David Heckel, 33 ans, est marié et jeune papa d’une petite fille. Titulaire d’un Master en Biologie et d’un MBA.

Actuellement travailleur frontalier, il est chef de projet dans le secteur privé. Il parle couramment alsacien, français, allemand et anglais. Membre du comité de l’Association de Sauvegarde de la Vallée de l’Isch, il a participé avec succès aux luttes contre la décharge d’Eschwiller et le projet à Hirschland.

Camille Grossiord, sa suppléante, a 22ans, est étudiante à Strasbourg en Master II.

 

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Je participerai en tant qu’invité au débat public organisé par les DNA, le mercredi 16 mars prochain, à 18 h 30 au centre socioculturel de Sarre-Union (salle du premier étage).

Je tiendrai également des réunions publiques à:

Altwiller : vendredi 18 mars à 18h, la Hutte Gauloise

Butten : jeudi 17 mars à 20h30, restaurant Betsch

Dehlingen : samedi 12 mars à 19h, caserne des pompiers

Diedendorf : vendredi 18 mars à 19h, salle polyvalente

Domfessel : mardi 15 mars à 19h30, mairie

Harskirchen/Bissert : samedi 19 mars à 16h, restaurant Belle-Vue

Herbitzheim : vendredi 11 mars à 20h30, restaurant Juving

Keskastel : lundi 14 mars à 20h30, restaurant l’Alsace

Lorentzen : samedi 12 mars à 20h30, salle Stengel

Oermingen: mardi 15 mars à 20h30, restaurant le Commerce

Ratzwiller : jeudi 17 mars à 18h30, restaurant Jung Dehlinger

Rimsdorf : lundi 14 mars à 18h, mairie

Sarre-Union : vendredi 18 mars à 20h30 restaurant A la Porte Haute

Sarrewerden/Bischtroff/Zollingen : lundi 14 mars à 19h30, restaurant Raisin d’Or

Schopperten/Hinsingen : samedi 19 mars à 18h, au Mille-Club

Siltzheim : samedi 12 mars à 17h, restaurant Mathias

Voellerdingen : jeudi 17 mars à 19h30, restaurant Le Charaban

Wolfskirchen : samedi 19 mars à 19h, La Taverne des Renards

 

Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,
il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :
– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,
– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

  1. Soutenir l’ouverture de classes bilingues et le théâtre alsacien
  2. Lutter fermement contre tout projet de décharge départementale en Alsace Bossue
  3. Organiser un forum annuel des associations du canton pour mieux répondre à leurs attentes
  4. Mettre sur pied une structure de coopération et de discussion avec tous les acteurs de la vie économique du canton pour maintenir et créer de l’emploi
  5. Préserver notre spécificité alsacienne et notre langue, défendre le droit local
  6. Militer pour le raccordement du canton au très haut débit
  7. M’engager pour le lycée et le collège, éléments essentiels pour l’avenir de notre jeunesse
  8. Exiger des compensations pour toute fermeture de services publics
  9. Soutenir le développement durable, le tourisme vert et patrimonial
  10. Favoriser le maintien des terres agricoles

Journal L’Alsace – Mardi 29 mars 2011

Cantonales David Heckel (UL), un autonomiste au Département

Allure sage de jeune père de famille, discours posé de multidiplômé (il est titulaire d’un master en biologie), David Heckel, 33 ans, vainqueur dimanche à Sarre-Union, est le premier élu d’un parti dont le nom (Unser Land), l’étiquette (régionaliste) et la philosophie (autonomie et bilinguisme) suscitent encore pas mal d’incertitudes. « Être autonomiste, pour moi, ce n’est pas poser des bombes, flirter avec l’extrême-droite ou prôner un repli identitaire, précise le nouveau benjamin de l’assemblée bas-rhinoise. C’est juste donner plus d’autonomie à la région. Nous nous situons au centre. »

La première conséquence de son élection sera… son déménagement. David Heckel habite actuellement Hésingue car il travaille en Suisse. « Je vais peut-être passer à temps partiel. J’avais promis, si j’étais élu, de revenir m’installer en Alsace bossue. » Là où il est né, où il a grandi. C’était précisément à Hirschland, qui ne se situe pas dans le canton de Sarre-Union, mais dans celui, voisin, de Drulingen. David Heckel est venu à Unser Land par le canal de l’association culturelle Fer’s Elsass, qui s’est fondue dans le parti. Il s’est également impliqué dans l’Association de sauvegarde la vallée de l’Isch, ce qui lui permet de rappeler qu’Unser Land revendique aussi une sensibilité écologiste.

Dans le nouveau conseil général, David Heckel prévoit de siéger dans un groupe indépen- dant « qui pourrait être le CEDRE ». C’était celui de deux élus qui viennent de le quitter et lui sont proches : Denis Lieb, son prédécesseur à Sarre-Union, et l’écologiste Andrée Munchenbach dont, pour l’anecdote, la fille est sa suppléante.

Hervé de Chalendar


Dernières Nouvelles d’Alsace – Mardi 29 mars

Sarre-Union / David Heckel, nouveau conseiller général Au travail !

David Heckel est retourné hier en Suisse. Dans les semaines à venir, il se consacrera à plein temps à son nouveau rôle de conseiller général en se mettant en disponibilité de son travail. Il a trois ans pour prouver son efficacité.

La pression est vite retombée. Dimanche soir l’élection de David Heckel comme nouveau conseiller général du canton de Sarre-Union a suscité de vifs commentaires. Hier, la chose semblait déjà digérée par la plupart. Tout juste entendait-on encore quelques commentaires plus ou moins avisés sur le scrutin dont nous vous, livrons ici l’essentiel. Pour commencer la faible participation serait directement liée à un ras-le-bol général des citoyens qui sont abreuvés par les informations, souvent défavorables, sur le monde politique. Le sentiment qu’il n’existe plus d’éthique dans le microcosme des élus est largement partagé. De là à scander haut et fort « tous pourris » comme l’a fait dimanche ce septuagénaire qui passait en ville devant l’un des bureaux de vote sans y pénétrer, il n’y a qu’un pas infime.

