Unser Land s’interroge sur le contexte de la nomination de Brigitte Klinkert au poste de ministre à l’Insertion.

Unser Land prend acte de la nomination de Brigitte Klinkert comme ministre déléguée à l’Insertion, devenant ainsi la première ministre alsacienne depuis Philippe Richert en 2012. Si l’on peut se réjouir de voir une personnalité alsacienne occuper un poste d’envergure hexagonale, l’histoire montre que le bilan de l’action des divers ministres alsaciens incite à la prudence.

Du point de vue du mouvement alsacien, il eût été préférable de voir Mme Klinkert nommée à la tête du ministère de la Cohésion des territoires, à la place de Mme Gouraud, ce qui aurait peut-être permis de débloquer la question institutionnelle alsacienne.
Cette nomination règle également la question de la future présidence de la CeA, à laquelle les présidents des deux conseils départementaux actuels – Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry – pouvaient légitimement aspirer.

Toutes ces questions sont ouvertes si on se rappelle en outre les concessions importantes accordées par les présidents des conseils départementaux lors de négociations instituant la Collectivité européenne d’Alsace (maintien dans le cadre du Grand Est et abandon de la revendication d’une collectivité à statut particulier).

Les réponses sont vraisemblablement à Paris.

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