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POLITIQUE Jamais un parti autonomiste alsacien n’avait réussi à présenter autant de candidats à une élection. Reportage avec deux d’entre eux dans le quartier Gare à Strasbourg…

 

 

 

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Strasbourg le 4 mars 2015. Elections départementales, Unser Land, Quentin Malherbe et Stéphanie Karmann font leur campagne sur un marché près de la gare – G. Varela / 20 Minutes

La signature d’une pétition comme première approche. Stéphanie Karmann et Quentin Malherbe, binôme du parti autonomiste alsacien Unser Land pour le canton Strasbourg-2, mise sur l’opposition des Alsaciens à la fusion de leur région avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne, dans le cadre de la réforme territoriale.

C’est donc pétition en main demandant un référendum, qu’ils abordent marchands et passants au marché du Faubourg-National. Dans leur besace, des cartes postales renvoyant sur le site Internet d’Unser Land. Les professions de foi sont pour plus tard. «Je suis très surprise, ça interpelle plus que ce que je pensais. Ça permet d’entamer le débat avec les électeurs», indique Stéphanie Karmann, 47 ans, «novice en politique» tout comme son colistier âgé de 28 ans.

«Pas lié à un scrutin»

Et à ceux, comme le président de conseil général du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel, qui estiment qu’Unser Land se trompe de combat pour cette élection, la candidate répond que «le combat est permanent, il n’est pas lié à un scrutin».

Reste que le binôme d’Unser Land en fait son cheval de bataille. «C’est un peu délicat s’il n’y a que cet argument, note un électeur du canton croisé sur le marché. Je ne connais pas Unser Land, en revanche le débat sur la réforme territoriale m’intéresse. Ce sera peut-être une des choses qui entrera en compte pour mon vote, mais aux départementales c’est aussi une globalité.»

Une autre habitante du quartier s’interroge énormément sur la réforme territoriale: «Je ne pense pas que je voterai pour eux… mais c’est compliqué. Est-ce que le Concordat reste, que devient le droit local?» S’ils ne repartent pas avec l’assurance d’obtenir des voix pour l’élection départementale, les deux candidats obtiennent en tout cas plusieurs signatures pour la pétition sur la fusion des régions.

Supprimer les départements

Un bon score du parti autonomiste «peut être un message. On pourrait aller embêter les autres administrations, dixit Quentin Malherbe. On veut des régions autonomes avec plus de pouvoir. On est candidat à notre propre destruction puisqu’on veut supprimer les départements et travailler avec les communes et les communautés de communes. C’est ça simplifier le mille-feuille!»
Dans le cadre de leur attachement à leur région, les candidats d’Unser Land parlent aussi de droit local et de bilinguisme. Mais tout en regardant à 360° avec une ouverture internationale, assure Stéphanie Karmann: «On est contre le repli identitaire et pour une société multiculturelle. Unser Land est un parti autonomiste mais pas indépendantiste.»

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