Deuxièmement, Heckel a fait une bonne campagne. On l’a vu au stade lors d’un match de football très suivi, dans des ré » unions, faire du porte à porte et samedi matin, il était présent pendant près de quatre heures, place de la République à Sarre-Union pour discuter avec les gens et leur offrir un verre de jus de pomme. Ensuite, il faut bien y revenir, ceux qui avaient voté massivement pour Lieb la fois dernière, donc contre Schlmidt, ne pouvaient que difficilement retourner leur vérité en plébiscitant aujourd’hui l’adversaire de leur champion sortant, celui-là même qu’ils avaient fait battre jadis.

Enfin, le conseiller général n’aura que trois ans pour faire son travail et obtenir quelques succès. C’est peu si l’on considère l’épaisseur des dossiers qu’il a promis de traiter et sachant que les arcanes administratifs sont nombreux et particulièrement lents.

Toujours est-il que le nouvel élu doit se consacrer pleinement à sa tache à l’assemblée départementale d’autant qu’il a promis de se mettre en disponibilité de son travail professionnel pendant la durée du mandat.

Et l’autonomie alors ?

Et l’autonomisme ou le régionalisme alors ? Il semble qu’il soit passé au second plan lors de la campagne et lors du scrutin. L’Alsace Bossue et le canton de Sarre-Union ne donnent pas forcément – en tout cas pas plus qu’ailleurs dans le repli identitaire. Cette facette de Unser Land a été quasi occultée pour les cantonales de Sarre-Union. Cela n’empêche pas, bien entendu les instances dirigeantes de ce parti alsacien de se féliciter de ce résultat. Dans un communiqué que nous adressait hier son président Jean-Georges Trouilet, ce dernier évoque la victoire de David (Heckel) contre Goliath (Schmid t) et rappelle l’objet de son p arti. « (..) Face à la crise identitaire, économique et environnementale que subit l’Alsace, il est temps d’apporter des réponses efficaces qui ont fait leurs preuves partout en Europe. En effet, c’est grâce à un statut d’autonomie régionale que des régions comme la Catalogne ou le Tyrol du Sud, ont réussi à conjuguer identité régionale, réussite économique et rayonnement européen. Seul un statut d’autonomie régionale peut garantir la pérennisation des spécificités alsaciennes (langue, culture, Droit Local, Concordat…), tout en apportant plus démocratie, plus de transparence, plus de cohésion sociale, ainsi qu’une meilleure efficacité des services publics. Enfin, seul un statut d’autonomie régionale permettra de réinscrire l’Alsace dans l’espace rhénan et ainsi de renforcer la vocation européenne de sa capitale, Strasbourg ».

Pour mémoire on notera que Heckel est arrivé en tête dans 15 des 20 bureaux de vote et q u’il termine la course avec 54,79 % des suffrages exprimés.


Dernières Nouvelles d’Alsace – Vendredi 25 mars

L’appel au vote est-il vain?

La campagne électorale poursuit son bonhomme de chemin. Elle ne mobilise toujours pas les foules qui n’en mesurent pas l’enjeu. L’abstention au second tour risque d’être au moins aussi élevée qu’au premier. À se demander si l’appel au vote des deux challengers n’est pas vain.

Si la qualification de David Heckel pour le round final des cantonales a remis un peu de sel dans la campagne, la dernière ligne droite avant le scrutin final est au diapason de ces dernières semaines. Des réunions ici et là, un peu de monde mais pas assez pour prévoir un sursaut de l’électorat.

Un soutien ministériel pour Schmidt

Simon Schmidt (Majorité départementale – UMP) déjà soutenu par le député Émile Blessig avant le premier tour, a tenu hier soir à Sarrewerden une réunion en présence du sénateur André Reichard, premier vice-président de la région Alsace.

Mais il bénéficie aussi de l’appui d’un homme qui compte en Alsace Bossue, au niveau départemental et régional ainsi qu’au plan national depuis quelques semaines. Dans un communiqué, Philippe Richert précise que « Simon Schmidt, dont le dynamisme et l’investissement pour l’Alsace Bossue sont connus et appréciés, peut compter sur mon plein soutien. J’apprécie tout particulièrement sa disponibilité et son sens de l’écoute.

Élu local, investi depuis des années dans la commune d’Oermingen dont il est maire, Simon saura représenter au Conseil Général du Bas-Rhin les couleurs de la Majorité alsacienne.

Il connaît les intérêts et les enjeux de l’Alsace Bossue et défendra avec conviction et détermination vos intérêts au sein de l’Assemblée départementale. (…) Je compte sur vous et votre mobilisation afin que le 27 mars au soir, le canton de Sarre-Union ait un nouvel élu en la personne de Simon Schmidt ».

Le candidat pour sa part appelle à la mobilisation et au vote utile. Dans ses tracts il expose son analyse : « Les habitants ont le choix entre d’une part, un candidat domicilié hors du canton, qui représente les autonomistes, travaille et réside toute la semaine en Suisse. Sa suppléante est quant à elle sur Strasbourg ! Et d’autre part, un candidat qui habite depuis toujours dans le canton, travaille à proximité immédiate, possède une solide expérience de maire… et une suppléante présente tous les jours sur le terrain ».

Il décline dans son dernier communiqué « Notre territoire a besoin d’un élu ayant une parfaite connaissance de ses enjeux et de ses priorités, et qui a le soutien de la majorité des élus. Nous préconisons des actions utiles pour faire avancer, au quotidien et sur le terrain, notre Krumme Elsass. Nous comptons sur vous pour un vote républicain favorable à notre Alsace Bossue ».

