Jean-Georges Trouillet, 33 ans, est marié et père d’un enfant. Ingénieur en génie civil, il exerce la fonction de chef de projet pour de grands projets d’infrastructures ferroviaires.

Résident à Husseren-les-Châteaux, il est engagé depuis plusieurs années au sein du mouvement culturel alsacien (Fer’s Elsass).

Président d’Unser Land, il est également auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Alsace.

Liliane Heiss, 68 ans, est retraitée du secteur privé et milite de longue date au sein du mouvement alsacien.

 

Télécharger la profession de foi

 

 

 

 

Je participerai en tant qu’invité au débat public organisé par les DNA, le mercredi 9 mars de 18 h 30 à 20 h, salle des fêtes de Turckheim.

Samedi 5 mars, matin: tractage à Eguisheim et Wettolsheim

Mercredi 9 mars 18h30-20h00: débat public à Turckheim

Samedi 12 mars, toute la journée: à la rencontre des électeurs à Wintzenheim

Lundi 14 mars, toute la journée: à la rencontre des électeurs à Turckheim

Mardi 15 mars, toute la journée: à la rencontre des électeurs à Herrlisheim, Voegtlinshoffen, Obermorschwihr

Mercredi 16 mars, toute la journée: à la rencontre des électeurs à Husseren, Walbach et Zimmerbach

Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,
il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :
– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,
– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

  1. Soutenir les parents pour l’ouverture de classes bilingues ainsi que de périscolaires bilingues
  2. Soutenir les troupes de théâtre alsacien
  3. Organiser un forum annuel des associations du canton pour mieux répondre à leurs attentes
  4. Réaliser des aménagements cyclables sécurisés
  5. Lutter contre les nuisances sonores des grands axes routiers du canton
  6. Construire des parkings de covoiturage
  7. Renaturer les rives de la Fecht
  8. Préserver le cadre de l’abbaye de Marbach et déplacer le projet du Loisium
  9. Soutenir le tourisme vert et patrimonial.
  10. Sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées.

Dernières Nouvelles d’Alsace – Vendredi 11 mars 2011

Haro sur le sortant

Environ 200 personnes ont participé à ce débat organisé par les DNA à l’occasion des élections cantonales. L’évolution de l’intercommunalité, le château du Hohlandsbourg pour les enjeux du canton de Wintzenheim, le cumul des mandats ou le bilan du sortant pour des problématiques plus politiciennes, ont alimenté un feu roulant d’âpres échanges pirincipalement marqués par la rivalité entre les candidats se réclamant de la Majorité Alsacienne, lors du débat électoral animé mercredi soir par les DNA à Turckheim.

les premiers développements un peu poussifs, le temps que les candidats s’échauffent. La suite était prévisible : un pugilat allant crescendo entre le conseiller général sortant, Guy Daesslé et ses principaux contradicteurs se revendiquant eux aussi de la Majorité Alsacienne, Lucien Muller et Monique Winckelmuller.

Face au catalogue de piques et de paroles aigrelettes alimenté par ces trois protagonistes, les deux autres candidats Christophe Hartmann (PS-Verts-Europe Écologie) et Jean-Georges Trouillet (Unser Land) ont eu les coudées franches pour placer certaines de leurs idées ou en tout cas donner plus de lisibilité à leur message politique.

« J’ai un beau bilan grâce à mon mandat unique »

Confronté à ce tir de barrage, Guy Daesslé n’a d’abord opposé qu’une résistance de façade, se cantonnant dans sa fonction de VRP du conseil général et en matraquant le débat avec force précisions formelles, avant de monter au créneau pour contre-attaquer sur des terrains qui lui sont notoirement favorables, comme le château du Hohlandsbourg.

Tout au long de ce débat animé par les journalistes Nicolas Roquejeoffre et Franck Buchy, les cinq candidats sont régulièrement revenus sur le cumul des mandats, problématique devenue quasi banale dans cette campagne… Daesslé n’a pas manqué de se faire l’apôtre du non-cumul : « La décentralisation a accru les pouvoirs du conseil général et pour assimiler ce travail, il faut du temps. D’autant plus qu’achever la carte de l’intercommunalité dans le canton, ça monopolisera le temps des élus (en faisant référence aux portefeuilles de Lucien Muller et de Monique Winckelmuller)… Aujourd’hui, j’ai un beau bilan grâce à mon mandat unique. » « Vous n’aviez pas d’autre choix que de limiter votre cumul, après votre défaite aux municipales », tacle Monique Winckelmuller.

