Véronique Koessler et Jean-Luc Leber sont les candidats du parti alsacien Unser Land dans le canton de Brumath. Le binôme veut participer à l’ancrage de son parti pour défendre une vision fédéraliste de l’Alsace.

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Véronique Koessler et Jean-Luc Leber avec, à gauche sur la photo, l’un des suppléants, Alexandre Wild. PHOTO DNA – Marc Rollmann

 

À 41 ans, Véronique Koessler a été candidate aux élections municipales de Brumath sur la liste d’Eric Vial. Mariée, mère de trois enfants, elle est assistante sociale et habite Brumath. Jean-Luc Leber, 62 ans, quatre enfants, habite Haguenau et dirige une entreprise d’intérim. Tous deux ont rejoint Unser Land au moment de la bataille contre la fusion des régions.

Leur objectif : « Défendre les acquis », « conserver l’identité alsacienne », défendre ses spécificités pour tous ses habitants « qu’ils soient nés en Alsace ou pas ».

Ils souhaitent développer les solidarités avec par exemple la création d’un service de transport à la demande, pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, le développement de l’accueil en structure et en journée pour les personnes dépendantes et la création de passerelles entre générations par le biais d’animations communes pour lutter contre l’isolement. Pour favoriser l’insertion professionnelle, ils proposent d’augmenter les « propositions d’insertion et de formation pour les personnes inscrites dans un parcours d’insertion professionnelle ».

« Le bilinguisme est un atout

» Pour les jeunes, ils voudraient soutenir davantage les parents, augmenter l’offre d’accueil pour les moins de trois ans, proposer une « prise en charge scolaire et pédagogique adaptée aux collégiens dans des structures correctes et adaptées » et développer le bilinguisme, pourquoi pas dans le cadre des nouvelles activités périscolaires. « Le bilinguisme est un atout pour la recherche de travail », souligne Jean-Luc Leber. Pour lui, « il faut maintenir ce quon a déjà et le développer, avec plus de classes et aussi une ouverture à l’alsacien ».

Les candidats voudraient « limiter l’urbanisation massive » et favoriser les transports collectifs en développant les liaisons entre les communes du canton.

Ils prônent « une Alsace ouverte à tous, quelles que soient les origines ».

Ces élections départementales sont pour eux le seul moyen d’exister « dans la grande région » et de peser. Ils espèrent que la fusion sera « détricotée ».

« Je suis pour les solidarités mais sans excès », souligne Véronique Koessler. Pour elle, « pas question de tomber dans l’assistanat mais d’avoir une prise de conscience collective face aux collectivités ». Ils aiment souligner qu’ils sont « entrés en résistance ». Et espèrent que les électeurs « retrouveront le chemin des urnes : il ne faut pas se désengager de la vie politique ».

« Nous sommes un parti contestataire non soumis à une instance parisienne », soulignent-ils tout en se décrivant comme des fédéralistes, « comme le sont les Allemands, les Suisses et les Américains » et des centristes, sans guillemets. Ils se sentent forts d’une certaine virginité politique et affirment ne pas être carriéristes.

Leurs suppléants sont des militants plus anciens d’Unser Land : Alexandre Wild, 40 ans, qui vit à Brumath y est inscrit depuis 4 ans, et Ginette Godenir, 67 ans, commerçante à la retraite, de Schweighouse-sur-Moder, y milite depuis longtemps. Elle a été suppléante de Lucien Baltzer dans le canton d’Obernai en 2011.

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