Lucien Baltzer, 63 ans, technicien de méthodes à la retraite, est ancien salarié de Zaegel Held à Obernai. Militant culturel alsacien de longue date, il consacre son quotidien au service de ses concitoyens et à la promotion de l’identité alsacienne.

Ginette Godenir, 63 ans, est commerçante à la retraite.

 

 

 

 

 

 

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Ces prochains jours, j’irai à votre rencontre. Je vous donne rendez-vous devant les panneaux électoraux, entre 11h et 13 h les jours suivants :

  • le lundi 7 mars à Zellwiller
  • le mardi 8 mars à Valff
  • le mercredi 9 mars à Niedernai
  • le jeudi 10 mars à Meistratzheim
  • le vendredi 11 mars à Krautergersheim
  • le samedi 12 mars à Innenheim

 

Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,
il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :
– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,
– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

  1. Créer à Obernai une technopole spécialisée dans le secteur agroalimentaire
  2. Soutenir les demandes des parents pour l’ouverture de classes bilingues et d’accueil périscolaire
  3. Etendre le bilinguisme scolaire aux communes voisines d’Obernai
  4. Soutenir les troupes de théâtre alsacien
  5. Rouvrir la voie ferrée Rosheim – Saint-Nabor pour l’exploitation touristique
  6. Moderniser les gares et parkings de gares SNCF dans le canton
  7. Construire des parkings de covoiturage aux entrées d’autoroutes du canton
  8. Réaliser des pistes cyclables sécurisées
  9. Favoriser le maintien des terres agricoles, vignobles et terres de culture
  10. Sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées

Dernières Nouvelles d’Alsace – Jeudi 17 mars 2011

Sondages et débat nucléaire

Alors qu’une abstention record est pronostiquée pour les cantonales de dimanche, se posent encore d’autres questions qui pourraient influer sur les résultats. Quelles répercussions auront les sondages nationaux d’avant-présidentielle et la polémique sur le nucléaire née de la catastrophe du Japon ?

Quel sera le taux de participation, et donc d’abstention, dimanche à l’élection cantonale à Obernai ? Les observateurs prévoient une abstention record au niveau national.

Mauvaise image des politiques, méconnaissance du rôle des conseillers généraux expliqueraient entre autres ce phénomène de désintérêt au plan général. Mais dans le canton d’Obernai ? Stylo et carnet de notes en main, petit tour sur le parking de l’hypermarché d’Obernai mercredi, lieu de brassage social s’il en est, pour prendre la température auprès de quelques habitants du canton.

Iront-ils voter ? Jean-Louis, 60 ans, jeune retraité de Krautergersheim, répond qu’il vote toujours. « On n’a pas le droit d’être indifférent à ce qu’il se passe. »

Mylène, 22 ans, du même village, ne sait encore pas si elle se déplacera aux urnes : elle n’a pas fait son choix entre les quatre candidats : « Ils ont tous des programmes avec quelque chose »

Colette, 48 ans, de Niedernai, ne votera pas. Elle s’avoue non sensibilisée à la politique. De toute façon, « ils promettent et ne font rien ! » Quant à Pierre, 43 ans, d’Obernai, il votera, « par devoir civique ».

Les suffrages, les observateurs le reconnaissent aussi, risquent d’être influencés par les sondages nationaux d’avant-présidentielle. Lesquels boostent Marine Le Pen (FN) et enfoncent Nicolas Sarkozy (UMP). Alors, quelles retombées possibles sur le sortant Bernard Fischer (UMP) et l’un des challengers, Christian Cotelle (FN) ?

Pas d’incidence, dit Jean-Louis, « la cantonale reste dans un contexte local ». Mylène pense que « ça peut jouer un peu ». Pierre estime qu’un vote protestataire peut se manifester dimanche, les gens étant « actuellement mécontents ».

Et qu’en pensent les candidats eux-mêmes ? La question représente un exercice intéressant, avec des réponses livrées “brut de décoffrage“. A nos lecteurs d’appliquer les grilles de lecture en fonction de la couleur de l’émetteur d’opinion.

Lucien Baltzer, le candidat de Unser Land, estime que le sondage national d’aura pas d’incidence sur un « électorat alsacien stable ».

Baltzer suspend sa campagne par solidarité

Bruno Freyermuth (PS-Les Verts-Europe Écologie) ne « veut pas rentrer dans le débat qui concerne Le Pen et Sarko ». Il aurait préféré qu’on le questionne sur la bonne cote de Strauss-Kahn. Et puis, « l’élection reste locale et c’est ce qui déterminera les gens. »

Bernard Fischer confie avoir rencontré beaucoup de monde, et que peu parlent du national. L’essentiel des échanges porte sur les enjeux locaux.

Christian Cotelle estime que le sondage risque d’avoir une influence, mais qu’il ne faut pas non plus se tromper d’élection. Il ne prévoit pas de reports de votes de Fischer vers lui-même. En revanche, des électeurs sympathisants du FN pourraient passer de la position d’abstentionniste à celle de votants effectifs… pour Cotelle.

Reste l’autre phénomène du moment, international et dramatique : la catastrophe du Japon qui relance subitement le débat sur le nucléaire. Et si ça profitait aux écologistes ? Campagne électorale oblige, on ne sonde pas en France. Mais en Allemagne, les écologistes ont gagné trois points. A Obernai, sera-ce un plus pour Freyermuth, soutenu par Les Verts et Europe Écologie ?

