Unser Land condamne fermement les incendies de voitures qui ont eu lieu en Alsace à l’occasion du passage dans la nouvelle année et réfute tout lien avec le mouvement autonomiste alsacien. Que font nos élus ? Que fait le préfet Marx ?

Roland Ries a évoqué récemment dans les colonnes du Monde l’existence d’un « antisémitisme autonomiste ». Unser Land anticipe la dénonciation par le flamboyant maire de Strasbourg d’une « pyromanie autonomiste » et rejette tout lien avec les centaines de voitures incendiées en Alsace, et particulièrement dans l’agglomération strasbourgeoise, pendant la nuit du Nouvel An, mais également pendant les jours qui l’ont précédée.

Si le lancer de disques enflammés (Schieweschlàwe) est une tradition alsacienne multiséculaire, le fait de viser des voitures en constituerait un dévoiement condamnable. Unser Land ne tolérerait dans ses rangs aucun membre qui serait impliqué dans les feux rituels urbains de fin d’année, absurdes et criminels. Ces faux feux de joie, marquent une société déresponsabilisée et sans repères culturels partagés. Rajoutés aux agressions subies par les pompiers et les agents chargés de la sécurité publique , ils donnent de l’Alsace une image déplorable, dont la restauration nécessiterait bien la visite d’au moins un ministre régalien.

Unser Land regrette vivement que les gesticulations de Roland Ries n’aient pas eu l’effet dissuasif espéré. L’« appel au calme » du premier magistrat de la capitale de Noël n’a – comme on pouvait s’y attendre – pas empêché que de nombreuses familles modestes perdent leur voiture et entrent dans la nouvelle année d’une bien triste manière. Le spectacle « apocalyptique » qui s’est déroulé dans de nombreux quartiers strasbourgeois ne laisse pas d’interroger le bilan du mandat.

Et l’État, que fait-il ? Son représentant dans le Bas-Rhin, le préfet Marx, à la tête de toutes les légions de la province Grand Est, aurait dû mettre les bouchées doubles pour réaffirmer l’autorité de la France face au « climat de Brexit alsacien » qu’il dénonçait dernièrement dans Le Monde. Or, ce sont des scènes de « guérilla urbaine » (paroles de policier) qui ont entouré les incendies de voiture. Pouvait-on attendre autre chose d’un représentant de l’État incapable d’attraper des tagueurs de cimetières ?
Décidément, le citoyen alsacien, déjà mal gouverné, n’est même pas protégé. Vous avez dit « Brexit alsacien » ?

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