DNA 25/08/2016

Dans un courrier adressé à Laurent Furst, le maire de Colmar se montre très virulent contre l’initiative du député-maire de Molsheim, « Rendez-nous l’Alsace », et sa pétition qui a recueilli 5000 signatures.

La pétition « Rendez-nous l’Alsace », initiée par Laurent Furst, député-maire (LR) de Molsheim, a donc recueilli 5 000 signatures et parmi celles-ci, 100 maires de communes alsaciennes. Et il semblerait bien que Gilbert Meyer, ne l’ait pas signée… Dans un courrier adressé à Laurent Furst, le maire de Colmar se montre en effet virulent contre cette initiative: « Pourquoi revenir en agitant les manches, et laisser augurer aux Alsaciens un tas d’avantages, qui n’est que de la poudre aux yeux? », écrit-il ainsi.

Gilbert Meyer rappelle qu’il a « toujours été opposé » à la fusion des collectivités territoriales, tout en défendant « une gestion commune des services », c’est-à-dire une « mutualisation » plutôt qu’une « fusion » qui elle, « ne conduit pas à des économies ».  « Un accord contractuel entre collectivités suffirait », prétend-il. « Lors des discussions préalables au référendum d’avril 2013, le rappel des attributions de la Région et des deux départements montrait bien que la quasi-totalité des compétences des trois collectivités pouvaient être mutualisées, sans fusion, appuie le maire de Colmar. A l’image de ce qui se fait dans les relations entre les communes et leur intercommunalité. » M. Meyer cite Colmar Agglomération en exemple.

Gilbert Meyer va plus loin, voyant de la « démagogie » dans le positionnement de Laurent Furst: « Votre positionnement fragilise l’Alsace et Philippe Richert en tête, au sein de la Région Grand-Est. Comment pouvez-vous vous permettre de savonner ainsi la planche à ceux qui essayent aujourd’hui de parler d’une seule voix pour l’Alsace, alors que vous tentez d’installer la discorde? Comment peut-on faire rêver les Alsaciens, prétextant qu’une collectivité unique pourrait nous permettre de nous séparer du Grand-Est?

Cherchez-vous aussi à redonner des couleurs à l’autonomisme? ». L’édile colmarien rappelle certaines manifestations de l’époque du référendum, lors desquelles fleurissaient les drapeaux rot un wiss: « Je dis avec force que la République est française et non alsacienne ».

M. Meyer s’étonne qu’on veuille fusionner les deux départements « alors que le courage politique n’est pas là pour fusionner les services qui font double emploi ». Il cite l’exemple de l’ADIRA, « service économique maintenu par les deux départements, alors que la compétence économique est du ressort de la Région ». « Le budget avoisine les 9 millions d’euros », déplore-t-il.

La rentrée politique s’annonce chaude.

Voir ci-dessous le courrier de Gilbert Meyer adressé à Laurent Furst

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