À noter que le maire d’Oermingen est aussi soutenu par Jean Mathia, conseiller général du canton voisin de Drulingen et président de la communauté de communes d’Alsace Bossue.

Lieb votera pour Heckel

David Hekcel (Unser Land) compte parmi ses électeurs celui qui n’a pas sollicité un nouveau mandat de conseiller général du canton. Denis Lieb, affirme, dans un communiqué qu’il nous a adressé mercredi « Le 27 mars, je vote pour David Heckel».

Le sortant qui avait été confronté à la candidature de Schmidt il y a six ans estime que « la jeunesse de David lui donnera l’énergie et le dynamisme pour faire avancer le canton de Sarre-Union. Son honnêteté et son ouverture aux autres feront de lui un con seiller général au service de chacun d’entre vous. Seul un élu en dehors des grands partis aura l’indépendance nécessaire pour défendre le canton et ses habitants. Un élu de la majorité alsacienne ne pourra pas s’opposer à la décharge départementale qu’on veut nous mettre en Alsace Bossue. L’attachement de David à l’Alsace et à l’identité alsacienne fera de lui un élu soucieux de gérer le département dans l’intérêt de l’Alsace et non pour plaire à Paris. Il a l’intelligence et la compétence pour comprendre les enjeux de notre canton et pour défendre les dossiers de notre territoire. C’est en toute confiance que je lui transmettrai le flambeau. (…) En 1998 vous avez fait confiance à un jeune candidat peu connu… le 27 mars, faites confiance à David Heckel ».

Le candidat régionaliste affirme aussi bénéficier des soutiens de François Alfonsi, député européen (Europe Écologie), de Henri Goetschy, sénateur honoraire centriste et ancien président du conseil général du Haut-Rhin, défenseur de la langue et culture alsacienne et de Yann Wehrling, porte-parole national du MODEM (soutien exprimé à titre personnel).

J.-L.W.

Les réunions de David Heckel : vendredi à Harskirchen, à 19h au restaurant Bellevue, et à 20 h 30 à la Porte Haute de Sarre-Union. Samedi à 19h à Keskastel (restaurant l’Alsace). Simon Schmidt quant à lui va continuer à tracter dans les communes du canton.


Dernières Nouvelles d’Alsace – Mercredi 23 mars

Les écologistes partagés

La campagne électorale bat son plein à quatre jours du second tour, déterminant pour désigner le représentant du canton de Sarre-Union à l’assemblée départementale.

Emmanuel Polewiak (Europe-Ecologie Les Verts), même s’il ne se prononce pas clairement pour le candidat de « Unser Land », David Heckel, appelle finalement à faire barrage au candidat UMP. Dans un communiqué, celui qui a longuement consulté les instances départementales de son mouvement « regrette profondément de ne pas pouvoir représenter notre projet au second tour des élections cantonales » et tient particulièrement à relever le faible taux de participation « qui traduit un rejet significatif des pratiques politiques dominantes. Pourtant, écrit-il, compte tenu des urgences écologiques et sociales, il est plus que jamais essentiel que chacun s’exprime.

J’appelle l’ensemble des citoyens qui ont la volonté de remettre l’animation du territoire et l’activité sociale au cœur de leur quotidien à faire barrage autant que possible au candidat de la majorité alsacienne. À n’en pas douter, ce dernier manquera cruellement du courage novateur dont nous avons besoin ».

Il se démarque cependant nettement du régionalisme auquel il n’adhère en aucune façon, en poursuivant « je mets également en garde les habitants d’Alsace Bossue contre les effets de l’isolement, ainsi que du repli identitaire, à l’heure où notre canton a plus que jamais besoin d’ouverture et de défense des valeurs républicaines ». Le candidat écolo termine en précisant que cette campagne électorale lui fait découvrir l’Alsace Bossue sous un angle inédit. « Je me suis attaché à ses paysages, à sa nature et aux gens qui l’habitent. […] D’une manière ou d’une autre, je continuerai à défendre au mieux les valeurs qui me sont chères et nous construirons ensemble notre territoire de demain ».


Républicain Lorrain – Mercredi 23 mars

Cantonales: Sarre-Union David Heckel, Unser Land

David Heckel a le soutien de Zulihra Longo, candidate du Parti Socialiste. Il rappelle qu’il bénéficie du soutien de plusieurs personnalités politiques dont Henri Goetschy, sénateur honoraire centriste et ancien président du conseil général du Haut-Rhin, défenseur de la langue et culture alsacienne, Yann Wehrling, porte parole national du Modem et François Alfonsi, député européen Europe Ecologie.

David Heckel appelle au rassemblement des habitants du canton de Sarre-Union autour du projet régionaliste et écologiste. « Notre canton a besoin d’un candidat jeune, indépendant, crédible et disponible », dit-il.


Dernières Nouvelles d’Alsace – Mardi 22 mars

L’avance de Schmidt suffira-t-elle ?

Le duel de dimanche prochain, entre Simon Schmidt et David Heckel, sera-t-il arbitré par les électeurs des deux candidats de gauche ? Toujours est-il que la socialiste recalée appelle à voter pour «Unser Land», parti que le maire d’Oermingen continue de qualifier d’extrémiste.

Au bureau d’Oermingen, localité d’où est originaire le sortant et où sont domiciliés deux des quatre candidats, la participation a atteint le record du canton avec 66,74 % des inscrits. Sarre-Union se place à l’opposé avec 67,20% d’abstention.

