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À Truchtersheim, la liste que composent Unser Land et ses alliés a plaidé pour le « détricotage » de la réforme régionale, pour redonner vie aux régions authentiques.

jean-georges-trouillet-devant-la-tribune-ou-temoignent-ses-soutiens-photo-dna-j-c-dorn-1448578458Le sapin, à l’angle de la tribune, était décoré de rouge et blanc. Rot un Wiss , donc aux couleurs des drapeaux alsaciens brandis dans la salle du Terminus. Et aux couleurs de la grande banderole déroulée par un cortège d’Alsaciennes en coiffe qui a entouré le public en début de réunion publique.

La liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions » a choisi de présenter des « témoins » pour étayer son point de vue. L’écrivain Pierre Kretz, par exemple, a déploré que Philippe Richert ait pu dire, à propos de la réforme territoriale « On n’a pas le choix ». C’est « un propos de fonctionnaire, pas d’élu », a déploré l’ancien avocat.

« Réveiller les énergies citoyennes »

Il a aussi fustigé le « fatalisme » des Alsaciens et les a invités à « profiter de ce qui se passe en ce moment pour réveiller les énergies citoyennes ». L’avocate Sandrine Walter (Les Alsaciennes unies) a souligné que « cette réforme nie l’évidence qui veut que la décision publique soit prise au plus proche des citoyens » dans un système qui combinerait « autonomisme et fédéralisme ». Vincent Goulet (Alternative & Autogestion) a justifié la nécessité d’une Alsace dans sa frontière, mais qui « la vive comme une interface et ne se replie pas sur elle-même ».

Deux conseillers régionaux du Val d’Aoste (Italie) ont expliqué le statut d’autonomie de cette région « à statut spécial » et à législation propre depuis 70 ans.

Nadia Hoog et Andrée Munchenbach, têtes de liste des deux départements alsaciens, ont détaillé leur engagement. « Unser Land remet en cause le système politique établi » et « veut être un projet de démocratie », a indiqué la première. « Cette mégarégion va nous coûter 1,5 million d’euros de plus chaque année en indemnités d’élus », a ironisé la seconde.

Intermèdes musicaux, table ronde, avec notamment Alice Morel, Jean-Daniel Zeter ou Bernard Wittmann : la scène se remplit peu à peu des composantes politiques et intellectuelles qui soutiennent la liste.

En fin de soirée, la tête de liste régionale, Jean-Georges Trouillet, a détaillé ses espoirs. « Oui, ces élections régionales seront un tournant pour notre région, pour nous et nos enfants. Et j’insiste sur ce mot « nos enfants », car nous ne faisons qu’emprunter l’Alsace pour la transmettre aux générations futures. Et quelle Alsace voulons nous leur transmettre ? », a-t-il interrogé.

« L’Alsace doit se libérer du carcan jacobin et prendre son destin en main », a plaidé Jean-Georges Trouillet. Pour cela, ce n’est ni au FN, « une menace pour l’Alsace, sa langue sa culture », ni à Philippe Richert qu’il fait confiance. Mais à un peuple qui prenne «son destin en main».

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