Unser Land partage les inquiétudes des quelque 800 salariés de Alstom Reichshoffen face à la menace de cession qui pèse sur le site alsacien. En effet le rachat projeté par Alstom de son concurrent Bombardier bute sur les lois anti- trust de l’UE : les grands groupes européens sont régulièrement condamnés à se défaire d’actifs afin de pouvoir fusionner. Alstom doit ainsi vendre des usines pour pouvoir acheter Bombardier. L’usine de Reichshoffen est ainsi sacrifiée, au risque de ne pas satisfaire aux critères de l’UE.

Ainsi Reichshoffen, après Belfort en 2016, connaît à son tour les contre-coups de l’alliance manquée en 2014 entre Alstom et l’européen Siemens, qui proposait un regroupement franco-allemand du rail sous giron français (ALSTOM) en contrepartie d’une reprise de la division Energie. Malheureusement, l’intervention de l’État français et notamment du ministre de l’économie d’alors, Emmanuel Macron, avait conduit à la cession de la division Energie à l’américain GENERAL ELECTRIC, rapidement confronté à des difficultés.

Unser Land pointe l’inadaptation et l’anachronisme des règles de l’UE qui entravent les entreprises européennes dans leurs stratégies de croissance, indispensables face aux géants US, chinois et bientôt indiens. Aujourd’hui, le concurrent chinois CRRC fait un chiffre d’affaire 4x supérieur à ce qu’aurait été celui de l’ensemble Alstom-Siemens…

Cependant le sort de ce fleuron du patrimoine alsacien qu’a été l’ancienne usine « De Dietrich Ferroviaire », passée Alstom seulement en 1995, n’est pas scellé. Les trains régionaux joueront un rôle central dans la mobilité du futur. L’usine ferroviaire de Reichshoffen doit être sauvée ! Il faut lui trouver un partenariat sérieux et fiable. Unser Land assure les salariés de son soutien.

Share This