DNALe binôme régionaliste Angélique Fischer et Christophe Schertz se présente « sans étiquette » aux élections départementales dans le canton de Reichshoffen mais avec le soutien du parti Unser Land.

 

 

Les candidats régionalistes aux élections départementales : Christophe Schertz et Angélique Fischer (au centre), entourés de leurs remplaçants Manon Glad et Franck Heinrich. PHOTO DNA – F.K.

Les candidats régionalistes aux élections départementales : Christophe Schertz et Angélique Fischer (au centre), entourés de leurs remplaçants Manon Glad et Franck Heinrich. PHOTO DNA – F.K.

La lutte contre la réforme territoriale a décidé Christophe Schertz, maire du village de Niedersteinbach, et Angélique Fischer, à se présenter aux élections départementales dans le canton de Reichshoffen. Leurs remplaçants sont Franck Heinrich, conseiller municipal d’Obersteinbach, et Manon Glad.

Dans leur tract, les candidats fustigent d’abord la politique du gouvernement pour sa décision de « supprimer la région Alsace en l’annexant à la Lorraine et la Champagne-Ardenne ». Un argument qui rappelle évidemment celui des régionalistes d’Unser Land dont ils ont « reçu le soutien » mais sans vouloir en faire étalage. « Au départ, on avait dit qu’on se présentait sans étiquette, alors on a préféré ne pas changer d’avis pour ne pas perdre notre crédibilité », explique Christophe Schertz qui précise que le parti leur a « donné un coup de main pour rédiger le flyer » de campagne. Même si le logo du mouvement alsacien n’apparaît pas, on y retrouve ses thèmes de prédilection : la défense du droit local, du régime d’assurance-maladie, des jours fériés, etc.

« On défend vraiment notre région »

Sur l’échiquier politique ils se situent « plutôt à droite » mais « pas aussi extrême que le Front national », précise Angélique Fischer qui voit sa candidature comme « une alternative au vote FN ». « Nous avons assisté à une de leurs réunions, il y a un gouffre entre leurs idées et les nôtres, confirme Christophe Schertz. Nous, on est ouvert à toute proposition, de tout parti politique, qui serait bonne pour les gens. » « Et on défend vraiment notre région », ajoute son remplaçant.

Ils croient encore pouvoir stopper la réforme territoriale validée par le Conseil constitutionnel. S’il est élu, le duo imagine donc d’organiser rapidement « un référendum » pour « demander aux Alsaciens s’ils sont pour ou contre la grande Région ». D’ailleurs, ils veulent « proposer des référendums pour toutes les décisions importantes ».

« Avec cette réforme, on se présente aux élections départementales sans savoir où on va. Il y a beaucoup de flou et des points d’interrogation sur ce que seront les compétences du Département », reconnaît la candidate. Quoi qu’il en soit, elle veut veiller à ce que l’institution « ne jette pas l’argent par les fenêtres » et « regarder les dépenses prioritaires et celles sur lesquelles on peut faire des économies ».

Le duo entend ainsi « subventionner le maintien et la rénovation du bâti ancien », « faire vivre le bilinguisme, le dialecte et la culture alsacienne », « soutenir le maintien à domicile des aînés », « aider les personnes en situation précaire en maintenant une partie des aides sociales à celles qui retrouvent un emploi, pour que ça vaille le coup d’aller travailler », « favoriser les aides aux petites communes et intercommunalités » ou encore « développer le tourisme dans ce canton superbe d’Oberbronn à Merkwiller-Pechelbronn ».

Pour tout cela, « il faudrait davantage de dotations de l’État », estime Christophe Schertz qui sait très bien que « les caisses du conseil général sont vides ». « C’est ça le problème des grandes régions : on décentralise les compétences puis on diminue les subventions. Il faut ensuite se débrouiller pour s’autofinancer. Et ça ne marche plus. »

Share This