L’élue municipale de Schiltigheim, devenue présidente du parti autonomiste, s’explique.

On vous a connue écologiste, puis MoDem, aujourd’hui autonomiste… Il y a une très grande continuité. Je milite depuis longtemps sur le terrain du bilinguisme, comme sur celui des peuples opprimés dans le monde. Mon parcours est celui d’une femme engagée, dont la vie politique a commencé bien avant de prendre une carte de parti. J’ai des convictions humanistes, dans le respect de la diversité et de la biodiversité, de l’écologie humaine et concrète.

Votre carte du MoDem est donc dans un tiroir ? Je ne renie pas mes sympathies pour le MoDem. J’avais pris ma carte pour soutenir son orientation vers l’écologie — avec Yann Wehrling. Mais je préfère un parti régional, sans luttes de pouvoir ; j’y fonctionne beaucoup mieux.

Unser Land a-t-il ces qualités? C’est un parti jeune, avec des gens de conviction, qui n’ont pas peur d’aller contre la pensée dominante. Il n’est pas évident de se revendiquer autonomiste en Alsace, parce qu’on nous a fait oublier notre histoire.

Unser Land sera-t-il présent aux législatives de juin ?Denis Lieb sera candidat sur la circonscription de Saverne — Sarre-Union et je serai sa suppléante. Le temps est mûr pour que les Alsaciens comprennent qu’ils ont besoin d’un tel parti régional.

Pourquoi ne pas se présenter à Schiltigheim ? Je ne veux pas refaire le sale coup qu’on m’a fait, celui de la division. Il y a une candidate écologiste à Schiltigheim.

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