Gaby Hartmann

Gaby Hartmann

Gaby Hartmann

Candidate dans la 8e circonscription du Bas-Rhin

Gaby Hartmann, originaire de Bischwiller, mère de deux garçons, vit depuis une quinzaine d’années à Roppenheim, de ce bouillonnant Uffried qui a donné naissance, à Roeschwoog, le 31 mai 2016, à une « fête de l’Alsace », une Heimatfescht commémorant le 31 mai 1911, jour de la promulgation de la Constitution d’Alsace-Lorraine. GABY HARTMANN a contribué activement à ce réveil alsacien, en tant que trésorière de la toute jeune association « Bàckstein un Rhinbrücke », organisatrice des festivités. L’objectif de réappropriation par les Alsaciens de leur histoire et de leur culture est, bien sûr, intimement lié à celui du sauvetage de notre langue régionale, qui n’est plus parlée que par 3% des enfants.

C’est pour cela que GABY HARTMANN s’est également engagée dans le FILAL, le Fond International pour la Langue Alsacienne, en tant que déléguée de son secteur. Sa mission est d’y fonder des crèches où les enfants seront en immersion. Le soutien au développement de la filière bilingue, de la petite enfance jusqu’à l’université, en passant par l’apprentissage transfrontalier, sera, sans surprise, la priorité des priorités pour la députée GABY HARTMANN. Nul doute que l’Alsace du Nord, où l’alsacien résiste un peu mieux qu’ailleurs, territoire marqué par deux grandes figures de la littérature allemande, Otfried de Wissembourg (8ème Siècle) considéré comme le père de la littérature allemande d’un côté, Goethe de l’autre, sera sensible à ce combat !

GABY HARTMANN travaillera également à renforcer les liens avec le Pays de Bade et le Palatinat. Un projet lui tient particulièrement à cœur : le développement des liaisons ferroviaires avec l’Allemagne. La concertation ne sera pas uniquement transfrontalière, GABY HARTMANN l’organisera aussi à l’intérieur de la circonscription, au moyen de sondages et d’enquêtes régulières, afin que les citoyens puissent exprimer leurs souhaits sur des choix pour leur circonscription.

Les Alsaciens du Nord pourront compter sur le volontarisme, la puissance de travail et le sérieux de cette technicienne commerciale, au service de la même entreprise depuis vingt-sept ans. La force de caractère de GABY HARTMANN l’aidera à reconquérir ce siège d’Alsace du Nord, longtemps acquis aux défenseurs de l’autonomie de l’Alsace, puis tombé, comme les autres circonscriptions d’Alsace, dont l’escarcelle des partis nationaux, très éloignés de nos préoccupations et de leurs représentants carriéristes. On peut également compter sur son expérience politique, puisqu’elle était suppléante du binôme Lorentz-Muller dans le canton de Bischwiller aux élections départementales de 2015, un binôme qui avait recueilli le suffrage d’un électeur sur quatre au premier tour, puis candidate aux élections Régionales en 2015. Il faut maintenant que le feu sacré qui brûle dans l’Uffried, ranimé par la Heimatfescht du 31 mai 2017, se répande sur toute la circonscription. GABY HARTMANN saura le transmettre. « Es gibt Frauenspersonen, die uns im Zimmer besonders wohl gefallen, andere, die sich besser im Freien ausnehmen; Friederike gehörte zu den letztern », écrivait Goethe au sujet de la fille du pasteur de Sessenheim. GABY HARTMANN fait partie de la même catégorie.

Présentation de Gaby Hartmann dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Lire l’article sur le site des DNA

 

Rendre à l’Alsace sa fierté

Le 11 juin, douze candidats se disputeront le siège de député de la circonscription de Wissembourg. Gaby Hartmann y brandira fièrement la bannière rot un wiss d’Unser Land, avec un objectif essentiel : « Libérer l’Alsace du centralisme parisien ».

Gaby Hartmann a fourbi ses premières armes sur la scène politique locale en même temps qu’Unser Land, aux départementales de mars 2015. Elle avait alors été l’une des remplaçantes du binôme UDI-Modem-UL constitué par le maire de Roeschwoog Michel Lorentz et la première adjointe bischwilleroise Michèle Hirtler-Muller, qui avaient rassemblé 26 % des suffrages au premier tour dans le canton de Bischwiller. Sept mois plus tard, Gaby Hartmann figurait à nouveau sur la liste Unser Land aux élections régionales. Cette fois-ci, c’est en première ligne que s’avance cette technicienne commerciale de 59 ans, domiciliée à Roppenheim : elle portera les couleurs rot un wiss du parti régionaliste aux législatives dans la circonscription de Wissembourg (*).

Sa suppléante Barbara Maréchal-Wallior, 40 ans, établie à Salmbach et ambulancière à Niederroedern, se présente quant à elle pour la première fois à une élection.

