Le Roi est mort

L’élection présidentielle et la personnalisation extrême du pouvoir sont l’expression ultime du centralisme français dans le prolongement de l’absolutisme royal. Elles sont une exception archaïque en Europe, où des formes diverses de fédéralisme répartissent les responsabilités et élargissent le débat.

La mère des réformes consisterait pour le nouveau chef de l’État à remettre à plat les institutions de ce pays en ouvrant la voie à l’autonomie régionale et à la démocratie directe, selon les principes de la charte européenne de l’autonomie locale, bafouée par le gouvernement précédent. Cependant, après les 49.3 de M. Valls, les ordonnances annoncées pour lancer le quinquennat annoncent de nouvelles désillusions à ceux, nombreux, qui ont voté par défaut, ont voté blanc ou se sont abstenus. Seraient-ils si peu entendus ?

Alors que ces élections présidentielles n’ont offert aux Alsaciens que des choix par défaut, notamment au second tour. Les prochaines élections législatives seront un véritable troisième tour dans lequel nos concitoyens auront enfin la possibilité de faire entendre la voix de l’Alsace, ignorée jusqu’ici par M. Macron. C’est le sens des candidatures d’Unser Land dans les 15 circonscriptions alsaciennes.

Share This