Le bilan du conseiller sortant a également fait l’objet de plusieurs joutes verbales. « S’il y a trois candidats d’une même tendance, c’est parce que le sortant n’a pas fait son travail », attaque Lucien Muller.

« Le financement du rallye, c’est deux ans de budget bilinguisme »

En guise de réponse, Guy Daesslé s’est cantonné à la lecture de sa profession de foi… « Sur votre tract, je regrette qu’il n’y figure pas la photo de Pierre Knittel. Vous n’avez fait que finaliser ses projets », réagit Monique Winckelmuller.

En dépit de cette pollution politicienne, les cinq candidats ont eu toute latitude pour se positionner sur un certain nombre d’enjeux comme le rallye d’Alsace. Si Guy Daesslé et Monique Winckelmuller se disent favorables à l’organisation de cet événement, Lucien Muller estime que les collectivités locales n’ont pas à financer cette course. « Ce rallye coûtera 1,8 million d’euros aux collectivités ; Cela représente deux ans de financement du bilinguisme », s’emporte également Jean-Georges Trouillet, tandis que Christophe Hartmann se positionne contre, comme il se dit contre le transit routier sur la rocade ouest de Colmar, qui n’est en rien gage d’attractivité. « Réalisons cette rocade à moindre coût et mettons autant d’argent dans le transport alternatif. »

Château Daesslé ?

Le château du Hohlandsbourg a suscité de nombreuses passes d’armes, mercredi soir. Ce qui se vérifie même en dehors des périodes électorales. Rien de vraiment neuf sous le soleil, donc…

Pour Christophe Hartmann, la vie culturelle est vieillissante dans le canton, et le Hohlandsbourg, un « outil sous-employé » a une carte à jouer en devenant le reflet de la diversité du spectacle vivant. « Une fois le château requalifié, on permettra aux locaux de venir, à condition qu’ils apportent du public », réagit Daesslé.

Pour Lucien Muller, le festival de jazz manouche qu’accueille le château devient élitiste et trop coûteux. « L’argent public injecté dans le festival devrait plutôt servir à booster la fréquentation », estime-t-il.

Monique Winckelmuller ne se dit pas opposée à la réalisation d’un événement marquant.

Quant à Jean-Georges Trouillet, il appelle au développement de manifestations davantage en lien avec l’identité régionale. « Pour l’instant, sa notoriété est faible en dehors de la région colmarienne ».

« Le Hohlandsbourg attire 50 000 visiteurs. C’est le 3e château le plus visité d’Alsace, défend Guy Daesslé. Quant au festival, il lui donne une dimension internationale. Si je perds ces élections, on ne verra plus rien », menace-t-il.

Devrait-on rebaptiser le Hohlandsbourg « Château-Daesslé » ?

JF-O

Ni oui, ni non

Entre les cinq candidats le débat a été plutôt animé, mercredi soir à la salle des fêtes de Turckheim… Retour sur quelques échanges bien sentis…

« On a recherché désespérément des candidates. On n’en a pas trouvé ». Christophe Hartmann s’expliquant sur le choix d’un candidat masculin alors que son parti prône la parité. «

Si l’aménagement de la rocade ouest de Colmar a pris du retard, c’est notamment du aux élections municipales à Wintzenheim, parce que le nouveau maire a demandé des études supplémentaires ». Guy Daesslé évoquant l’évolution de ce chantier.

« Si vous alliez plus souvent au Hohlandsbourg, vous verriez qu’on ne manque pas d’animations ». Attaqué par rapport à la politique d’animation culturelle du château, Guy Daesslé n’a pas fait l’économie de reprocher aux autres candidats de ne pas franchir assez souvent ses portes.

« On prend le chemin d’une chicagoisation ». Christophe Hartmann à propos de l’étalement urbain qui menace le meilleur argument du canton : ses vignobles.

« Ca fait 15 ans que tous les sondages révèlent que les Alsaciens veulent la fusion des deux départements. Les seuls à bloquer le processus sont les conseillers généraux du Haut-Rhin ». Jean-Georges Trouillet milite pour la simplification du mille-feuille administratif.

« Avant de me prononcer sur ce sujet, je veux savoir ce qu’il y aura dans la boîte », dixit Lucien Muller, qui redoute un effet « boîte de Pandore », à propos de cette fusion.

