Tout d’abord, un grand merci à nos amis et excellents organisateurs de l’Union Démocratique Bretonne pour la qualité des intervenants et des débats.
https://www.federation-rps.org/universit%C3%A9-d-et%C3%A9/universit%C3%A9-d-%C3%A9t%C3%A9-2020/
Ci-jointes, sans aucune prétention d’exhaustivité, quelques orientations clés discutées.

Nous avons échangé autour de la résilience territoriale. Nos territoires ont des problématiques parfois très différentes. Pourtant, étant donné le contexte global, partout la même impérieuse exigence d’autonomie locale.
Le fédéralisme, que nous sommes les seuls à porter en France, peut constituer une solution pour échapper au centralisme à outrance. Mais il est évident que, dans un pays très divers, il faudra trouver les mécanismes pour que les collectivités locales apprennent à se servir de la liberté de façon solidaire et responsable (toute une vision à changer).
Se pose d’ailleurs aussi la question de la manière avec laquelle R&PS pourrait intégrer d’autres peuples de France, qui n’ont pas de revendications de langue ou de culture spécifiques, bien que géographiquement situés dans des territoires oubliés par la République.

Au congrès, Paul Molac (notre député au palais Bourbon du groupe Liberté et Territoires ) et François Alfonsi (notre député au Parlement Européen) ont dressé un état des lieux de leur activité.
Paul Molac souligne l’ambiance « fin de règne » et les stratégies individuelles qui commencent à émerger en vue de s’assurer un avenir politique. Le projet de loi pompeusement appelé 3D (différenciation, déconcentration et décentralisation) se finira très certainement, parce que le jacobinisme est culturel, par une simple déconcentration, sous conditions et à la marge. Pas beaucoup d’espace donc à attendre pour notre CeA de ce côté-là.
François Alfonsi s’attache à faire évoluer les affaires en matière de défense des langues et cultures des peuples européens.
Dans un contexte global avec un risque réel de voir accéder aux manettes d’états importants les forces du repli sur soi, il est crucial que l’Union clarifie ses positions auprès des états afin que des violences, comme celles exercées par le gouvernement espagnol envers ses ressortissants catalans, engendrent des sanctions.

Enfin, nous avons eu la joie de voir Jean-Georges Trouillet, notre président, élu au bureau de R&PS. Nous connaissons sa valeur et lui souhaitons bonne chance dans cette fonction complémentaire au combat pour l’Alsace.

Car, ne nous voilons pas la face, les défis sont nombreux. Mais nous revenons confiant de Bretagne car nous ne sommes pas seuls en France et parce que nous savons que nous nous inscrivons dans un combat juste. Nous sommes persuadés qu’avec pédagogie, nous parviendrons à faire sauter certains verrous qui restreignent malheureusement la liberté de nos territoires. Mais pour cela, il nous faudra aussi être en mesure de susciter un engagement plus ferme des Alsaciens, biberonnés par des décennies au consensus mou.
L’enjeu est de taille car nous le savons désormais, le centralisme tue.

Délégation Unser Land
Paul Molac et François Alfonsi
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