« C’est calomnieux et cela ne correspond absolument pas à la réalité, s’insurge le représentant de «Unser Land». Notre parti est régionaliste mais pas à droite et encore moins à l’extrême droite». David Heckel, qui avait déjà fait valoir sa sensibilité de « centre-gauche » avant le premier tour, est ravi de s’être qualifié pour le second, d’autant qu’il ne s’y attendait « pas vraiment ». Il espère rassembler encore davantage cette semaine, durant laquelle il mettra en avant les mêmes thèmes de campagne : environnement, opposition à tout projet de décharge, bilinguisme, fusion entre le département et la région, raccordement du canton au très haut débit du réseau mosellan. Il mettra aussi l’accent, disait-il hier, alors qu’il peaufinait sa stratégie, sur l’enjeu.

Le maire d’Oermingen appelle au vote républicain

Ce terme, Simon Schmidt (Majorité départementale – UMP) le décline lui aussi volontiers dans la mesure où il martèle que l’enjeu est très important. Et qu’il appartient à l’électorat de faire la part des choses en choisissant «entre la proximité avec les gens du canton et les élus, l’efficacité dans les missions du conseiller général, la connaissance du territoire» pour lesquels il se considère le mieux placé, et les promesses d’un candidat « venu du lointain Schwitzerland, issu d’un parti régionaliste proche de l’extrême ». Il n’en démord pas et lance même un appel au vote républicain.

Zulihra Longo, candidate socialiste arrivée en dernière position au premier tour, ne considère pas, elle, que «Unser Land» se situe à droite de l’échiquier politique.

«Un changement qu’on n’impulse pas du tout»

Après avoir consulté ses collègues de la section socialiste d’Alsace Bossue, elle appelle à « ne pas laisser passer M. Schmidt » et donc à voter pour Heckel, qu’elle décrit comme « un homme vrai, sincère, qui paraît responsable ».

Dimanche soir, dans le feu de l’action, elle s’était déclarée déçue par les résultats et estimait que « si la société a besoin d’un changement, on ne l’impulse pas du tout ».

Emmanuel Polewiak, que nous ne sommes pas parvenus à joindre hier, se trouvait dimanche dans le bureau centralisateur de Sarre-Union lorsque les résultats définitifs sont tombés. Il notait que le vote écolo s’était finalement bien exprimé, mais regrettait la forte abstention. Il annonçait la tenue d’une réunion départementale d’Europe-Ecologie – Les Verts avant de se prononcer pour un quelconque appel à vote. Les commentaires allaient bon train hier dans tout le canton. «Heckel crée la surprise, se sont accordés à synthétiser les analystes improvisés, mais souvent avisés. Selon les mêmes, nombreux sont ceux qui auraient voté pour le candidat d’Unser Land par dépit puisqu’ils avaient voté Lieb la fois dernière et qu’ils ne pouvaient décemment pas voter pour l’adversaire de leur représentant cette fois-ci. Et puisqu’ils ne votent pas à gauche…»

Une démonstration qui en vaut une autre, mais n’est pas entièrement dénuée de fondement. Et pour le second tour ?

Schmidt dispose d’une avance considérable. Elle sera difficile à rattraper, estime-t-on avec lucidité, même si rien n’est joué avant la clôture des urnes.

Jean-Luc Will

1er tour: Schmidt 1754 voix (39,33%), Heckel 1036 (23,23%), Polewiak 846 (18,97%), Longo 824 (18,48%).


Républicain Lorrain – Mardi 22 mars

Sarre-union: Un duel inédit en Alsace bossue

Simon Schmidt (Majorité alsacienne-UMP) et David Heckel (Unser Land) s’affronteront dans un second tour où les forces de gauches seront absentes alors qu’elles ont obtenu un résulat louable dimanche dernier.

Le Bas-Rhin affiche un taux d’abstention record, bien au-delà de la moyenne nationale. Près de 60 % des électeurs ne sont pas allés voter. Le canton de Sarre-Union n’échappe pas à la règle avec un taux de participation de 42,07 %. Et la cavalcade dans la ville n’est certainement pas la seule explication de cette défection des électeurs.

La surprise David Heckel

Simon Schmidt, candidat pour la seconde fois au mandat de conseiller général, arrive largement en tête avec 39,33 % des voix au nom de la Majorité alsacienne-UMP. Le maire d’Oermingen réalise un excellent score dans sa commune avec 322 voix sur 582 votants. Il obtient également le meilleur résultat dans le chef-lieu de canton avec 77,9 % des suffrages exprimés.

« C’est aussi le fait d’être originaire du canton et de vouloir travailler avec des gens du cru », souligne celui qui a obtenu un score honorable dans des communes comme Herbitzheim ou Siltzheim. « Pour le second tour, il y a un créneau à jouer, ajoute-t-il, nous sommes confiants pour continuer une campagne de terrain et allons appeler au vote républicain en espérant que ce sera relayé sur le terrain. »

L’élément inattendu de ce scrutin réside dans le bon score réalisé par David Heckel, représentant du parti régionaliste Unser Land. IL arrive en seconde position avec 23,23 % des suffrages exprimés. « Je me suis investi dans cette campagne, j’ai utilisé des thèmes qui ont été bien reçus et, à dire vrai, je ne m’attendais pas à être au second tour. » C’est donc une surprise pour l’intéressé lui-même, qui « espère concrétiser un espoir au second tour ». Le candidat, 33 ans, a axé son programme de campagne sur le bilinguisme, en organisant des réunions en alsacien et en proposant une partie de ses tracts en allemand, sur l’écologie et le fait d’attirer plus d’entreprises en Alsace bossue.

La candidate socialiste n’est pas déçue

Le FN n’était pas présent dans le quatuor en lice et David Heckel, tient à mettre les choses au clair : « Je ne suis pas le candidat de la droite extrême, et Unser Land fait partie de la fédération Région et peuples solidaires ». Enfin, et ce n’est pas un détail, David Heckel précisait durant la campagne avoir pour sa formation de centre gauche le soutien de Denis Lieb, conseiller général sortant.