Son analyse du résultat de l’élection présidentielle

« La campagne qu’on vient de vivre, c’est du jamais vu. On a assisté à l’ascension fulgurante d’un homme qui n’était membre d’aucun parti, et que personne ne connaissait il y a trois ans. J’attends de voir, mais je pense qu’Emmanuel Macron n’a pas la confiance du peuple : on a constaté au second tour que le pays était coupé en deux. Au final, le nouveau président de la République n’a véritablement le soutien que des 24 % qui ont voté pour lui au premier tour.

Par-dessus tout, je déplore qu’aucun candidat n’ait jugé utile de se prononcer sur la question de l’organisation administrative et institutionnelle de la France. Et comme les postulants régionalistes n’ont pas obtenu les 500 signatures nécessaires pour se présenter, on n’a eu personne pour représenter notre tendance, qui est forte en Alsace mais aussi en Bretagne ou au Pays basque… »

Les grandes lignes de son programme

« Pour nous à Unser Land, il était clair depuis plusieurs mois qu’il fallait donc, aux législatives, permettre à tous ceux qui sont véritablement attachés à l’Alsace de choisir celles et ceux qui la défendront avec passion et détermination : huit hommes et sept femmes — peu de formations politiques peuvent en dire autant —, à 100 % issus de la société civile : chez nous, il n’y a aucun professionnel de la politique.

Le référendum [du 7 avril 2013 sur la création d’une collectivité territoriale unique d’Alsace] a été un déni flagrant de démocratie. Pour moi, c’est simple : la majorité, c’est 50 % plus une voix [en l’espèce, les 55 % de votants alsaciens favorables à la réforme n’ont pas suffi ; il fallait également que le “oui” totalise plus de 50 % des suffrages exprimés et au mois 25 % des inscrits dans chacun des deux départements — le premier seuil n’a pas été atteint dans le Haut-Rhin, le second ne l’a pas été dans le Bas-Rhin, NDLR]. Avec ces élections législatives, nous arrivons donc à un moment décisif. Il faut freiner le démantèlement de l’Alsace et redonner son autonomie à notre région, la sortir de ce Grand Est absurde et coûteux. Le récent sondage [commandé par Unser Land à l’institut CSA, DNA du 18 mai] a montré que 84 % des Alsaciens souhaitent le retour à la Région Alsace, 58 % réclament davantage d’autonomie et 18 % sont même favorables à son indépendance — c’est maintenant ou jamais ! Tout ce qui a été fait peut être défait : ce sont les députés qui font la loi, et avec une nouvelle Assemblée qui sera renouvelée au moins à 40 %, les choses peuvent changer. D’autant qu’Unser Land n’est pas seul : la fédération “Régions et peuples solidaires” présente en tout 200 candidats. Les modalités de cette collectivité territoriale d’Alsace à statut particulier seront déterminées avec les Alsaciens eux-mêmes. Nous sommes pour une véritable démocratie participative : il n’y a pas de raison que des décisions prises dans un rayon de 2 km autour de la Tour Eiffel s’imposent partout sans que soient prises en compte les spécificités locales — on en a marre de se faire dicter des choses qui ne correspondent pas aux besoins de notre territoire.

Outre la simplification du millefeuille administratif en donnant davantage de pouvoirs aux communes, on souhaite aboutir, au terme de la mandature, à la régionalisation de l’éducation. On n’a jamais appris aux enfants l’histoire de l’Alsace, et j’en ai toujours été frustrée : nous voudrions que les Alsaciens connaissent leurs racines, en soient fiers et soient conscients de leurs atouts. Autre exemple : quand j’avais 10 ans, 90 % des enfants parlaient l’alsacien ; aujourd’hui, il en reste 3 %. Ici à Wissembourg, on est collé à la frontière, on connaît les avantages de cette langue ! On voudrait donc que tous les Alsaciens de 0 à 20 ans apprennent l’allemand, qui devrait être enseigné en immersion.

Enfin, on veillera évidemment à défendre le droit local et le régime local de Sécurité sociale. Et on n’est pas égoïste : au lieu de nous le retirer, puisque ça marche, on voudrait au contraire qu’il soit généralisé ! »

Pourquoi il faudrait voter pour elle

« Chez nos voisins suisses, 100 000 signatures permettent de soumettre une modification de la loi à référendum. Nous, en mars 2016, on en a déposé 117 000 au Conseil de l’Europe pour en réclamer un sur la fusion des régions, et elles ont été ignorées par les politiques en place, dont le député de la circonscription de Wissembourg, qui n’ont rien fait du tout pour revenir sur cette mauvaise réforme.

Il est grand temps que l’Alsace puisse décider de son destin et de ses choix de vie, en étant représentée par des parlementaires qui défendront vraiment ses valeurs : travail, respect, honnêteté, justice et humanisme. Depuis des décennies, on a envoyé à Paris nos voix et nos impôts. Pour quel résultat ? Envoyons-y plutôt des hommes et des femmes qui sauront obtenir le respect et la liberté qui nous sont dus. »

(*) La huitième circonscription législative du Bas-Rhin regroupe les communes des cantons de Wissembourg, Reichshoffen à l’exception de Niedermodern, et Bischwiller à l’exception de Bischwiller, Kaltenhouse, Oberhoffen-sur-Moder, Rohrwiller, Schirrhein et Schirrhoffen.

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