Morgane Keck

Morgane Keck

Morgane Keck

Candidate dans la 4e circonscription du Bas-Rhin

MORGANE KECK (24 ans) est la candidate du Nord du Grand Ried, de l’Ackerland et du Kochersberg, ce cher Kocherschbari qui fut le cadre, en novembre 2015, à Truchtersheim, d’un grand meeting d’Unser Land dans sa campagne des régionales contre la fusion qui allait conduire au Grand Est. L’ancien conseiller général de Truchtersheim Jean-Daniel Zeter y avait manifesté son soutien à notre combat, tout en expliquant les raisons de son retrait de la vie politique : il souhaitait laisser la place aux jeunes. Il aura été entendu. Voilà la jeunesse alsacienne qui reprend le flambeau de la lutte pour nos droits dans ce terroir si authentiquement alsacien, qui a toujours plébiscité les défenseurs de la Heimet, les Zeter et les Hoeffel. Et quelle jeunesse ! MORGANE KECK sera probablement la benjamine de la nouvelle Assemblée nationale, nous l’espérons !

Mais si le jeune âge de MORGANE KECK est un motif d’espoir, il n’est pas un argument électoral. La raison pour laquelle cette candidate doit recueillir les suffrages des Alsaciens est son mérite, son endurance à défendre la cause alsacienne, jusqu’à incarner, au mois de décembre dernier, un Christkindel venu réégayer, devant la cathédrale de Strasbourg, un marché de Noël qui a perdu son nom. Le mérite, aussi, de cette titulaire d’un bac pro commerce, qui a déjà travaillé en CDD dans différents domaines (petite enfance, vente, aide à la personne, événementiel), de faire une parenthèse dans sa vie professionnelle pour consacrer du temps à la défense de ses idées. A l’écoute, sincère et consciencieuse, MORGANE KECK fera une excellente députée. Alors, même si ce n’est pas la saison, la question qui résonnait autrefois en décembre dans les campagnes alsaciennes est maintenant posée aux électeurs : « Darf ein Christkind hinein? »

Présentation de Morgane Keck dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Retrouvez l’article sur le site des DNA

 

législatives – Circonscription n° 4

Morgane Keck, une voix pour l’Alsace

Elle a mis brièvement entre parenthèses sa vie professionnelle pour se consacrer à la campagne dans sa circonscription de Strasbourg- campagne. Morgane Keck, 24 ans, porte les couleurs d’Unser Land, le parti autonomiste alsacien.

Le premier engagement de Morgane Keck remonte à la réforme territoriale de 2014. Après avoir battu le pavé avec des Bretons contre la dissolution des régions historiques dans 13 régions XXL, elle adhère à Unser Land en janvier 2016.

« Je me suis toujours intéressée à la politique », assure cette habitante du Stockfeld qui a grandi à Oberschaeffolsheim et Lingolsheim, au cœur de Strasbourg-campagne. Au collège, elle visite l’Assemblée nationale aux côtés du député-maire Yves Bur. « J’avais déjà envoyé une proposition de loi en… CM1, avec l’Assemblée des enfants ! » Surtout, elle a été de presque toutes les marches et les réunions publiques du collectif « GCO, non merci ! » Là, elle entend parler ferroutage, transports en commun et covoiturage. Et s’exprimer parfois. « Je prends la parole quand on me la propose », sourit-elle. Le GCO, elle en est persuadée, peut encore être stoppé. « Tout peut se défaire. »

Après une courte expérience professionnelle dans la vente, la petite enfance, l’animation et l’aide aux personnes âgées, elle s’est mise en disponibilité pour les législatives. Jeune et femme, elle avait tout pour se présenter. « Nous sommes attentifs aux nouveaux talents », assure son suppléant Jérôme Goepfert, 36 ans, un régionaliste canal historique – il a rallié l’association Fer’s Elsass en 2002, bien avant la naissance d’Unser Land, dont il est le responsable bas-rhinois.

Fan du Racing, dialectophone et à moitié Allemande par son père, Morgane Keck n’est pas la seule candidate régionaliste de la circonscription : Jacques Cordonnier, d’Alsace d’abord, est aussi en campagne. « Eux, c’est le passé. Nous, on représente l’avenir, j’en suis la preuve », assure-t-elle. Surtout, le discours anti-migrants d’Alsace d’abord n’est pas le sien. « L’identité alsacienne est une identité ouverte », prône le binôme.

Son programme ? Le retour de la Région Alsace, évidemment, avec un parlement régional et une démocratie directe à la suisse, les « domaines régaliens » restant réservés à l’État français. Mais aussi la fin de l’étalement urbain (« À Lingolsheim, tout est bétonné ») et l’avènement des circuits courts, l’enseignement de l’alsacien aux tout-petits en préambule à l’allemand, l’autonomie fiscale… « Nous sommes le troisième parti en Alsace, avant le PS. Les Alsaciens doivent se prendre en main pour sortir du Grand Est. Plus le temps passe, plus ce sera difficile. »

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