Les crises politiques, sanitaires et sociales des derniers mois ont démontré l’urgence d’une remise en cause fondamentale du centralisme. Les listes Unser Land menées par Jean-Georges Trouillet et Thiébault Zitvogel s’étaient fixées comme objectif de porter la voix du régionalisme et du fédéralisme.

Plutôt que de faire miroiter aux grands électeurs des subventions de salles polyvalentes ou de giratoires, les candidats Unser Land ont proposé des solutions concrètes pour sortir notre société de l’impasse dans laquelle elle se trouve. En particulier, en dotant l’Alsace d’une collectivité à statut particulier, en renouvelant la démocratie et la vie publique, et en accélérant la transition écologique.

Malgré le contexte exceptionnel, le vote a suivi -comme si de rien n’était- les lois du clientélisme et du clanisme qui régissent depuis des décennies les relations entre les élus et les sortants. Les grands électeurs, dont l’immense majorité dénonce le centralisme et le jacobinisme, ont choisi de faire confiance aux candidats des partis parisiens. Ainsi l’Alsace enverra neuf nouveaux sénateurs, qui, une fois la ligne bleue des Vosges franchie, viendront grossir les rangs des partis jacobins, tels des moutons de Panurge. Force est de constater que la médiocrité de cette élection n’est pas à la hauteur des défis à relever.

Cependant, Unser Land a réussi à imposer le thème de l’Alsace dans la campagne, à rappeler les enjeux et les attentes de nos concitoyens, et à proposer une alternative ambitieuse aux grands électeurs pour l’Alsace. Pour notre Peuple, nous maintiendrons ce cap aux prochaines échéances électorales.

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