Unser Land dénonce les nombreuses attaques et atteintes subies au courant des dernières semaines par l’Alsace. Dans le même temps, le parti autonomiste alsacien relève des signes encourageants pour la renaissance d’une Alsace consciente d’elle-même.

Au vu de tout ce qui a été entrepris et dit ces dernières semaines, il apparaît que 2019 sera une année de lutte intense entre, d’une part, le « Grand Est » et ses alliés, qui referment leur piège, et, d’autre part, une Alsace qui reprend confiance en elle.

Il convient de rappeler qui sont les ennemis des Alsaciens dans leur combat pour la renaissance institutionnelle et culturelle :

  • Jean Rottner. Le président du « Grand Est » vise toutes les compétences qui pourraient échoir à la Collectivité Européenne d’Alsace. Il crée une mission de dialogue diplomatique transfrontalier et dépouille l’Agence de l’Attractivité de l’Alsace de ses compétences touristiques. Ce proche d’Emmanuel Macron dépense un « pognon de dingue » en publicités et, sous couvert de promotion de la langue régionale, fait accueillir les usagers des trains régionaux par « Wìllkomme ìn Grand Est » !
  • Gilbert Meyer. Le maire de Colmar avait largement contribué à l’échec du Conseil Unique d’Alsace. Il essaie maintenant — quand il ne fait pas la chasse aux couleurs rot ùn wiss chez les Gilets jaunes — de torpiller la Collectivité Européenne d’Alsace. Le refrain est le même qu’en 2013 : le siège de cette collectivité doit être Colmar.
  • L’État. Le vague projet de Collectivité Européenne d’Alsace à l’intérieur du « Grand Est » livré par la ministre de la Cohésion des territoires n’est pas de nature à satisfaire les Alsaciens. Jacqueline Gourault l’a rappelé : « C’est la Collectivité Européenne d’Alsace ou rien » ! Pendant ce temps, la représentation « nationale » reste sourde aux appels du conseil départemental du Bas-Rhin à ratifier la charte européenne des langues régionales.
  • Le monde des grandes entreprises, qui dissolvent les ancrages locaux. Pendant que les Grands Moulins de Strasbourg, repris par le groupe Advens, s’apprêtent à devenir les Moulins du Grand Est, les Associations Régionales des Industries alimentaires d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne fusionnent pour devenir l’ARIA « Grand Est ».

Cependant, des lueurs d’espoir sont visibles. Les dissensions entre Jean Rottner et André Reichardt ont abouti à la fracture. Au niveau national, il se dit que la question alsacienne n’est pas réglée. Dans l’« Info du vrai » (Canal+) du 21 décembre dernier, le géographe Gérard-François Dumont a parlé de la « désespérance » des Alsaciens. L’identité alsacienne s’affirme, de plus en plus décomplexée. Un exemple ? Le reportage sur le rot ùn wiss diffusé par Rund um. On a même eu la surprise d’entendre notre hymne, le Fahnenlied, dans « Quotidien » (TMC), pour un hommage aux victimes de l’attentat du 11 décembre.

Si les identités, pour le moment seulement fissurées, devaient être détruites par le « Nouveau Monde » d’Emmanuel Macron ou la « nouvelle région » de Jean Rottner, elles laisseraient la place au chaos des idéologies les plus violentes. C’est pourquoi Unser Land, tout en adressant ses meilleurs vœux au peuple alsacien pour 2019, exhorte ce même peuple à conserver une foi solide en l’Alsace.


Es lohnt sich !

Andrée Munchenbach
Présidente d’Unser Land

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