Hier, par près de 52% des voix, le Royaume-Uni a choisi de quitter l’Union Européenne, créant ainsi une situation sans précédent dans l’histoire de notre continent.
Nous déplorons ce coup d’arrêt à la construction européenne, mais nous respectons cette décision. Nous saluons le courage du premier ministre anglais d’avoir organisé ce référendum et permis ainsi aux peuples du Royaume-Uni de s’exprimer. L’Etat français pourrait bien prendre des leçons de démocratie, lui qui se présente comme pro-européen mais qui foule au pied les traités européens qu’il signe, comme la Charte européenne de l’autonomie locale.

Hier, par près de 52% des voix, le Royaume-Uni a choisi de quitter l’Union Européenne, créant ainsi une situation sans précédent dans l’histoire de notre continent.
Nous déplorons ce coup d’arrêt à la construction européenne, mais nous respectons cette décision. Nous saluons le courage du premier ministre anglais d’avoir organisé ce référendum et permis ainsi aux peuples du Royaume-Uni de s’exprimer. L’Etat français pourrait bien prendre des leçons de démocratie, lui qui se présente comme pro-européen mais qui foule au pied les traités européens qu’il signe, comme la Charte européenne de l’autonomie locale.

Le respect de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes est pour nous fondamental.

Les Ecossais et les Nord-Irlandais ont à une très large majorité formulé le souhait de rester membres de l’Union Européenne. Ces résultats posent clairement les questions de l’indépendance de l’Ecosse vis-à-vis du Royaume-Uni et de la réunification de l’Irlande, projets que nous soutenons. Ils montrent également en filigrane que l’Europe des peuples est
une réalité, au-delà des carcans nationaux.

Nous déplorons d’ailleurs l’attitude de l’Union Européenne, qui, sous la pression de certains pays membres (Espagne, France, Royaume-Uni), menaçait l’Ecosse de ne pas l’intégrer dans l’Union Européenne si elle faisait sécession, lors du référendum sur l’indépendance en 2014. Des menaces similaires avaient été formulées vis à vis de la Catalogne.

Nous estimons que les grands Etats-nations centralisés comme le Royaume-Uni et la France sont les principaux obstacles à la construction européenne. L’Europe ne peut se construire que sur les peuples réels qui veulent construire un destin avec leurs voisins, pas avec des pays ex-coloniaux qui rêvent de retrouver leur hégémonie. Il est du devoir de l’Europe de protéger les nations sans Etat contre les abus des pays centralisés, comme la France notamment. Elle le fait déjà (charte des langues régionales, charte de l’autonomie locale) mais ses moyens de pressions restent limités.

Le projet européen est en train de vivre une crise que nous espérons salutaire. Ce Brexit a en effet le mérite de placer poser les Européens devant leurs responsabilités. Il est temps de poser les bases d’une Europe des peuples sur des valeurs et un idéal commun. Les Européens réclament de la proximité, de la démocratie, de la protection et le respect de leur identité. Ecoutons-les !

Nous réaffirmons la nécessité pour l’Alsace que cette Europe voie le jour et nous n’hésiterons pas une seconde à remettre en cause notre appartenance à la France, si cette dernière venait à vouloir à son tour quitter l’Union européenne.

Jean-Georges Trouillet

Porte-parole

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