Le candidat (Les Républicains-UDI-MoDem) a demandé une participation de 2 500 euros à ses colistiers en position éligible pour financer sa campagne dans le Grand-Est. Xavier Bertrand dans la région Nord-Picardie demande 7 000 euros. 

Pour être en position éligible sur la liste de Philippe Richert, candidat Les Républicains-UDI-MoDem dans la région Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, il faut débourser 2 500 euros. Le candidat a assumé ce vendredi sur France Bleu avoir demandé cette somme à ses 90 candidats éligibles sur les dix départements de la future région. Un moyen de réunir 250 000 euros pour financer la campagne du président sortant de l’Alsace. La place est toutefois moins chère que dans le Nord-Picardie ou dans les Pays-de-Loire.

Pour M. Richert, le système de paiement de place en cas de position éligible «a toujours fonctionné comme ça» assume-t-il. «Cela n’a jamais posé de problème assure-t-il». «Nous n’avons pas mis la barre trop haute pour justement de ne pas créer de barrière» se défend-t-il craignant déjà des attaques de ses opposants. Il assure par ailleurs avoir réalisé un emprunt bancaire en son nom pour financer l’intégralité de la campagne.

Le candidat du Grand-Est n’est pas la seule tête de liste des Républicains à avoir demandé à ses colistiers de signer un chèque. Dans le Nord-Picardie, Xavier Bertrand a demandé 7 000 euros à ses candidats en position éligible sur sa liste. Une somme qui avait provoqué la polémique dans cette région qui pourrait être emportée par Marine Le Pen. «S’il n’y a pas le chèque de 7.000 euros en face de votre signature, vous aurez beau être le roi de Chine, vous ne serez pas sur la liste» a assuré son directeur de campagne, Gérald Darmanin qui l’aurait dit lors d’une réunion interne rapportée par La Voix du Nord. L’intéressé a précisé qu’il s’agit d’un prêt remboursable pour boucler un budget de campagne qui s’élève à 1 million d’euros tandis que M. Bertrand a effectué un emprunt personnel de 200 000 euros.

Le PS et le FN ne demandent pas d’argent aux candidats

Dans cette région Nord-Picardie, le FN de Marine Le Pen n’a pas demandé d’argent à ses candidats mais a réalisé un emprunt de 500 000 euros auprès de l’organisme de financement du parti. Au PS, pour une campagne de 700 000 euros, un emprunt personnel du candidat a été contracté  tout comme Europe-Ecologie-Les-Verts pour 415 000 euros.

Le candidat Les Républicains des Pays-de-Loire quant à lui a demandé 4 500 euros à ses candidats éligibles.

Dans le Grand-Est, le candidat (PS) Jean-Pierre Masseret a fait un emprunt de 770 000 euros auprès des dix fédérations socialistes des départements de la future région. Ces fédérations sont financées grâce à un versement mensuel de 10% des indemnités des élus (maires, députés, sénateurs, élus régionaux, municipaux et départementaux…). Le PS n’a pas demandé aux candidats éligibles de participer financièrement même s’il compte sur des dons basés sur le volontariat. Même constat au FN où Florian Philippot a contracté un emprunt personnel de 250 000 euros estimant qu’il n’a pas à demander d’argent à ses candidats ne voulant pas donner l’impression que l’on «achète sa place».

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