La gauche, quant à elle, réalise une performance louable dans un canton plutôt ancré à droite. Zulihra Longo (PS) obtient 18,48 % des suffrages exprimés et arrive en tête à Herbitzheim. Emmanuel Polewiak (Europe écologie-Les Verts) récolte pour sa part 18,97 % des suffrages.

Zulhira Longo, nouvelle venue dans le paysage politique local, a axé son programme sur l’action sociale. « J’ai fait une campagne extrêmement intéressante au plan humain, et le résultat est honorable », dit-elle. Et précise qu’elle soutient au second tour David Heckel, « personne qui n’est pas extrémiste et qui n’a jamais été à droite. »

Quant à Emmanuel Polewiak, il n’a pas été possible d’avoir sa réaction à temps hier soir. Philippe CREUX.


Dernières Nouvelles d’Alsace – Lundi 17 mars

Le duel Schmidt – Heckel

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais quand même ! Avec 42 % de participation contre 69 % en 2004, le scrutin des cantonales a été boudé par plus d’un électeur sur deux.

Il faut croire que la campagne n’a pas porté de fruits. Que les quatre candidats n’ont pas réussi à mobiliser autour de leurs personnes et de leurs projets. Les deux finalistes, qui démarrent une nouvelle semaine de réunions et de distribution de tracts, auront du travail s’ils veulent parvenir à démontrer à la population que l’enjeu des cantonales a d’autant plus d’importance que le candidat élu pour trois ans seulement sera néanmoins bien placé pour représenter le secteur dans une future assemblée territoriale.

Hier soir, les résultats sont tombés au compte-gouttes à l’école de Sarre-Union, où ils étaient centralisés. Quelques dizaines de personnes, élus et curieux, ont attendu, et bien entendu commenté : la très faible participation d’abord, le fait que David Heckel, encore inconnu sur la scène politique locale il y a un mois, parvienne à se hisser devant Emmanuel Polewiak (Europe Ecologie — Les Verts) et Zulhira Longo (Parti Socialiste) dont les formations politiques sont bien plus représentatives que le parti régionaliste Unser Land, dont il porte les couleurs.

Ce dernier s’est félicité des scores qu’il a réalisés et de sa qualification pour le second tour. Il n’a pas encore réfléchi à sa stratégie de campagne à venir mais compte bien rallier sous son nom une majorité des voix qui se sont portées sur la gauche traditionnelle puisqu’il situe son parti au centre-gauche.

Des consignes de vote ?

Simon Schmidt (Majorité départementale) ne l’entend pas de cette oreille. Il a notamment souligné dans sa première analyse que la gauche était disqualifiée et que le canton se jouerait entre la droite tendance centre qu’il dit représenter et la droite de l’extrême où il situe Unser Land.

Les candidats battus (l’écologiste et le socialiste) vont réunir, chacun de son côté, leurs staffs, et décidé si oui ou non ils donneront des consignes de vote. On devrait en savoir davantage d’ici un ou deux jours.

Quoi qu’il en soit, David Heckel, qui avait annoncé lors du débat organisé mercredi par la rédaction des DNA qu’en cas d’élection il se mettrait en disponibilité de son travail en Suisse pour se consacrer exclusivement à son mandat électif, a d’ores et déjà bouleversé la donne.

Le maire d’Oermingen, Simon Schmidt, qui est arrivé tout de même très largement en tête – dans 14 localités sur 20 – reste confiant et convaincu qu’il est celui qui a la plus grande proximité avec l’habitant du canton, et celui qui saura être le plus efficace à l’assemblée départementale.

Jean-Luc Will


Dernières Nouvelles d’Alsace – Jeudi 17 mars

Sont-ils tous écolo compatibles ?

Près de cent cinquante personnes ont assisté au débat organisé par la rédaction des Dernières Nouvelles d’Alsace de Sarre-Union, mercredi soir au centre socioculturel. Les quatre candidats ont, chacun leur tour, répondu aux questions de Jean-Luc Will, chef d’agence.

Les électeurs voulaient être rassurés sur la capacité des candidats à mener de front leurs diverses activités en cas d’élection, c’est chose faite. Zuhlira Longo, candidate socialiste et conseillère d’insertion probation au tribunal de Saverne, estime que son emploi lui laisserait « largement le temps de mener à bien sa fonction de conseillère générale », tandis qu’Emmanuel Polewiak, candidat d’Europe Écologie et professeur au collège de Sarre-Union, demanderait un temps partiel, qui lui sera « forcément accordé ».

David Heckel, candidat au parti régionaliste Unser Land et cadre commercial dans une entreprise suisse, qui a salué l’assistance en alsacien, compte mettre sa carrière « entre parenthèses pendant les trois ans du mandat ». Il doute en revanche de la capacité de Simon Schmidt, candidat étiqueté Majorité départementale, plus précisément UMP, à mener de front son poste de sous-directeur de la Caisse primaire d’assurance-maladie de Moselle, son mandat de maire d’Oermingen et son hypothétique fonction de conseiller général. Ce dernier pense au contraire assumer toutes ses activités grâce à l’implication de ses adjoints et sa connaissance du territoire.

Un combat au quotidien

Le principal dossier abordé, l’écologie, est dans l’air du temps et inquiète les citoyens. Tous sont d’accord pour dire que la protection de l’environnement est un combat au quotidien. Simon Schmidt explique qu’il a lui-même mené des actions dans ce sens sur Oermingen et qu’il soutiendra la création de zones naturelles. Il regrette toutefois qu’ « au nom de trois coquelicots et quatre papillons, on retarde de grands projets d’infrastructures d’intérêt reconnu, tels que la liaison A4 Lorentzen ». « On serait alors les premiers à faire une réserve avec une route au milieu », s’amuse Emmanuel Polewiak. David Heckel souhaite travailler sur la création d’ « Espaces Naturels Sensibles » et éventuellement un rachat des digues, tandis que Zuhlira Longo est favorable à un réaménagement du tracé des routes.

