Parcours

Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

  • L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.
  • Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.


L’UNION DU PEUPLE ALSACIEN (1988-2009)

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La création de l’Union du Peuple Alsacien/ Elsässische Volksunion remonte au printemps de l’année 1988. A sa source se trouve une majorité de militants : linguistiques, venant du Cercle René Schickele pour la plupart ; fédéralistes européens et autonomistes, en provenance de Rot un Wiss. Leurs noms : Bernard Klein, Maurice Schalck, Bernard Schwengler, Marc Ledogar, Bernard Wittmann.

A cette époque, l’équipe formée anticipe une disparition des antagonismes traditionnels gauche/droite dans la classe politique française et espère saisir cette occasion pour recentrer le débat politique en Alsace autour des thèmes de la revendication autonomiste.

Dans leur texte fondateur, ils proclament: « Cessons de déléguer aux partis parisiens, au nationalisme étriqué, la défense de nos droits et de nos intérêts, défendons-les nous-mêmes au sein d’une organisation politique spécifiquement alsacienne. Nous en avons assez de subir et d’être traités en citoyens de second rang. Nous voulons pouvoir décider chez nous et retrouver ainsi notre dignité. ».

L’Union du Peuple Alsacien est un parti autonomiste. Ses dirigeants définissent l’autonomie comme un statut particulier permettant à l’Alsace de disposer, au sein de la République française, d’un pouvoir législatif, économique et culturel pour toutes les questions locales. Les pouvoirs dits régaliens (armée, monnaie, politique étrangère) restant exercés par le pouvoir central.

Si officiellement, elle refuse de se classer dans l’échiquier politique traditionnel, l’Union du Peuple Alsacien est de tendance chrétienne-démocrate. Certains de ses membres se classent ouvertement à gauche. Le parti est membre de la Fédération régions & peuples solidaires.

La première grande campagne électorale à laquelle participe l’U.P.A./E.V.U. sera celle des élections régionales de mars 1992. L’U.P.A./E.V.U. présente une liste sur le département du Bas-Rhin. Cette liste est baptisée « Autonomie alsacienne ». Sur les 10 listes en présence, la liste « Autonomie alsacienne » arrive en 8e position, avec 7 405 voix, soit 1,85 % des suffrages exprimés.

Aux législatives de 1993, l’U.P.A. ne présente qu’un seul candidat : Marcel Schmitt, conseiller municipal de Schweighouse s/Moder. Il défend les couleurs autonomistes dans la circonscription de Haguenau où il réunit 8,6 % des suffrages (soit près de 4 800 voix).

Aux cantonales de 1994, le nombre de candidats augmente: Marcel Schmitt réalise 11% dans le canton de Haguenau. Dans le canton de Hirsingue, Martin Hell obtient 4 % des suffrages. Aux élections européennes de 1994, l’UPA est présente sur la liste „Régions et Peuples Solidaires“ conduite par le Corse Max Simeoni. La liste n’obtient que 0,4% des voix.

Aux législatives de 1997, le parti présente 6 candidats, mais les scores sont en recul: à Haguenau, Marcel Schmitt réalise 3,13 %. Dans la circonscription de Thann-Altkirch, le président de l’UPA, Martin Hell atteint 1,71 %. Score similaires pour Michel Jotz (Saverne), François Waag (Sélestat), Bruno Wolff (Wissembourg).

Aux élections régionales de 1998, l’Union du Peuple Alsacien présente une nouvelle liste dans le Bas-Rhin autour d’André Ohresser. Le message autonomiste est moins perceptible dans les affiches et la propagande électorale. La liste obtient 5228 voix soit un pourcentage de 1,53 %. Dans le Haut-Rhin, l’Union du Peuple Alsacien fait liste commune avec celle du Mouvement Ecologiste Indépendant d’Antoine Waechter. Cette liste recueille 11 339 voix, soit 4,76 % des suffrages.

Aux législatives de 2002, le parti présente 4 candidats. Bruno Wolff atteint le meilleur score de trois avec 1,50% des suffrages exprimés dans la circonscription de Wissembourg. Aux cantonales de 2004, un seul candidat est présenté. Il atteint 1,68% dans le canton de Woerth.

Aux législatives de 2007, Daniel Willmé, le président de l’Union du Peuple Alsacien, réalise le score de 1,81 % dans la circonscription de Thann-Altkirch.

