Jeanine Plaisant-Hermanns

Jeanine Plaisant-Hermanns

Jeanine Plaisant-Hermanns

Candidate dans la 6e circonscription du Bas-Rhin

Jeanine Plaisant-Hermanns est originaire de Dorlisheim et habite à Mutzig, petite ville particulièrement attachée à l’histoire, avec son musée, sa société d’histoire locale et son fort, la célèbre Feste Kaiser Wilhelm II. L’histoire, justement, fait partie des passions de cette mandataire financière pour le compte d’une société. D’où une sensibilité particulièrement aiguë au sort qui a été réservé depuis des décennies à une Alsace qu’on veut déposséder de son âme. Dans quelle Alsace grandiront ses trois petits-enfants ? Que restera-t-il des qualités alsaciennes ? Que restera-t-il d’une langue riche qui nous ouvrait tout l’espace rhénan ? Que restera-t-il d’un système social qui nous protégeaient, et qui n’était pas déficitaire ?

JEANINE PLAISANT-HERMANNS n’est pas du genre à se poser ces questions sans agir. Elle a siégé au conseil municipal de Mutzig pendant treize ans et a même conduit une liste aux élections municipales de 2008. Elle a également été candidate aux élections départementales de 2015 dans le canton de Molsheim sous les couleurs d’Unser Land. Le choix d’un parti régionaliste s’imposait, car JEANINE PLAISANT-HERMANNS veut que les décisions pour l’Alsace se prennent en Alsace, par les Alsaciens. Elle n’a pas d’ambition personnelle, seulement celle de défendre l’Alsace, c’est pourquoi elle n’aurait pu adhérer à aucun autre parti politique. On voit bien comment se comporte la classe politique alsacienne actuellement aux responsabilités : lors du passage à la « Grande Région », nos élus auraient dû démissionner en bloc.

JEANINE PLAISANT-HERMANNS souhaite mettre sa riche expérience professionnelle (elle fut cadre de gestion, consultant en entreprise, a dirigé une agence tertiaire, est intervenue dans l’Education Nationale) et associative (notamment au sein de la Société des Amis du Jardin de Mutzig et de Mutzig Cité Nature) ainsi que ses capacités d’investissement total au service de projets qui seront bons pour l’Alsace et les Alsaciens :

  1. une écotaxe sur les poids lourds qui nous mettra à égalité avec nos voisins allemands et n’apportera que des avantages (fluidité du trafic, diminution de la pollution, moindre usure de nos infrastructures) ;
  2. le développement du ferroutage, qui est un début de réponse aux encombrements périphériques des grandes villes, car le GCO n’est pas une bonne solution (en plus, nous avons la chance d’avoir en Alsace, à Hangenbieten, la société Lohr, qui est, de par le monde, une des plus importantes sociétés spécialisées dans l’innovation dans ce domaine) ; assurer la pérennité de l’hôpital de Schirmeck, car il est essentiel d’avoir des services de santé de proximité de bonne qualité qui soulagent également la pression exercée sur les grands établissements de Strasbourg.

Cette volonté de JEANINE PLAISANT-HERMANNS de privilégier la qualité des rapports humains plutôt que la « productivité », n’est-elle pas la continuité du message du plus célèbre pasteur de la vallée de la Bruche, Jean-Frédéric Oberlin ?

Présentation de Jeanine Plaisant-Hermanns dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Retrouvez l’article sur les pages des DNA

 

Pour la première fois, le parti régionaliste Unser Land va aligner des candidats dans les quinze circonscriptions alsaciennes. Dans celle de Molsheim, il est représenté par Jeanine Plaisant-Hermanns, qui s’était déjà engagée l’an dernier dans la bataille des élections départementales et régionales. Son suppléant est Pierre Peresson.

« C’est inconcevable, le sort qu’on réserve à l’Alsace », s’indigne Jeanine Plaisant-Hermanns. La candidate d’Unser Land, vêtue de rot un wiss , n’aurait pu s’engager dans « aucun autre parti » pour défendre l’Alsace. Une région qui en 1911, rappelle-t-elle, avait « un parlement, un drapeau, une constitution… », et qui se retrouve aujourd’hui « diluée » dans un grand ensemble dont il faut « sortir, et vite ! » Cette région Grand Est, affirme Jeanine Plaisant-Hermanns, aurait été simple à contourner : « Il aurait suffi que les élus démissionnent en bloc. »

Son suppléant, Pierre Peresson, assure que « ce qu’une réforme a fait, une autre réforme peut le défaire ». Il revendique un « droit à l’expérimentation pour l’Alsace », s‘appuyant sur les résultats d’un sondage commandé à l’institut CSA par le parti, selon lequel 84 % des Alsaciens souhaiteraient que l’Alsace redevienne une région. Unser Land prône une démocratie directe, en s’inspirant des votations suisses, où « l’on soumet à la population les sujets importants ».

« C’est notre langue, c’est le fond de notre âme »

Et le premier sujet d’importance, pour Jeanine Plaisant-Hermanns, est l’éducation, en commençant par « redonner aux enfants la fierté d’être Alsaciens. C’est notre langue, c’est le fond de notre âme ». Celle qui a toujours parlé en dialecte à sa fille et ses petits-enfants imagine des crèches en alsacien — « la voie royale pour apprendre d’autres langues » — puis des écoles maternelles avec un bilinguisme paritaire, plus poussé que ce qui se fait actuellement. Notamment dans la circonscription de Molsheim, où « la situation est mitigée, avec des classes bilingues toujours remises en cause ».

Pour la suite de la scolarité, elle veut « redonner ses lettres de noblesse à l’apprentissage », qui a été « massacré », et cite l’Allemagne, où « les grands patrons sont souvent issus de l’entreprise, en ayant commencé comme apprentis ».

Le modèle allemand inspire aussi le parti pour son écotaxe sur les poids lourds, qui « n’apporterait que des avantages ». Autre source d’inspiration germanique : l’autonomie financière des Länder. « Si nous étions autonomes, avance Pierre Peresson, nous n’aurions pas à implorer des dotations à Paris. » Qu’on ne vienne pas lui parler de repli financier ou identitaire. Il bondit en entendant ce mot, se targue de tout folklore ou passéisme et clame l’« ouverture à 360°» de l’Alsace.

Et rebondit de plus belle sur les questions actuelles, comme le GCO, qui « ne règle pas les problèmes, mais les déporte », faisant perdre « des hectares de bonnes terres ». L’exemple type, selon les candidats, de cette « absence de concertation » contre laquelle ils luttent au quotidien.

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