Débloquer le dossier de l’ancienne ligne de chemin de fer

Le lien est fait avec les transports en Alsace Bossue qui posent question. Si la candidate socialiste souhaite développer les liens avec le réseau TER régional, Emmanuel Polewiak insiste plutôt sur l’essor du covoiturage et des navettes. Simon Schmidt projette d’ouvrir pour tous les trains scolaires et martèle que sa connaissance du territoire lui confère une meilleure efficacité. David Heckel propose quant à lui de relancer les bus d’entreprises et de développer des axes vers Sarreguemines, et non plus seulement Strasbourg.

Les candidats sont également d’accord pour développer les pistes cyclables et de petits aménagements qui faciliteraient les loisirs des familles. Il conviendrait à cet effet de débloquer le dossier de la transformation de l’ancienne ligne de chemin de fer entre Berthelming et Sarre-Union.

Un territo ire riche à promouvoir

Quant au péage sur l’autoroute en direction de Strasbourg, que seuls les habitants de l’arrondissement de Saverne payent, les avis sont partagés. David Heckel rappelle que c’est le gouvernement, donc l’’UMP qui a fait privatiser cette voie, tandis que Simon Schmidt estime qu’ « il serait pure démagogie que de penser le supprimer ». Zuhlira Longo pense pouvoir atteindre ce projet : « Nous n’avons déjà pas beaucoup de possibilités pour nous rendre à Strasbourg, pourquoi ne rachèterions-nous pas ce tronçon ? » Elle est suivie en partie par Emmanuel Polewiak, qui estime que « comme nous sommes quasiment obligés de prendre la voiture, ce sont les Strasbourgeois qui devraient payer. »

Pour développer le tourisme, Zuhlira Longo souhaite faire connaître à l’extérieur ce que le secteur a à proposer, alors que Simon Schmidt estime que « l’offre commence à se structurer ». Le candidat vert rappelle la richesse du territoire et prône une offre adaptée à un tourisme diffus : développer les campings, les arts de la table, etc. Pour finir, David Heckel signale un déficit en possibilité d’hébergement qui nuit au développement d’un tourisme vert et patrimonial.

Enfin, à la question du faible subventionnement du centre socioculturel de Sarre-Union par rapport à ceux de Strasbourg par exemple, Simon Schmidt explique que « les budgets sont attribués en fonction des projets portés et qu’il faut maintenir une complémentarité avec les autres structures du territoire. De plus, le centre reçoit également des aides de la Comcom et de la commune. »

Pour David Heckel, il faudrait justement attribuer de « plus importantes subventions à un centre qui ne peut pas porter autant de projets que ceux de Strasbourg ». Emmanuel Polewiak et Zuhlira Longo affirment que les inégalités sont à niveler et que la politique doit être en faveur de l’offre culturelle. Avant de clore le débat, David Heckel a tenu à signaler qu’il ferait également son possible pour promouvoir le bilinguisme s’il venait à être élu.

Marie Gerhardy


Dernières Nouvelles d’Alsace – Jeudi 17 mars

Le scrutin intéresse-t-il quelqu’un ?

Le citoyen lambda est-il vraiment intéressé par le scrutin des cantonales? En mesure-t-il les enjeux ? Réponse dimanche, au soir du premier tour, quand on connaîtra le taux de participation qui reste l’une des pricipales inconnues des élections. En attendant, les candidats battent la campagne… http://memorix.sdv.fr/5/www.dna.fr/infoslocales/divers_articles/67/sarre-union/1666533217/Position1/SDV_DNA/default/empty.gif/576a685953457176583841414257372b?
Les réunions électorales se succèdent dans la quasi-totalité des vingt communes du canton de Sarre-Union. En général elles n’attirent pas la grande foule. Simon Schmidt (Majorité départementale) se démarque avec des assistances de 25 à 30 personnes les meilleurs jours. Mais aussi moins dans certaines localités, à l’instar de ses concurrents qui réunissent ici cinq ou six curieux, là, une dizaine voir une douzaine.

Zulhira Longo (PS) résume sans doute bien l’état d’esprit qui prévaut, ici comme ailleurs : on fait des réunions publiques pour faire comme les autres et comme cela s’est toujours fait.

Le débat de ce soir, organisé à 18h30 par la rédaction des DNA de Sarre-Union dans la salle du centre culturel drainera-t-il une assistance plus importante du fait que les quatre candidats seront groupés ? Possible dans la mesure où la perspective d’une joute verbale en direct reste attrayante à plus d’un titre.

Plus sérieusement, le retrait du conseiller général sortant a modifié la donne. La fois précédente, ce dernier qui comptait suffisamment de partisans et de sympathisants pour l’emporter haut la main dès le premier tour mais qui avait aussi ses détracteurs, avait à lui seul animé la campagne en exécutant une gymnastique peu courante prétendant deux mois avant les urnes ne plus se représenter, revenant sur cette décision pourtant officiellement annoncée, quelques semaines plus tard.

Des réunions en alsacien

Quoi qu’il en soit, cette fois-ci l’élection semble plus ouverte. Le candidat de la majorité alsacienne (UMP) est le mieux placé, du moins sur le papier, en dépit du faible score réalisé en 2004 (6,96 %). Simon Schmidt, maire d’Oermingen a déjà tracté trois fois et tenu treize réunions dont une en présence du député Émile Blessig. Il annonce aussi la venue d’André Reichardt, vice président de la Région, demain jeudi. D’ici la fin de la semaine il aura fait le tour des villages. Son credo tourne autour de la résorption des zones d’ombre en matière de téléphonie mobile et d’internet, du développement des maisons de la santé et de l’accroissement des places en, institutions de retraite.

