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L’article des DNA du dimanche 7 janvier 2018 consacré à l’organigramme du Conseil Régional Grand Est présente un « gouvernement Rottner » dans lequel les 15 vice-présidents sont gratifiés du titre de « ministres ».

S’agit-il d’un trait d’humour voire de dérision de la part du journaliste ? Ou les élus du Conseil Régional pèchent-ils par vanité au point de perdre le sens des réalités et de la mesure ? En effet, ce n’est pas parce que la Région a augmenté de taille, que le rôle des Conseillers Régionaux a gagné en importance. De fait les pouvoirs décisionnels ou tout simplement politiques des 169 élus, y compris de la trentaine que distinguent les titres et suppléments d’indemnités de conseillers délégués ou de vice-présidents, restent limités par le cadre strict des compétences déterminé par le pouvoir central (le seul véritable gouvernement) et par la faiblesse du budget mis à leur disposition. Ainsi la « ministre » en charge des lycées est réduite à gérer les agents d’entretien, la restauration scolaire et les bâtiments, mais n’est pas concernée par l’activité pédagogique.

Si gouvernement régional et ministres il y a, c’est plutôt chez nos voisins européens, notamment dans les Länder allemands. L’exemple qui fait rêver nombre d’Alsaciens vient de la Sarre, où la Ministerpräsidentin, Annegret Kramp-Karrenbauer, porte un projet spécifique, avec le blanc seing de Berlin : elle a décidé et se donne les moyens de faire de son Land une région bilingue allemand-français d’ici 2043. Inconcevable dans nos régions françaises, soumises à l’autorité et la tutelle financière de Paris !

Le Land Bade-Wurtemberg (35 751 km2) dispose d’un budget de 48 milliards par an, soit 17 fois celui du Grand Est (2,8 € milliards/an, 57 433 km2)). Son gouvernement est composé de 10 ministres autour d’un Ministerpräsident, assistés de 9 secrétaires d’État. Les titres ne sont pas usurpés puisque les Länder exercent des compétences d’État en relative souveraineté. Par définition et quelle que soit leur taille ils sont des républiques parlementaires membres d’un État fédéral (parlamentarische Republik, teilsouveräner Gliedstaat eines Bundesstaates). À noter que pour une population deux fois plus importante en nombre que celle du Grand Est (10,51 M contre 5,56), les élus du Bade-Wurtemberg sont 144, là où les élus grandestiens sont 169 – auxquels il faudrait rajouter 400 conseillers départementaux en charge de missions complémentaires dans le même périmètre. Pléthoriques, mais peu utiles.

Philippe Richert se rêvait gouverneur. Jean Rottner s’entoure de ministres. E Bändele, e Plätzele, et le peuple alsacien passe à la trappe !

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