Oui franc pour Pierre, notre habitant de Krautergersheim, qui s’avoue une sensibilité verte. Et il hésite encore entre vote utile et vote militant « pour défendre l’environnement »

Mylène et Pierre prévoient une légère incidence de la catastrophe nucléaire sur le vote écologiste.

Les candidats sont partagés. Lucien Baltzer entrevoit une légère incidence. « Les gens sont marqués, mais il ne faut pas réagir à chaud non plus ». Le candidat d’Unser Land explique d’ailleurs qu’il suspend sa campagne électorale, « dans un souci de décence et de solidarité avec le peuple japonais ». Il réclame la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Bruno Freyermuth imagine une légère influence sur le scrutin, mais, « partisan d’un débat axé sur la raison », il ne veut pas non plus « exploiter telle ou telle situation ». Bernard Fischer ne pense pas à une répercussion de la catastrophe nucléaire sur le vote local. Il reconnaît quand même que « toute la vision qu’on avait du nucléaire est remise en cause. Il faudra se poser les bonnes questions. » Et Christian Cotelle, pour qui Les Verts ne sont pas les seuls à proposer des solutions, estime que dans leur grande majorité, les électeurs de dimanche ne vont pas exprimer leurs inquiétudes sur le nucléaire.

Claude Robinet


Dernières Nouvelles d’Alsace – Mardi 1er mars 2011

Lucien Baltzer : bilinguisme et écologie

Lucien Baltzer, 62 ans, technicien retraité, représentera le parti Unser Land. Cet habitant d’Eichhoffen est un nouveau venu sur la scène de la politique locale.

À 62 ans, Lucien Baltzer, un habitant d’Eichhoffen, viendra représenter les couleurs du nouveau parti régionaliste Unser Land dans le cadre des cantonales des 20 et 27 mars. Son mouvement est nouveau en politique, puisque créé en 2009. Lucien Baltzer, ancien technicien méthodes de l’industrie mécanique, père de deux enfants, y a adhéré l’an dernier.

 

DNA. Pourquoi ce choix politique ?

Lucien Baltzer. J’ai travaillé au cours des quinze dernières années dans une entreprise allemande de Betschdorf, donc dans la culture allemande. À la retraite, je me suis rendu compte que je ne retrouvais plus cette situation bilingue qui était celle de l’entreprise.

En me posant la question, j’ai acquis un autre regard sur la politique nationale. Et moi qui avais toujours été assidu pour voter, je ne me sentais plus concerné par la politique parisienne. C’est pour cette raison que j’ai recherché une manière de défendre la langue.

Comme définir Unser Land ?

C’est un parti régionaliste qui se revendique de l’esprit des autonomistes (…). La France est l’un des rares pays d’Europe à ne pas compter de région autonome.

Quel bénéfice pour l’Alsace ?

La langue est le meilleur moyen de tirer parti de la proximité avec l’Allemagne ou la Suisse.

Où situez-vous Unser Land sur l’échiquier politique ?

Entre le centre-gauche et le centre-droit. Pourtant, quand je dis que je suis à Unser Land, les gens me regardent de travers, en pensant à Alsace d’Abord. Et j’ajoute que nous sommes aussi un parti écologiste.

Quel est votre état des lieux économique pour le canton, et quelles sont vos propositions ?

Pour être franc, il n’y a pas beaucoup de chômeurs en Alsace et des choses ont été faites sur le plan économique [NDRL: cette phrase a été sortie de son contexte]. Obernai a de l’industrie, du tourisme et la région agricole est riche. Je propose en plus la création d’un technopole spécialisé dans le secteur des biotechnologies agroalimentaires et agroenvironnementales. Ce genre de structure n’existe même pas en France. Ici, le cadre est tout indiqué.

Votre politique en matière de langues ?

Il faut aller plus loin dans les langues. En Alsace, un jeune doit même être trilingue. En matière de culture, il faut aussi soutenir aussi le théâtre en français ; il ne s’agit pas d’être sectaire.

Dans le secteur du tourisme ?

La voie ferrée entre Rosheim et Saint-Nabor devra absolument être ranimée, avec un prolongement par télécabine vers le mont Sainte-Odile.

Mais ce n’est plus canton d’Obernai ?

Le mont Sainte-Odile est lié à Obernai. Il n’y a pas à créer de frontière artificielle.

Comme parti à vocation également écologique, vous devez avoir des propositions pour les transports ?

Je suis moi-même un grand utilisateur du vélo et du train. Un tram-train comme celui de Mulhouse n’est pas satisfaisant. On ferait mieux de moderniser la voie actuelle des trains régionaux entre Strasbourg et Sélestat via Molsheim. C’est-à-dire la remettre en état, moderniser les gares et surtout prévoir de vrais parkings près des gares. Les parkings actuels sont insuffisants. Tous ces aménagements coûteraient moins cher que le tram-train, lequel n’apportera pas grand-chose de plus.

Et l’agriculture fait aussi partie des thèmes de l’écologie. Les terres agricoles sont menacées. Il est indispensable de les maintenir. Obernai a subi une extension trop importante vers l’est, au détriment des terres agricoles. Il s’agit de trouver d’autres solutions, comme la réutilisation des friches industrielles, mais pas pour y implanter des supermarchés et leurs parkings qui neutralisent beaucoup d’espace.

Propos recueillis par Claude Robinet

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