David Heckel (Unser Land) bat la campagne depuis vendredi dernier. Il a distribué  « pas mal de tracts » et continuera à le faire jusqu’à samedi. Il tient ses réunions en partie en alsacien et prône une nouvelle dynamique pour le bilinguisme. Dans ses tournées il visite aussi les entreprises.

Emmanuel Polewiak (Europe Ecologie – Les verts) aura animé neuf réunions publiques à la fin de la semaine. S’il y a relativement peu de monde, les personnes présentes montrent un véritable intérêt pour les causes qu’il défend âprement. Le candidat écolo met l’accent aussi sur la lutte contre l’isolement, les savoir-faire locaux et la gestion nécessaire de l’énergie.

Reste Zulhira Longo (Parti Socialiste) qui a prévu six réunions dans les bourgs les plus importants en invitant les habitants des localités voisines. Là encore, pas trop de monde mais un public à l’écoute des propositions parmi lesquelles le désenclavement du canton le plus isolé du département, la défense de la réalité et celle des personnes âgées qui représentent 26 % de la population.

25% des inscrits pour être élu

La législation a changé. Au 1er tour, pour être élu, il faut la majorité absolue de suffrages exprimés et que le nombre de ces suffrages corresponde à au moins 25 % des inscrits. Avec une abstention qui risque de flirter avec la barre des 50 % ce sera délicat.

Pour être présent au second tour il faut réunir 12,5 % des inscrits. Si tel n’est pas le cas, le candidat qui réalise le deuxième meilleur score est qualifié d’office.

Jean-Luc Will


Républicain Lorrain – Mardi 8 mars 2001

CANTONALES Sarre-Union: David Heckel (Unser Land)

David Heckel, âgé de 33 ans, marié et père d’une petite fille, est candidat aux élections dans
le canton de Sarre-Union. Originaire de Hirschland, il est chef de projet dans le secteur privé. Il se présente pour la première fois sous l’étiquette d’Unser Land. « C’est un parti régionaliste, mais pas d’extrême-droite, précise-t-il. Nous nous situons au centre-gauche. Nous militons pour une Alsace
forte issue de la fusion des conseils généraux et du conseil régional, avec plus d’autonomie, comme en Allemagne ou en Suisse. »

David Heckel affirme avoir le soutien du conseiller général sortant Denis Lieb. « Il se serait présenté sous notre étiquette s’il n’avait pas renoncé pour raisons personnelles. » Le candidat met l’accent sur le bilinguisme, en perdition. Il met aussi en avant sa fibre écologique. Membre de l’Association de sauvegarde de la vallée d’Isch, il s’était opposé au projet de décharge à Hirschland.

Concernant l’économie, il souhaite développer une structure de coopération regroupant les différents acteurs du marché de l’emploi. Il veut aussi développer un réseau très haut débit de fibre optique pour inciter les sociétés à venir s’installer en Alsace bossue. Il s’insurge contre la disparition des services
publics. « Le tribunal et les directions départementales de l’équipement et de l’agriculture sont partis. Il faut réclamer des compensations pour ne pas se retrouver complètement isolé. »

Candidat à Sarre-Union, David Heckel n’en garde pas moins un oeil sur le voisin mosellan. Il est contre le projet Hambrégie « dans son état actuel », il préconise une consultation de la population et souhaite tisser des liens forts avec les élus du secteur puisque « Sarreguemines est un grand bassin d’emploi ».
Sa suppléante, Camille Grossiord, 22 ans, est étudiante à Strasbourg.


Dernières Nouvelles d’Alsace – Jeudi 24 février 2011

Canton de Sarre-Union / David Heckel, candidat de Unser Land

« Il faut que cela change ! »

Dernier volet de notre présentation des candidats aux élections cantonales de Sarre-Union.

David Heckel, de Hirschland, travaille en Suisse en qualité de cadre commercial. Il est aussi membre de l’association de défense de vallée de l’Isch.

DNA : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

David Heckel : J’ai 33 ans, marié et jeune papa d’une petite fille. Titulaire d’un Master en Biologie et d’un MBA (un Diplôme international en Management), je suis actuellement travailleur frontalier à Bâle et je dirige une équipe de huit chefs de projets. Si je suis élu, je serai en Alsace Bossue à plein-temps et me consacrerai uniquement à cela. Je parle couramment alsacien, français, allemand et anglais. Je suis membre du comité de l’ASVI de longue date, j’ai participé avec succès aux luttes contre la décharge d’Eschwiller et celle en projet à Hirschland. Toute ma famille est originaire de l’Alsace Bossue, j’y ai grandi, je suis allé au lycée à Sarre-Union, ai passé mon adolescence à mobylette sur les routes ou en train de pêcher dans la Sarre. Je suis enraciné dans cette région, j’apprécie la simplicité et la solidarité des gens d’ici. Ma suppléante s’appelle Camille Grossiord, a 22 ans, est étudiante à Strasbourg en Master II. Camille est la fille d’Andrée Munchenbach, conseillère générale sortante de Schiltigheim et membre d’Unser Land.

DNA : De quand date votre engagement à Unser Land. et quelles sont vos motivations ? Ce parti n’est pas très connu en Alsace Bossue. Est-il, comme le dit la rumeur, autonomiste et de tendance très à droite ?