« C’est pas oui, c’est pas non. C’est un enjeu conséquent et on ne peut pas répondre de la sorte ». Guy Daesslé à propos de la fusion, lors d’un «exercice » qui consistait à répondre rapidement par oui ou par non pour marquer son positionnement par rapport à divers enjeux. « J’ai gardé ma fougue… »

« On voit le monde autrement, lorsqu’on se trimballe avec une poussette ». Jean-Georges Trouillet à propos des aménagements à réaliser en matière d’accessibilité et d’organisation des transports publics pour les personnes dépendantes en particulier. »

« Ici, si l’on n’a pas de sous pour payer le taxi, on est sur une autre planète ». Christophe Hartmann, sur le même sujet. Lucien Muller lui a rétorqué que la Communauté d’Agglomération de Colmar a mis en place un réseau « Trace mobile », service de transport adapté aux personnes à mobilité réduite. Comme la plupart des communes du canton sont étrangères à la CAC, ces minibus ne les desservent pas…

« J’ai gardé ma fougue… ». Guy Daesslé, à propos de la polémique autour du cumul des mandats. Le non-cumul fait visiblement office de véritable cure de jouvence pour ce dernier…

« Que le syndicat disparaisse ne représente pas un souci pour moi ». Monique Winckelmuller à propos de l’évolution de l’intercommunalité dans le canton et l’éventuelle transformation du Sivom en communauté de communes. «

Sécuriser les entrées de Zimmerbach et de Walbach permettrait de ralentir la vitesse en amont de la Forge ». Lucien Muller sur les problèmes de sécurité routière à La Forge, qui voit passer un flux continu d’automobiles à longueur de journée.

« Une problématique transport ne s’examine pas par la petite lorgnette, il faut une vue d’ensemble, comment est-ce possible lorsque cette compétence est partagée entre conseils généraux et régional ? » Jean-Georges Trouillet sur le même sujet.

Propos recueillis par JF-O


Dernières Nouvelles d’Alsace – jeudi 9 mars 2011

Joutes électorales au château

Après Munster et Andolsheim, c’était au tour du canton de Wintzenheim d’offrir matière à débattre pour ses cinq candidats aux élections cantonales, hier soir.

Devant une salle des fêtes de Turckheim bien remplie (environ 200 personnes), le conseiller général sortant Guy Daesslé, ses rivaux de la Majorité Alsacienne Lucien Muller et Monique Winckelmuller ainsi que les challengers Christophe Hartmann et Jean-Georges Trouillet ont jouté pendant une heure et demie non seulement sur les problématiques inhérentes au canton, comme la rocade ouest de Colmar ou le devenir du château du Hohlandsbourg, mais aussi sur des aspects plus généralistes de cette campagne, comme le cumul des mandats. La tension est progressivement montée au cours d’un débat marqué par de nombreuses passes d’armes entre le sortant et ses principaux contradicteurs.


L’Alsace – mardi 8 mars 2011

Pendant une semaine, L’Alsace ouvre tous les jours ces colonnes aux candidats aux élections cantonales. Aujourd’hui Jean-Georges Trouillet, candidat de « Unser Land, le parti alsacien » dans le canton de Wintzenheim, avec pour suppléante Liliane Heiss.

« Ni à droite, ni à gauche : en avant ! »

Les prochaines élections cantonales décideront du sort d’une réforme fondamentale : le projet de fusion des départements et de la région. Aujourd’hui, malgré l’avis favorable de la population, la majorité des conseillers généraux du Haut-Rhin s’opposent à ce projet au nom de leurs intérêts particuliers.

Pourtant, il est temps de supprimer le département, institution obsolète et coûteuse. L’état des finances publiques nous le commande. Nous avons besoin d’agents du service public, non pas dans les « palais » des conseils généraux, mais dans les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite et les crèches. Nous avons besoin d’élus moins nombreux, mais en charge de vraies responsabilités et au service de l’intérêt général. Voilà les vrais enjeux de cette élection cantonale.

Durant cette campagne électorale, la plupart des candidats évitent d’aborder ce sujet, car la majorité d’entre eux sont opposés à cette réforme. De mon côté, je m’engage fermement à voter pour la fusion. Tout comme je m’engage à promouvoir et défendre les intérêts alsaciens.

En particulier, j’œuvrerai pour une généralisation de l’enseignement bilingue afin de sauver notre langue et notre culture mais également de créer les emplois de demain.

