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DIE PRÄSIDENTIN – LA PRESIDENTE
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Schiltigheim, 30.09.2016

 

Madame, Monsieur le Maire,

 

La disparition de l’Alsace de la carte des Régions de France à travers une fusion avec les Régions Lorraine et Champagne-Ardenne a été imposée par Paris, sans consultation, sans prise en compte de l’opposition exprimée par la quasi-unanimité des parlementaires, des conseillers généraux et régionaux  alsaciens, par des motions de Conseils Municipaux, par une pétition réunissant 117000 signatures d’électeurs alsaciens et par des manifestations populaires d’importance.

La réforme territoriale a été condamnée par le Congrès des Pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe au motif qu’elle viole la Charte européenne de l’Autonomie locale. D’ores et déjà il apparaît qu’elle ne conduira pas à davantage d’efficacité et ne produira aucune économie, bien au contraire. Déjà des ponctions fiscales supplémentaires sont à l’étude.

Ce qu’une mauvaise loi a fait, une nouvelle loi peut le défaire. Organisée par le gouvernement socialiste mais validée et mise en œuvre par Les Républicains, derrière Philippe Richert, la réforme territoriale et la dissolution de l’Alsace ne seront pas remises en cause par les tenants de ces deux partis nationaux, qui alternent à la tête du pays. De vagues promesses pourront être données localement lors des meetings pour les primaires internes ou pendant la campagne. Mais, hormis une fusion administrative des deux départements et l’addition de leurs maigres compétences à celles concédées aux Régions, il n’y a rien à espérer.

Les quelques frondeurs qui se rebiffent ne se risquent pas à défendre le principe d’une spécificité alsacienne en matière de Droit, de politique de santé et d’enseignement linguistique, notamment.

 

Personne parmi eux ne s’engage pour  une modernisation du Droit local, indispensable à sa survie, une adaptation de notre Régime local d’Assurance Maladie face aux pressions des assurances privées. Personne pour défendre une ambition linguistique à l’image du projet du Land Sarre, qui institue le bilinguisme alors que chez nous on le laisse agoniser.

 Personne précisément pour citer l’exemple des régions européennes voisines, dotées de vrais moyens budgétaires et d’une autonomie décisionnelle aux antipodes du centralisme français, qui nous plonge dans une « faillite » constatée au plus haut sommet de l’Etat. 

La réforme territoriale est contestée également dans d’autres régions de l’hexagone pour son caractère anti-démocratique et son aberration économique. Pour qu’elle ne s’enracine pas définitivement, elle doit devenir un point fort de la campagne présidentielle. Pour cela il est impératif qu’elle soit incarnée par un candidat bien identifié au moment de la campagne nationale pour l’élection présidentielle.

Deux candidats régionalistes sont en lice pour obtenir les parrainages nécessaires à leur présence dans le débat. Il s’agit du Breton Christian TROADEC, maire de Carhaix, conseiller départemental, et de Paul MUMBACH, maire de Dannemarie/Damerkirch. La participation de l’un ou l’autre au débat pour les présidentielles sera déterminante : elle empêchera que soit éludé ou traité à la légère le sujet de la réforme territoriale.

Nous vous invitons à examiner ces deux candidatures en vue de leur accorder, à l’une ou à l’autre, votre parrainage. Vous contribuerez ainsi à donner une vraie visibilité à la question de l’avenir des régions de France et de l’Alsace en particulier.  Ce parrainage n’hypothèque bien sûr aucunement votre vote individuel, ni celui de quiconque. Simplement seront posées les conditions d’un débat réellement ouvert, pluriel et démocratique.

 

Dans l’attente, nous vous prions d’accepter nos meilleures salutations,

 

In elsässischer Verbundenheit,

 

Andrée MUNCHENBACH

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