Souhaitant participer à la journée européenne des langues en liaison avec le Conseil de l’Europe et porter dans le débat public la problématique de l’avenir de la langue régionale en Alsace, Unser Land a fait part à la Préfecture du Haut-Rhin de son intention d’organiser, samedi 26 septembre, un rassemblement sur Colmar.

Alors que le débat sur la ratification de Charte Européennes des Langues Régionales et Minoritaires est inscrit à l’agenda constitutionnel, le Préfet du Haut-Rhin interdit tout bonnement aux défenseurs de la charte de s’exprimer.

Cet excès de zèle de la Préfecture que rien n’imposait, est une très grave atteinte à la liberté d’expression qui illustre la crispation de la France contre les langues régionales.

C’est aussi un acte de censure à l’encontre d’un parti politique en pleine campagne pour les élections régionales qui est le seul à résister contre la disparition de l’Alsace (et c’est peut-être ça qui gène).

Cette décision marque une intrusion de la Haute-Administration d’Etat dans le champ du politique. Cette interdiction est un acte de censure. Il témoigne de la part du représentant de la République d’une hostilité flagrante à l’égard du patrimoine linguistique alsacien qui s’immisce de façon nuisible dans le débat sur l’avenir des langues régionales actuellement en cours en France.

Unser Land condamne et refuse ce diktat contre l’expression en faveur des langues régionales.

Par conséquent, Unser Land maintient son appel au rassemblement.

Rendez-vous samedi 26 septembre à 15h

aux pieds de la statue de la Liberté,

Colmar

Alsaciens, nous avons le droit à la parole !

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