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Présent dans une vingtaine de cantons, le parti régionaliste y a presque partout réalisé un score à deux chiffres, affirmant son implantation du nord au sud de l’Alsace.

 

 

 

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Hormis les deux cantons strasbourgeois où il s’était aventuré, où il dépasse tout juste les 5 %, le parti Unser Land a obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés dans tous les cantons alsaciens – une vingtaine – où il présentait des candidats au premier tour des départementales. Mais aucun d’entre eux n’a pu se maintenir pour le second.

« On a clairement favorisé les cantons ruraux, sachant que c’est là que l’identité alsacienne est la plus forte. C’est aussi là, logiquement, que nous avons eu le plus de candidats », explique Jean-Georges Trouillet, vice-président et porte-parole du mouvement régionaliste.

« L’étiquette Unser Land représente quelque chose »

Lui-même candidat à Wintzenheim (16,55 %), il se réjouit d’un score « relativement homogène » du nord au sud de la région, avec une moyenne de 15 % (si on ne prend en compte que les cantons où Unser Land était présent) et des pointes dans les cantons de Saint-Louis (24,36 %) comme de Wissembourg (20,10 %), de Masevaux et Guebwiller (plus de 17 %) comme d’Obernai (18,76 %). La barre des 20 % est franchie dans une centaine de communes, celle des 30 % approchée ou dépassée dans une vingtaine, comme Ungersheim, Hésingue, Attenschwiller, Mittelbergheim, Michelbach…

« Globalement, ces résultats confirment ce qu’on avait senti pendant la campagne, au contact des gens, une vraie attente par rapport à nos propositions et notre démarche. L’étiquette Unser Land représente quelque chose, constate Jean-Georges Trouillet. C’est un gros score au sens où Unser Land n’est pas une formation nationale, ne bénéficie d’aucun financement public, et beaucoup de candidats se présentaient pour la première fois à des élections. Notre score nous installe comme l’une des principales forces régionalistes de l’Hexagone, avec un niveau comparable à ceux observés au Pays basque. Que ce soit en Alsace ou à Paris, on ne peut pas faire comme s’il ne s’était rien passé. Un message fort a été envoyé, il faudrait bien l’écouter et dépasser les analyses parisiano-centrées, limitées aux scores du PS, du FN et de l’UMP. »

Ni PS, ni FN, ni UMP au second tour

Pour le second tour, Unser Land ne donne aucune consigne de vote et suggère à ses électeurs de glisser dans l’urne un bulletin à son nom. « Tous nos candidats sont sur la même longueur d’onde, il y a unanimité , affirme Jean-Georges Trouillet. Environ la moitié des candidats sont novices en politique, ils sont venus à nous parce qu’ils voyaient que les autres partis ne défendaient pas l’Alsace. Ils n’ont pas fait cette démarche pour appeler aujourd’hui à soutenir d’autres partis. »

Regrettant un mode de scrutin défavorable et la « pollution » de ces élections locales « par les débats nationaux » , le porte-parole d’Unser Land estime sa formation « confortée » pour les prochaines élections régionales. « Ça nous pousse à amplifier la mobilisation, à approfondir notre enracinement local et à étoffer notre programme. »

Problème : il est probable que les partis devront présenter des candidats dans l’ensemble de la nouvelle région, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. « En Lorraine, nous avons des amis, qui ont créé un parti des Mosellans. Mais en Champagne-Ardenne, il n’y a pas de régionalistes, à notre connaissance. On va étudier ça tranquillement… »

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