En redonnant à notre région son unité, son identité et sa fierté, c’est l’ensemble de ses habitants qui bénéficieront demain des retombées économiques et sociales. »

LA CAMPAGNE SUR INTERNET https://www.unserland.org


Dernières Nouvelles d’Alsace – Dimanche 5 mars 2011

Élections cantonales / Wintzenheim Une droite divisée face à une gauche unie

Le sortant, Guy Daesslé, ne sera pas le seul à porter les couleurs de la Majorité alsacienne dans le canton de Wintzenheim. Il trouvera sur son chemin Lucien Muller, maire de Wettolsheim, et Monique Winkelmuller, adjointe à Voegtlinshoffen. Cette division à droite peut faire le jeu de Christophe Hartmann, candidat unique de la gauche.

L’histoire se répète puisque la droite part une nouvelle fois divisée sur ce canton qui fut aux mains de Pierre Knittel (RPR puis UMP) depuis 1979 et jusqu’à sa seule défaite, en 2004, face à son ennemi juré, Guy Daesslé. L’actuel conseiller général l’avait en effet battu lors d’une triangulaire à laquelle participait le maire de Voegtlinshoffen, Jacques Cattin.

Cette fois, c’est Guy Daesslé qui se retrouve face à deux adversaires se revendiquant, comme lui, de la Majorité alsacienne : Lucien Muller, maire de Wettolsheim, et Monique Winkelmuller, adjointe à Jacques Cattin et officiellement soutenue par le conseiller régional. Ce dernier ne cesse de dire que Guy Daesslé n’est pas « devenu un personnage incontournable dans le canton ». Le sortant, qui a reçu l’investiture du parti présidentiel, s’étonne, lui, que Cattin, délégué UMP de la circonscription, ne soit pas derrière lui.

« Si j’ai le soutien de la Majorité alsacienne, c’est que je n’ai pas démérité », estime Guy Daesslé qui mène campagne avec Fabienne Kauffmann, adjointe à Turckheim, deuxième plus grande ville du canton, qui en compte dix. Celui qui plaide désormais pour le mandat unique, compte sur son bilan pour séduire l’électorat : aboutissement du contournement de Wintzenheim, rééquilibrage des comptes du syndicat du Hohlandsbourg, lancement de la requalification du site médiéval, création du festival de jazz manouche, projet phare du président de la commission culture et patrimoine au conseil général.

Un trio «Majorité alsacienne» face aux candidats d’Europe écologie et d’Unser land

Guy Daesslé souhaite désormais terminer la rocade ouest de Colmar (RD83), plus gros investissement dans le canton (40 M €) et pointe du doigt sur ce dossier les contradictions de Lucien Muller et de sa suppléante, Lucette Spinhirny, première adjointe à Wintzenheim, sur ce dossier.

La candidature du maire de Wettolsheim résulte d’un constat simple : les affaires du canton ne sont « pas défendues comme elles le méritent » par le sortant à qui il reproche de s’approprier des grands projets ayant été engagés avant lui. Il compte sur un fort mécontentement des électeurs mais également sur sa « solide expérience » acquise dans ses différents mandats pour virer en tête le 27 mars.

Les deux candidats étiquetés « Majorité alsacienne » devront compter avec Monique Winkelmuller qui appartient à cette même famille. Elle met en avant son travail accompli depuis trois ans à la tête du Sivom de Wintzenheim (affaires scolaires et tourisme) qu’elle a su redynamiser.

Face à ce trio, Christophe Hartmann (Europe écologie/Les Verts) représente les chances de la gauche. Il a comme objectif de figurer au second tour, performance déjà réalisée en 1992 et 1998 où il s’est retrouvé face à Pierre Knittel. Sans surprise, il axera sa campagne sur la préservation des ressources et zones naturelles, militera pour une « densification » des réseaux de transport collectif et une sécurisation des pistes cyclables qu’il souhaite en « site propre ».

Un 5 e candidat portera les couleurs du parti alsacien Unser land. Jean-Georges Trouillet défendra la simplification administrative, avec la fusion des deux conseils généraux, et la défense du bilinguisme, par une régionalisation de l’enseignement public et une plus grande place donnée à l’alsacien qui doit devenir langue officielle, « au côté du français ».

N.R.


