📣 Il y a 40 ans, Paris a arrêté la vérité au Rhin pour protéger des carrières, des fauteuils et une façade de contrôle.

Il y a quarante ans, le pouvoir parisien nous a regardés dans les yeux et on nous a menti : le nuage radioactif de la catastrophe de Tchernobyl se serait arrêté au Rhin…comme par magie.

Ce jour-là, ce n’est pas seulement un mensonge qui est tombé, c’est un contrat.

Depuis, une question ne cesse de se poser : combien de fois avons-nous été ou sommes-nous sacrifiés par le pouvoir central qui protège d’abord sa place avant de protéger ses citoyens?

Et pendant que certains continuent de parler en faux d’unité depuis leurs salons dorés, les citoyens découvrent que d’autres modèles existent, que d’autres pays respectent leurs territoires, leurs citoyens, leur dignité : le fédéralisme.
L’Alsace reste en première ligne pour la radioactivité rémanente de Tchernobyl, quarante ans après la catastrophe.

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) avertit qu’il subsiste des « zones de rémanence élevée » dans les Vosges et l’Alsace. En effet, si la contamination radioactive des sols a beaucoup baissé en plaine d’Alsace à cause du lessivage par les pluies, les forêts vosgiennes en revanche peuvent conserver « des niveaux élevés de césium 137 durant des années ».

On retrouve donc cette contamination dans les denrées forestières, et les gros consommateurs de champignons sauvages et de viandes de gibiers risquent toujours de subir des expositions non négligeables aux rayonnements ionisants et d’absorber du césium 136 qui se fixe dans la thyroïde et peut provoquer des cancers spécifiques.

La confiance ne se mendie pas : elle se construit…ou elle se perd. Construisons État fédéral, où personne n’est forcé au silence.

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Philippe Elsass, membre du bureau