On peut aimer ou pas le graphisme de l’affiche de la CeA, mais une chose est sûre : elle ne
fait que mettre en avant les couleurs de l’Alsace et son texte met le doigt là où ça fait mal chez les adversaires de la cause alsacienne. Ce n’est pas le graphisme de l’affiche qui dérange certains, c’est le fait qu’elle rappelle l’injustice et le déni de démocratie dont l’Alsace est victime.
L’affiche rappelle que « l’Alsace n’est pas respectée, ni démocratiquement, ni
financièrement, ni institutionnellement ». Face à cette réalité politique accréditée par plus
d’une décennie de revendications constantes du peuple alsacien et d’une grande partie de
ses élus ainsi que d’innombrables sondages – tous unanimes à ce sujet – certains, comme M.
Bischoff, n’ont plus d’autre recours qu’une minable et ridicule réduction «ad hitlerum» qui ne repose sur rien. Aucun historien de l’art sérieux n’accréditera les propos de M. Bischoff. Et s’il faut interdire certaines combinaisons de couleurs, commençons par le costume alsacien et les cigognes.
Le jacobinisme de M. Bischoff est par contre avéré et de longue date. Rappelons que M.
Bischoff s’est opposé au référendum de 2013 et a dirigé le comité de soutien à la candidature de M. Chevènement à l’élection présidentielle de 2002.
Il est surprenant que l’on offre une tribune aux délires d’une personne qui ne représente
qu’elle-même et qui se sert de ses titres universitaires d’historien médiéviste pour intervenir
de façon diffamatoire dans un débat politique dans lequel il n’a aucune légitimité. Mais il faut
croire que la recherche de la vérité et du bien public n’était pas l’objectif premier de ceux
qui ont monté et qui entretiennent cette polémique.
Cette offensive n’a d’autre but que de déstabiliser la CeA et le mouvement alsacien en
général et surtout d’éviter du parler du fond. Car, oui, le peuple alsacien est méprisé. Et oui, tout le monde sait, même au plus haut sommet de l’Etat, que la région Grand Est est
illégitime et inefficace. Certains ne nous pardonnent ni notre constance, ni notre
attachement indéfectible à l’Alsace et à la défense des fondements même de la
démocratie. Et cela ne fait que renforcer nos convictions et notre détermination.
Jean-Georges Trouillet, président

