Unser land s’amuse du canular du candidat LREM à la mairie de Paris. En proposant d’effacer la gare de l’Est du paysage du centre parisien, il s’offre une campagne publicitaire urbi et surtout orbi à très bon marché. Il permet par ricochet aux Alsaciens et autres Grandestiens d’apprécier la réactivité de leurs élus : dans une surenchère de communiqués outrés, ils savent faire preuve de réactivité et entrer en résistance face à l’hybris parisienne… lorsqu’elle touche directement leur train-train quotidien.

On aurait aimé la même férocité contre la mauvaise plaisanterie de la réforme territoriale décrétée sous les ors de la République à quelques stations de métro (ou de taxi) de la gare de l’Est. On attend vainement une mobilisation collective face au démantèlement toujours en cours de l’Alsace : l’annonce récente de la dilution des services de santé d’Alsace-Moselle dans le Grand-Est et les menaces qui pèsent sur le régime local d’assurance maladie d’Alsace et de Moselle n’ont fait sourciller aucun de nos élus.

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