Jean-Marie Lorber

Jean-Marie Lorber

Jean-Marie Lorber

Candidat dans la 7e circonscription du Bas-Rhin

Jean-Marie Lorber incarne parfaitement sa circonscription, un territoire à la fois ouvert sur la Lorraine et viscéralement alsacien. En effet, son activité professionnelle rattache ce père de trois enfants à la Moselle, où il dirige un important site industriel. Auparavant, JEAN-MARIE LORBER avait été directeur d’un autre site industriel, en Alsace Bossue, qui a pu profiter de sa formation à l’Ecole supérieure de commerce de Paris et d’une longue expérience comme responsable commercial dans des entreprises en Allemagne, en France et même au Mexique ! Mais l’attachement viscéral à l’Alsace ne se résume pas à la solidité de l’Ankerpunkt qui a toujours ramené JEAN-MARIE LORBER à sa Heimet après ses expériences internationales.

L’ancrage se traduit par une action de trente ans au service de la culture et de la langue d’Alsace. Et quelle action ! JEAN-MARIE LORBER a fondé, il y a plus de vingt ans, l’association Liederbrunne, qui soutient et distribue les Liedermacher alsaciens. Il préside encore aujourd’hui à ses destinées. Quel meilleur candidat que cet homme d’entreprise amoureux des mots et de leur musique au pays de l’industriel Charles Henri Schattenmann et de la poétesse Marie Hart, de la production brassicole et des animaux fantastiques !

JEAN-MARIE LORBER souhaite désormais utiliser sa longue expérience des mondes économique et culturel pour défendre l’Alsace politiquement, pour appliquer une idée dont il a pu constater l’efficacité dans le monde de l’entreprise : l’autonomie, seule apte à restaurer le « modèle alsacien », mélange de confiance en soi, d’ardeur au travail, d’audace, de sens du consensus et de modestie. C’est pour cela qu’il s’est engagé aux côtés d’Unser Land, seul parti à défendre le principe d’autonomie. Il a déjà été candidat pour Unser Land dans le canton de Saverne aux élections départementales de 2015. « Sans un parti régional fort, il n’y a rien à attendre de la politique alsacienne », constate JEAN-MARIE LORBER, car les membres de la classe politique alsacienne actuelle, qu’ils soient animés ou non de bonnes intentions, sont tous prisonniers de leurs partis politiques nationaux respectifs.

La première décision que prendra JEAN-MARIE LORBER après son élection sera de réunir les élus de la circonscription, pour savoir quels sont leurs besoins d’autonomie afin de mieux faire leur travail. On pourra compter sur ses qualités d’écoute et sur son ouverture, sur ses capacités à expliquer et diriger une équipe, pour mener à bien ses projets, dont le principal est de revivifier les noyaux de nos villages et villes et en conséquence limiter leur expansion en périphérie. Et si Marie Hart ne s’est pas trompée, on peut espérer de belles choses pour la circonscription qui choisira le fondateur de Liederbrunne : « Wenn an de Quell viel Blueme stehn, vergesst d’r Bach dies nit. Un in sim ganz spät’re lauf gehn d’Blueme mit ».

Présentation de Jean-Marie Lorber dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Lire l’article sur le site des DNA

 

Jean-Marie Lorber pour UNSER LAND – Élections législatives sur la circonscription de Saverne

Prendre racines

Les élections cantonales 2015 avaient été un succès pour Unser Land. Jean-Marie Lorber repart donc au combat pour ces législatives, avec Lena Decker comme suppléante, dans le but de faire comprendre aux électeurs que les idées régionalistes peuvent être modernes et crédibles.

Pour vous, quel candidat aux présidentielles représentait le mieux les valeurs régionalistes que vous défendez ?

– Jean-Marie Lorber : « Aucun. Il y avait bien la candidature de Christian Troadec (maire de Carhaix, en Bretagne, ndlr ) qui voulait défendre les régions, leur redonner du pouvoir, mais il n’a pas eu les 500 signatures. Cela montre bien qu’en France, il reste encore du chemin à faire pour défendre les idées régionalistes. »

Sur l’échiquier politique national, où pourrait-on situer Unser Land ?

– J-M.L : « Ni de droite, ni de gauche. On ne cherche pas forcément à se placer sur cet échiquier. Il faut d’abord défendre les idées régionalistes en étant capable de composer avec d’autres personnes. Nous avons donc des gens de toutes les sensibilités, mais sans les extrêmes, dont les idées sont incompatibles avec Unser Land. En fait, on serait plutôt centre droit, centre gauche. »

« Les idées centralistes et uniformisées sont très ancrées en France »

Vous ne réclamez pas l’indépendance de l’Alsace mais son autonomie. Vous pouvez préciser le concept ?

