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Par Michel Haering…


 

Standard & Poor’s , qui en octobre 2014 pressait le gouvernement socialiste de mettre en œuvre le Pacte de responsabilité et la réforme territoriale, fait aujourd’hui marche arrière en faisant tomber l’un après l’autre les principaux arguments en faveur de la fusion des régions.
Selon l’agence de notation, la soi-disant réforme ne va pas générer d’économies. Où sont donc passés les 10 milliards d’euros annoncés ?
Au contraire, il faudra s’attendre à des coûts supplémentaires. Au lieu de mutualiser les services, on va les dédoubler !
Le niveau d’endettement des régions françaises est déjà jugé élevé. Mais là aussi, on s’attend à une progression d’ici 2017.
Argument phare du gouvernement : la taille des nouvelles entités territoriales :
Les nouvelles régions françaises afficheront en moyenne 5 millions d’habitants, ce qui les aligne sur les Länder allemands, devant les régions belges (4 millions ) et les italiennes ( 3 millions).
Comparées à leurs voisines, leurs compétences seront infimes et leur poids budgétaire faible, voire ridicule toujours selon S&P.
Le budget de l’ensemble des régions françaises était en 2014
de 25,5 milliards d’€ contre 23,1 pour la seule Lombardie et 23,3 pour la Catalogne.
Autre comparaison éloquente, chez nos voisins d’Outre-Rhin,
les budgets du Bade-Wurtemberg (BW), de la Bavière (Bayern) et de la Rhénanie-du- Nord -Westphalie (RNW) affichent respectivement 42,1 ; 49,9 et 61 milliards.

En Jacobinie, exception française oblige, on marche sur la tête. La taille d’une région sera toujours inversement proportionnelle à son poids budgétaire . L’hypothétique méga-région ACAL, avec ses 5,6 millions d’habitants répartis sur une superficie de plus de 57000 km² y fera figure de nain budgétaire.

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