Dernières Nouvelles d’Alsace – Samedi 26 février 2011

Jean-Georges Trouillet, apôtre du bilinguisme

L’actuel « millefeuille administratif » est source de complexité pour le citoyen lambda. Raison pour laquelle, Jean-Georges Trouillet, président du parti Unser land (qui présente sept candidats en Alsace) préconise une simplification et une réorganisation comprenant trois échelons : la région, le pays et la commune. « Nous militons pour des conseils régionaux aux pouvoirs élargis » à l’image des communautés autonomes espagnoles ou des Länder allemands.

D’où le soutien « à 100 % » du projet de fusion des deux conseils généraux alsaciens, « c’est une question de bon sens », assure cet ingénieur de 33 ans, né à Schiltigheim, résidant à Husseren et travaillant en Suisse dans un bureau d’études. Il déplore sur ce point le « blocage des conseillers généraux du Haut-Rhin qui s’accrochent à leur pré carré» et souhaite que les quatre autres candidats se positionnent clairement sur cette fusion.

Ayant comme suppléante Liliane Heiss, 68 ans, retraitée ayant vécu 15 années à Wintzenheim, Jean-Georges Trouillet axera son discours de campagne sur la promotion du bilinguisme. Fort d’un constat qu’il considère comme affligeant (7 % d’élèves scolarisés en école bilingue en Alsace), « à peine de quoi sauver les apparences », le candidat milite pour une « reconquête linguistique ». Cela passe par une régionalisation de l’enseignement public et une plus grande place donnée à l’alsacien qui doit devenir langue officielle, « au côté du français ».

Convaincu qu’il faut terminer la rocade ouest (RN83) sur le tracé actuel, « c’est une logique de boulevard urbain », Jean-Georges Trouillet souhaite que la circulation sur cet axe « soit pacifiée, la vitesse modérée » et demande des aménagements réduisant les nuisances sonores. Prônant un accord avec les collectivités de la vallée de Munster, il propose la mise en place d’une politique de covoiturage et veut développer les liaisons cyclables sécurisées dans un canton « très touristique ».

ffirmant clairement son opposition au cumul des mandats, le candidat se définit comme « centriste », appartenant à la grande famille des démocrates chrétiens, «avec une très forte imprégnation écologique».

N.R.


L’Alsace – Jeudi 24 février 2011

Cantonales « Une échéance historique pour l’Alsace »

Président du mouvement Unser Land, qui revendique « un statut d’autonomie régionale pour l’Alsace au sein d’une Europe des régions » et se situe « plutôt au centre, avec de fortes convictions écologistes », Jean-Georges Trouillet sera candidat aux cantonales de Wintzenheim. Installé à Husseren-les-Châteaux, cet ingénieur en génie civil de 33 ans aura pour suppléante Liliane Heiss, 68 ans, une commerçante retraitée du Sundgau qui a longtemps habité le canton.

Jean-Georges Trouillet entend se placer « au-dessus des luttes d’ego » et « élever le débat » au-delà des seuls dossiers du canton, estimant que ces élections constituent « une échéance historique pour l’Alsace avec la question de la fusion des institutions ».

Le candidat se prononce pour la disparition des départements, « institutions anachroniques et hauts lieux du clientélisme », et la simplification d’un millefeuille administratif « cher et inefficace ». Jugeant le projet actuel de rapprochement des collectivités alsaciennes « nettement insuffisant », il plaide pour la fusion, « un pas symbolique vers une Alsace unie et un pouvoir régional fort ». Mais veut aller plus loin avec des compétences élargies et la mise en place « d’un gouvernement et d’un parlement d’Alsace ».

Autre cheval de bataille du candidat, la langue régionale qui ne bénéficie selon lui que de « saupoudrage et de soins palliatifs » : « Il n’y a que 7 % d’enfants scolarisés en classe bilingue, contre 40 % au pays basque espagnol. Si on ne fait rien d’ici 15 ans, notre langue disparaîtra. » Jean-Georges Trouillet plaide pour une « généralisation des filières bilingues », mais surtout « une régionalisation de l’enseignement, pour avoir les moyens de nos ambitions ».

Sur un plan plus local, Jean-Georges Trouillet souhaite voir « l’intérêt général primer » dans le dossier de la RD 83. À ce titre, il se prononce pour le tracé actuel, « moins consommateur d’espace », tout en prônant « des aménagements sérieux contre le bruit ». Côté environnement, il défend « la préservation des zones humides » et notamment « une revitalisation du bas de la Fecht vers Turckheim ».

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