Unser Land s’indigne de la posture de blocage du préfet Marx dans un moment où les parlementaires et des élus alsaciens se réunissent et débattent des possibilités d’une sortie de l’Alsace du Grand Est. Cette option est soutenue par 84% de la population et a fait l’objet d’un appel solennel d’une centaine de personnalités alsaciennes. Le président Richert vient de démissionner : preuve que le Grand Est n’est pas viable. L’intransigeance affichée par le représentant de l’Etat préfigure-t-elle le rejet du Président Macron de tout dialogue sur l’avenir de l’Alsace ?

Unser Land refuse la disparition de l’Alsace ou sa réduction à un département. L’Alsace refuse d’être dépossédée de la Cour d’appel de Colmar, comme le sous-entend le préfet, du Concordat, du Droit local, de son bilinguisme, etc.

Unser Land dénonce l’accentuation de la dérive autoritaire déjà intolérable sous le gouvernement socialiste de Manuel Valls et invite les parlementaires alsaciens soucieux de défendre la démocratie et les intérêts de leur peuple à démissionner en bloc en signe de résistance.

Un tel geste sera apprécié par les Alsaciens qui ne digèrent ni la réforme territoriale ni le mépris que leur témoignent les autorités parisiennes. Ces parlementaires courageux seront automatiquement réélus et confortés dans leur légitimité à défendre l’Alsace. Unser Land s’engage à ne pas présenter de candidat-e contre eux et à les soutenir si des candidats d’autres partis osaient se présenter contre eux. Si les députés de la précédente législature avaient eu ce courage, l’Alsace existerait toujours. Maintenant c’est une question de vie ou de mort pour l’Alsace et pour la démocatie.

Andrée Munchenbach
Présidente d’Unser Land

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