruine, avec 2000 milliards de dettes et 10% de chômage. Aujourd’hui, la France est classée 23ème sur l’échelle Marshall de la démocratie et est encore descendu d’un rang au classement économique mondial !

En cause : des institutions politiques vétustes et inadaptées et des politiciens qui ne servent plus le
peuple mais un système de partis, de privilèges et de postes distribués selon un bipartisme anti démocratique, où une minorité domine une majorité grâce au jeu des primes au gagnant !

En cause : une répartition géographique du pouvoir centralisé à Paris, où les régions ne sont que des
entités administratives satellites, qui ne servent qu’à la coordination des services administratifs et à la
répartition des dotations de l’Etat. Les régions n’ont jamais été un lieu de compétences et de pouvoir et
encore moins de démocratie.

En clair, on donne aux régions un peu d’argent de poche comme aux collégiens, pour s’acheter quelques politiques locaux et par là maintenir un système politique infantilisant.

A quand la véritable maturité, l’état d’adulte responsable et autonome pour nos collectivités ? A quand pour nos communes, cantons et régions le droit civique de gagner leur vie, de créer de la richesse, d’organiser démocratiquement leurs territoires et de légiférer en fonction de leurs besoins propres et des aspirations légitimes du peuple de ces territoires ?

La France ne peut pas continuer à prétendre gouverner un peuple d’enfants. Aujourd’hui les enfants ont grandi et réclament l’autonomie à laquelle chaque citoyen responsable a droit. Aujourd’hui l’Alsace réclame l’autonomie de ses institutions pour sortir de la paralysie politique et du marasme économique, parce que le peuple alsacien n’a pas 5 ans : il a la capacité politique, économique et culturelle d’apporter une réponse adaptée aux problématiques de son temps et de sa région.

Ne retenez qu’une chose : c’est l’autonomie des régions françaises qui fera gagner la France ! Le temps des légions romaines et du commandement impérial aussi rigide qu’inadapté, est révolu. Place aux unités d’élite : petites, flexibles, pro actives et rapides, elles permettront de gagner une guerre économique, bataille après bataille. Elles permettront aussi de répondre à toutes les aspirations légitimes de chaque territoire en matière culturelle, linguistique, ou écologique. Il faut rendre la parole au peuple par une véritable démocratie de proximité et c’est par l’autonomie des collectivités françaises que cela se fera.

Quand on aime la France on est exigent : on veut ce qu’il y a de meilleur pour elle.

Quand on aime l’Alsace, on se bat pour la défendre et protéger son intégrité.

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