D.H. Unser Land est un parti jeune, raison pour laquelle il n’est pas encore très connu. Comme d’autres militants, j’ai d’abord fait partie d’une association qui s’appelait Fer’s Elsass. Nous avons fait des actions culturelles « engagées » telles que la pose d’un panneau « Buckenum » à l’entrée de Sarre-Union ! Unser Land a reçu l’adhésion de plusieurs maires, responsables d’associations et une conseillère générale. Nous souhaitons effectivement que l’Alsace dispose d’une forme d’autonomie régionale, comme cela se pratique dans la plupart des pays européens. Rien de plus que ce dont disposent les cantons suisses ou les Länder allemands. L’autonomie régionale est une forme moderne de gouvernement, et cela ne se ferait pas au détriment de la France. Si l’Alsace est plus forte, la France sera plus forte aussi ! Pour terminer là-dessus, nous ne sommes ni séparatistes, ni « très à droite ». Nous sommes plutôt proches d’Europe Ecologie- Les Verts ou du Modem par exemple. En aucun cas proches des extrêmes, qu’ils soient de gauche ou de droite. Pour finir, cette élection est une élection locale et les propositions/la personnalité du candidat me paraissent aussi importantes que l’étiquette. Concernant mes motivations, je pense que le bilinguisme est un atout majeur pour l’Alsace, on n’a pas le droit de rester inactif dans ce secteur. La majorité des offres d’emploi demandent la maîtrise de l’allemand. En Alsace nous sommes à 7 % d’élèves en classes bilingues alors que la Corse est à 40 % des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50 %. C’est insuffisant et je me demande si pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?

DNA : Quels sont à votre avis les atouts du canton de Sarre-Union ?

D.H. C’est un canton qui a un formidable patrimoine naturel, culturel, linguistique, archéologique, gastronomique. Nous pouvons continuer à développer le tourisme vert et patrimonial le Canal des Houillères, le CINE, les châteaux de Diedendorf, Lorentzen, la vielle ville de Sarre-Union, les gîtes ruraux, etc. L’Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande sont proches et nous pouvons attirer plus de visiteurs chez nous, en plus des touristes français bien sûr ! L’agriculture bio se prête très bien à notre région avec 36 % d’exploitations laitières bio en Alsace Bossue contre 3 % en France. Nous avons le goût du travail bien fait et l’envie d’entreprendre. Le tissu économique comprend de nombreuses PME, artisans et commerçants. Beaucoup d’entre nous sont encore dialectophones, Notre identité et notre culture locale sont aussi des atouts qui nous différentient ! Nous ne sommes pas si éloignés de l’Allemagne, et d’une métropole urbaine assez importante, Saarbrücken.

DNA : Ses inconvénients ?

D.H. C’est un canton rural, plutôt ouvrier. Le secteur tertiaire n’est pas très développé et les jeunes diplômés peinent à trouver un travail dans le coin. Il est dommage qu’ils doivent quitter la qualité de vie qui existe ici pour travailler à Strasbourg ou Paris. Les services publics ferment les uns après les autres, les docteurs se font rares, le très haut débit existe en Moselle Est mais pas chez nous ! Dans le Pays de Bitche par exemple, tous les villages se raccordent en fibres optiques. Dans le secteur des nouvelles technologies, on ne peut pas se contenter de regarder passer le train… c’est crucial pour l’avenir ! Enfin du fait de notre position géographique et du faible poids démographique nous sommes un peu enclavés, mal desservis et parfois oubliés par le département et la région. Nous ne sommes pas assez soutenus pour faire venir des entreprises ou développer des activités nouvelles contrairement à la Moselle Est. Il faut que cela change.

DNA : Comment le département, et notamment le conseiller général, peut-il faire évoluer les choses ?

D.H. Il faut que le canton dispose d’une personne déterminée à faire entendre la voix de l’Alsace Bossue et qui s’engage pour que, malgré les restrictions budgétaires, les projets concernant le canton soient réalisés (la rénovation du collège par exemple). Il faut aussi être innovant et imaginatif au niveau du département, pour que le Bas-Rhin investisse dans des secteurs d’avenir. La formation des jeunes et leur niveau en langues sont des priorités, il faut une plus grande ouverture sur l’Europe et le monde. Dans le domaine de la solidarité aussi le département a un rôle important à jouer. La crise, la baisse du pouvoir d’achat sont de plus en plus difficiles à supporter pour beaucoup de ménages, il faut des aides ciblées, efficaces et bien gérées, pas du saupoudrage. Par exemple : je ne suis pas pour qu’on paie une partie des factures de chauffage, je suis pour qu’on rénove les bâtiments mal isolés ! Il faut toujours penser à long ter me.

DNA : Est-il nécessaire que le conseiller général travaille avec toutes les municipalités et avec l’intercommunalité ?

D.H. Oui certainement. N’étant pas maire moi-même ou membre de structures intercommunales, je souhaite travailler avec tout le monde. Je ne suis pas non plus membre d’un grand parti national, je place l’intérêt général au-dessus des rivalités politiques ou des ambitions personnelles.

DNA : En cas d’élection, quelle pourrait être la répercussion locale de votre action, a fortiori de celle de votre parti ?

D.H. Je souhaite décliner des thèmes chers à Unserland, au niveau local. Ouvrir plus de classes bilingues, aujourd’hui cela s’arrête au collège ; favoriser les échanges avec les pays voisins ; exiger des compensations pour toute fermeture d’un service public ; favoriser le développement du tourisme vert, de l’agriculture bio et de la vente directe des producteurs aux consommateurs (circuits courts).

DNA : Avec la réforme des collectivités en Alsace qui se profile, ne craignez-vous pas de n’avoir pas le temps de mener à bien vos projets au niveau du conseil général ?

D.H.: Effectivement le mandat sera court et il sera dur d’inscrire les choses dans la durée. C’est pour cela qu’il est essentiel que le futur Conseiller Général s’engage pleinement dans ses fonctions, si possible sans avoir d’autres mandats à côté ! Si je suis élu, je sais que Denis Lieb me facilitera les choses pour une transition rapide et efficace des dossiers en cours.

Propos recueillis par Jean-Luc Will

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