Aux municipales de 2008, Marcel Schmitt est élu maire de Schweighouse-sur-Moder.


FER’S ELSASS (2001-2009)

Logo Fer's Elsass

Fer’s Elsass est un mouvement de jeunes créé en 2001. Cette association avait pour but de regrouper des jeunes alsaciens qui souhaitaient mener des actions militantes plus « directes » que celles menées par les associations culturelles, sans toutefois mener des activités de parti politique traditionnel.

2003

L’année 2003 a été riche en évènements pour l’association. Elle a tout d’abord implanté notre présence sur internet en y créant un site (www.fers-elsass.org), qui connaît un succès notable. Ainsi ce sont près de 400 visiteurs par semaine qui viennent s’informer sur l’autonomie. Mais la présence de FER’S ELSASS est aussi sur le terrain. Cet été a été lancée l’opération « panneaux ». Il s’agissait de sensibiliser l’opinion publique sur les noms dialectaux de nos villes et villages en apposant à l’entrée de ceux-ci un panneau reprenant le graphisme des panneaux officiels. Il s’agit là d’une opération se voulant très consensuelle, de manière à toucher une partie la plus large de la population. Parallèlement une pétition a été lancée. Elle a été signées par plusieurs centaines de personnes dont Hubert Haenel, Henri Goetschy, ou Huguette Dreikaus. De plus plusieurs maires se sont montrés très intéressés pour poser ces panneaux.

2004

L’année est marquée par la poursuite de l’opération « panneaux » et à son passage à la phase active : la pose de panneaux dans les villes et villages. Fer’s Elsass a reçu le soutien de plusieurs élus et de plusieurs centaines de personnes dont Hubert Haenel, Henri Goetschy, ou Huguette Dreikaus ; mais également la protestation de quelques imbéciles comme dans une commune de la vallée de la Thur, où le maire a porté plainte ! 2004 marque également la création de la boutique et du premier produit phare, le t-shirt « Elsasser Connexion », vendu à plusieurs milliers d’exemplaires, également des magasins de l’enseigne COOP.

2005

L’opération menée contre l’ouverture des magasins le Vendredi Saint, conséquence de l’instauration de la « Journée de Solidarité ». FER’S ELSASS a mené une importante opération de communication qui a été bien relayée par la presse (DNA, l’Alsace, TF1) suivie de manifestations réussies à Mulhouse, Altkirch et Strasbourg. L’annonce de la francisation d’étiquettes de vins de la coopérative de Turckheim a également été l’occasion d’entreprendre une opération médiatique relayée par France-Bleu-Elsass, puis les DNA et l’AFP. Fe’s Elsass a été la première organisation à protester publiquement contre ce projet. Suite à cela FER’S ELSASS a été rejointe par la grande majorité des autres associations culturelles avec lesquelles un communiqué de presse commun a été publié et repris par les DNA.

2006

Sur invitation de l’Union du Peuple Alsacien, Fer’s Elsass a co-organisé l’université d’été de la fédération Régions et Peuples Solidaires, qui regroupe les partis régionalistes et autonomistes français. La manifestation a été un bon succès médiatique : 3 articles dans l’Alsace, deux dans les DNA, 1 dans Métro, 1 dans 20 Minutes, 1 passage à France 3 National et à France Bleu Elsass. Toutes les régions étaient représentées et les participants étaient particulièrement nombreux (environ 120). Fer’s Elsass a pu nouer des contacts avec le chargé de communication de R&PS, Phlippe SOUR, ainsi qu’avec Yann Wehrling, alors secrétaire général des Verts. A la demande du bureau fédéral de R&PS, Fer’s Elsass a accepté le statut de membre observateur au sein de la fédération.

2007

Malgré le piratage du site (aujourd’hui réparé), l’association a continué à fonctionner. Fer’s Elsass a apporté son soutien logistique pour le montage de l’exposition « Le drapeau alsacien des origines à nos jours ». L’association a reçu l’aide de Raymond Matzen, célèbre spécialiste du dialecte alsacien. L’inauguration a eu lieu à la mairie de Pfaffenhoffen en présence d’une quarantaine de personnes dont le maire de Pfaffenhoffen, Pierre Marmillod, et Henri Goetschy, président honoraire du Conseil Général du Haut-Rhin.

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