Lionel Egloff et Caroline Anquez, candidats d’Unser Land aux élections départementales dans le canton de Guebwiller, projettent de « reprendre le pouvoir et redonner la parole aux Alsaciens ».

Jeudi 19 mars par Anne Thiébaut

Lionel Egloff et Caroline Anquez sont les candidats d’Unser Land dans le canton de Guebwiller. Un parti qui défend « une Alsace forte et fédérale ». DR

Lionel Egloff et Caroline Anquez sont les candidats d’Unser Land dans le canton de Guebwiller. Un parti qui défend « une Alsace forte et fédérale ». DR

« L’Alsace est dans une situation d’urgence, la politique qui est menée par des partis parisiens et leurs élus locaux depuis des décennies est un échec absolu », martèlent Lionel Egloff et Caroline Anquez, candidats d’Unser Land aux élections départementales dans le canton de Guebwiller.

Tous deux néophytes en politique, les représentants du parti régionaliste n’ont pas hésité à battre le pavé en enchaînant réunions publiques et tractages sur les marchés : « Notre candidature et les projets que nous portons ont été très bien accueillis par la population. Les réactions des gens étaient globalement positives. Sur le terrain, nous avons vraiment ressenti un ras-le-bol généralisé lié au fait que tout se décide à Paris. Les gens veulent que l’on décide en Alsace des projets qui concernent notre région. » Le parti a pour objectif de rallier à sa cause tous les citoyens opposés à la fusion de la région Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne : « On nous a imposé une réforme territoriale sans consulter les Alsaciens et ce que l’on voit dans les faits c’est que l’Alsace, qui était une région prospère, est en train de s’effondrer économiquement, elle perd son identité, elle perd son pouvoir. » Des projets pour les 18 communes du canton de Guebwiller ? Les candidats abordent ces élections « de façon générale. On ne connaît pas exactement quels seront les compétences et encore moins les budgets alloués au futur conseil départemental ». Les candidats d’Unser Land ont toutefois une priorité : « Revoir entièrement l’organisation du pouvoir des régions et en Alsace spécialement. Si l’on veut donner un avenir économique, culturel, linguistique à nos concitoyens, il faut qu’ils puissent décider localement des sujets qui les concernent. On a besoin d’institutions fortes. » Fervents défenseurs du droit local, du concordat et de l’enseignement bilingue, Lionel Egloff et Caroline Anquez n’en démordent pas : « Ces élections sont une opportunité pour l’Alsace et les Alsaciens. C’est maintenant qu’il faut reprendre les choses en main, qu’il faut construire, ces élections sont un message fort pour Paris. »

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