– J-M.L : « Je prends l’exemple de l’Allemagne organisée avec des Lands qui ont une autonomie élevée. Mais aussi la Catalogne ou le Pays basque espagnol. Il faut que les régions françaises qui ont des spécificités fortes et une identité à défendre – comme la Bretagne, le Pays basque, la Corse, par exemple – puissent avoir un statut spécial. L’Alsace a sa langue, son droit local… Mais les idées centralistes et uniformisées sont très ancrées en France, il n’y a plus suffisamment de conscience de la région.

Le principe que je défends est la subsidiarité : que toutes les décisions soient prises au niveau le mieux adapté, partant de l’échelon de la commune et montant progressivement de la communauté de communes au canton, au département, à la région, à l’État, et jusqu’à l’Europe ou le monde. »

On peut donc concilier le statut de régionaliste alsacien et de pro-européen ?

– J-M.L : « Bien sûr. Nous avons une sensibilité européenne très forte. Comme je l’ai dit, les régionalistes d’Unser Land croient au multi-niveau. On peut faire une Europe des régions, il faut juste arrêter de penser que l’État doit tout résoudre seul. »

« Le concept d’autonomie a été diabolisé pendant 70 ans »

Vous avez mené votre première campagne en 2015 pour les élections départementales sur le canton de Saverne. Votre score de 12,89 % vous a donné des ailes pour repartir pour ces législatives ?

– J-M.L : « Oui. C’est vrai que nous avons été heureusement surpris au moment des résultats. Ils ont montré que les Alsaciens étaient enfin libérés et capables d’exprimer aussi leur attachement à leur région au moment d’aller aux urnes. Car le concept d’autonomie a été détruit après la guerre et diabolisé pendant 70 ans pour éviter l’arrivée de partis régionaux forts qui ne font pas le jeu des partis nationaux. Il y a maintenant la prise de conscience que si on tient à sa région, il faut l’assumer politiquement. »

Comment expliquez-vous ce bon score et sur quel résultat misez-vous pour ces nouvelles élections ?

– J-M.L : « Les partis nationaux n’ont jamais bien défendu l’Alsace. Ce résultat aux cantonales 2015 a été une réaction à la réforme territoriale. Notre objectif est aujourd’hui de faire mieux qu’aux cantonales, de progresser au fil des années. Promouvoir les idées régionalistes est un processus qui prendra du temps. »

Le couple Bierry-Straumann, présidents des deux départements alsaciens, se bat pour éviter à l’Alsace d’être noyée dans la région Grand Est. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

– J-M.L : « Ça va dans le bon sens, mais ce n’est pas suffisant et je ne crois pas qu’ils feront mieux qu’avant. Si on n’obtient pas plus de compétences, c’est juste un retour à la case départ et ça ne nous satisfait pas. Et puis, ils sont beaucoup trop dépendants de leur parti qui leur ordonnera de rentrer dans le rang à un moment donné. »

« Une institution Alsace qui ait de véritables compétences »

Vous n’avez jamais caché votre hostilité à la création de cette grande région. Un an après sa naissance, quel bilan en tirez-vous ?

– J-M.L : « Je ne vois pas en quoi ça a pu améliorer quoi que ce soit. On a juste moins d’Alsace et une perte d’identité qui n’est, c’est vrai, pas dramatique pour l’instant mais qui va s’amplifier au fil du temps. Car ce sera de plus en plus difficile de justifier aux Champenois que la grande région dépense des euros pour des classes bilingues en Alsace. C’est là qu’on verra un certain délitement dans le temps. »

Quels sont les principaux projets que vous souhaitez défendre pour la circonscription de Saverne ?

– J-M.L : « Nous voulons œuvrer pour une institution Alsace qui ait de véritables compétences, que ce soit dans l’éducation, le transport, le développement économique, l’aménagement du territoire, l’environnement, la culture et l’énergie. Selon les sujets, nous réclamerons plus ou moins de compétences. Mais pour l’éducation, l’échelle nationale est trop grande. Il est parfaitement possible de s’organiser régionalement. On n’en souffrirait pas en terme économique et ce serait plus efficace car plus proche des gens. Il suffit de construire ce projet en harmonie avec ce qui se fait en France mais aussi au sein de l’Union européenne. »

Que pensez-vous du Brexit ?

– J-M.L : « C’est un gâchis. On a fait une Europe qui est allée assez vite, certainement trop vite, ce qui a créé un sentiment de déracinement pour beaucoup de gens. D’où l’importance de garder ses racines les plus proches, afin d’être armés face aux mutations rapides de notre monde et d’avoir des ailes. »

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