Liewi friend,
Bien au-delà de notre Alsace, les événements se sont précipités à une vitesse folle depuis l’élection de Donald Trump aux USA.
L’état de panique est manifeste en Europe chez ceux orphelins d’une référence qui garantissait une certaine ère de stabilité que l’on désignait parfois par « Pax Americana ».
À côté de ces bouleversements et remises à plat, on constate une quasi-euphorie chez ceux se réjouissent d’avoir trouvé un guide imprégné de solutions radicales, surtout en faveur des USA.
La culture de vassalisation de notre Europe n’est pas prête de s’arrêter.
En politique intérieure française, rien de neuf sous le soleil. Le gouvernement Bayrou est à la merci d’une nouvelle dissolution qui ne changera rien aux problèmes et défis réels auxquels il va falloir faire face. Le pays est devenu quasiment ingouvernable et le centralisme d’état tout-puissant est dans une impasse. Il reste néanmoins, le centralisme d’état reste arc-bouté sur ses prérogatives sans tenir compte des dommages dans les régions.
Cette situation globale doit nous encourager à rester ferme sur nos valeurs et démontre à quel point il est dangereux de baisser les bras, par fatalisme ou paresse, et laisser à d’autres les choix essentiels de notre propre destinée.
Il est évident que personne ne peut échapper aux réalités de ce monde. Mais l’Alsace, ses valeurs, ses spécificités, son héritage, sa langue, c’est plus qu’une marque pour des profits à court terme.
C’est aussi une philosophie, un humanisme, une souche culturelle, une vision d’avenir de dimension mondiale, et la commémoration des 150 ans de la naissance d’Albert Schweitzer, passés quasiment inaperçue en vieille France, devraient nous le rappeler. Nous ne pouvons laisser choir cet héritage et nous abandonner au chaos d’un système déclinant qui nous prive de nos atouts naturels.
Unser Land exhorte ainsi inlassablement le peuple Alsacien à reprendre son destin en main.Nous sommes les seuls à porter cette haute exigence indispensable aux Alsaciens, mais également utile au monde. Par exemple lorsqu’il est question du devenir de la construction européenne, il est convenu de rappeler la vocation alsacienne de réaliser un lien entre la France et l’Allemagne. Le glacis linguistique et culturel, désespérément monolingue francophone, que nous sommes devenus 62 ans après la signature du traité de l’Élysée, n’est pas à la hauteur du rôle que nous aurions pu et dû avoir et est un symbole de la mésentente grandissante entre les 2 pays.
Si notre situation est désormais compliquée, ne pas se battre aujourd’hui, revient à accepter la fatalité d’un avenir toujours pire.
Évidemment, les défaitistes se complaisent dans leur pensée de valets et ne comprennent pas notre détermination à sortir d’une structure aussi cocasse que celle du Grand Est, et nous taxent bêtement de repli sur soi. Ainsi, Philippe Richert aura poussé sa logique jusqu’à accepter la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron pour son œuvre. L’auteur de : « Passion d’Alsace : pour une région audacieuse et unie », a visiblement besoin de reconnaissance pour gommer de sa psyché les choix mortifères qu’il a docilement mis en œuvre. Pas sûr qu’une médaille suffira s’il lui reste des bribes de ses écrits passés.
Quoi qu’il en soit, nous devons garder le cap, car nous sommes les seuls à le porter. Nous le faisons parce qu’il y a encore en Alsace la flamme pour inverser la vapeur, pour que notre futur soit écrit par des Alsaciens éclairés et éclairants.
Pour préparer ce terreau fertile, nous avons organisé une Université d’Hiver au FEC à Strasbourgavec une thématique autour de l’aménagement du territoire et du tourisme.
Cette journée de travail a été un succès et démontre que les autonomistes ont vocation à s’emparer de tous les sujets locaux pour y amener une expertise spécifique.
Nous avons aussi eu l’immense satisfaction d’y voir des jeunes, intéressés et désireux d’approfondir notre cause. L’avenir leur appartient.
C’est pour cela, comme à chaque fois, que je renouvelle mon appel à votre générosité mais aussi à votre engagement. Si vous partagez cette vision et avez saisi de quoi il en retourne, n’hésitez pas à apporter votre contribution à la cause commune qui nous anime.
‘S Elsass esch unseri sàch, fer s’wohl von àlli.
Martin Meyer, vice-président