Daniel Willmé, 58 ans, informaticien, est né à Masevaux, où il a vécu toute sa jeunesse. Marié et père de deux enfants, il est également ancien conseiller municipal, premier adjoint au maire de Guewenheim et délégué communautaire.

Impliqué de longue date dans la vie locale de la vallée de Masevaux, son engagement politique se décline également à l’échelle du département puisqu’il est membre de l’Association des Elus pour la Promotion de la Langue et de la culture Alsacienne (AEPLAL).

Laure Papirer, 28 ans, native de Guewenheim, réside à Soppe-le-Bas. En tant que pompier volontaire, elle encadre les Jeunes Sapeurs Pompiers de la Vallée de la Doller et du Vallon du Soultzbach.

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Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,
il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :
– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,
– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

  1. Généraliser le bilinguisme dans tous les établissements scolaires de la vallée
  2. Plaider pour le rattachement de la commune de Guewenheim au canton de Masevaux
  3. S’opposer au projet de fermeture de classes et de suppression de postes d’enseignants dans la vallée (décision qui interviendra à l’issue des élections cantonales !)
  4. Etudier la faisabilité d’une desserte ferroviaire entre Sentheim, Cernay et Mulhouse
  5. Revoir le tracé de la piste cyclable entre Lauw et Masevaux
  6. Dans le cadre du développement durable, finaliser le traitement des eaux usées dans la haute vallée
  7. Augmenter la capacité d’accueil de nos anciens au sein de l’EHPAD ou de structures privées
  8. Soutenir les troupes de théâtre dialectal et toute manifestation culturelle en rapport avec l’identité alsacienne
  9. Sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées
  10. Soutenir le développement durable, le tourisme vert et patrimonial

L’Alsace, vendredi 25 mars 2011

Daniel Willmé laisse le choix à ses électeurs…

Dans un communiqué, Daniel Willmé, candidat Unser Land au 1er tour, dans le canton de Masevaux, donne sa position pour le second tour : « Je tiens tout d’abord à remercier celles et ceux qui m’ont accordé leur suffrage. Je n’ai malheureusement pas pu m’investir dans cette campagne comme je l’aurais souhaité, étant confronté à des problèmes professionnels. » « J’appelle mes soutiens à se déterminer en leur âme et conscience en faveur du candidat qui leur semble le mieux à même de représenter le canton, une structure devenue obsolète et qui ne correspond plus à l’entité géographique couvrant le bassin de vie de la Doller et du Soultzbach. »

… et s’inquiète pour le bilinguisme

Daniel Willmé a également envoyé un mail aux deux candidats encore en lice, Laurent Lerch et Franck Dudt, en leur demandant de préciser quelle sera leur action non seulement en faveur du bilinguisme, mais aussi de sa promotion dans les écoles du canton et en leur demandant de ne pas confondre l’enseignement bilingue et la défense du dialecte. « Les deux méritent la même attention, note-t-il, mais l’enseignement paritaire, voire immersif, est crucial pour nos enfants et pour notre région. »

Franck Dudt lui a répondu qu’il voulait se battre « pour que les budgets du conseil général du Haut-Rhin précisent clairement les financements et que chacun sache vers où est orienté l’argent qui sert au financement de l’apprentissage des langues (allemand et alsacien), pour l’apprentissage de l’allemand à l’école depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures, un soutien aux associations qui permettent l’apprentissage de l’alsacien ou encore le théâtre dialectal par des financements adaptés au plan départemental et la défense des classes bilingues. »

Laurent Lerch, pour sa part, est convenu avec Daniel Willmé, s’il est élu, d’un rendez-vous dans les jours qui suivront l’élection pour mettre en place avec lui un partenariat sur la question du bilinguisme. Ses priorités : la poursuite de la filière bilingue dans le secondaire et le soutien au dialecte.


Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 17 mars 2011

Masevaux / Cantonales – Daniel Willmé : « s’Dollertal, unser Land ! »

C’est « par conviction et avec détermination » que Daniel Willmé, habitant de Guewenheim, dans le canton de Thann, a décidé de présenter sa candidature aux cantonales à Masevaux. Il prône un pouvoir régional fort et un développement de la langue régionale, formidable atout économique.

Pour Daniel Willmé, durant son mandat raccourci à trois ans, « le nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies ».

Cet informaticien de 58 ans né à Masevaux qui veut que la commune de Guewenheim soit réintégrée au bassin de vie qui est le sien, c’est-à-dire la vallée de la Doller considère qu’aujourd’hui, « personne ne sait plus vraiment qui fait quoi ; que le système actuel est coûteux et inefficace ». Il se dit prêt à œuvrer « pour la suppression des départements et la création d’une vraie collectivité de proximité ; le renforcement du pouvoir régional et la constitution d’un parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour la région ».

Il veut que les décisions, qui concernent l’Alsace soient prises en Alsace, « car la région a ses particularités, que ce soit le droit local, le Concordat ou la langue, qui sont autant de richesses à préserver et à développer ».

Ancien conseiller municipal de Guewenheim, ancien adjoint au maire, vice-président d’Unser Land, parti régionaliste alsacien, indépendant et écologiste, Daniel Willmé rappelle qu’aujourd’hui la situation est catastrophique : « le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 8 % des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! À ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Plusieurs milliers de chômeurs pourraient trouver du travail s’ils maîtrisaient l’allemand ou l’alsacien ».

«L’heure est à la reconquête linguistique»

Daniel Willmé considère donc que « l’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Ce n’est pas seulement du folklore ! » Et il s’engage à œuvrer pour officialiser la langue régionale, généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université et à régionaliser l’enseignement public. Des solutions pour résoudre les problèmes économiques.

Laure Papirer, sa suppléante âgée de 28 ans, native de Guewenheim et habitante de Soppe-le-Bas, pompier volontaire et encadrante de JSP de la vallée, considère elle aussi que « la transmission est capitale ; que parler l’alsacien et l’allemand est une chance et que cela ne signifie pas d’être fermé sur soi, au contraire, mais que cela permet de travailler avec les voisins ».

Même si la langue est son premier cheval de bataille, Daniel Willmé veut également faire progresser sa vallée et il a établi une liste de dix propositions pour lesquelles il s’engage à œuvrer s’il est élu conseiller général.

Ainsi, outre généraliser le bilinguisme dans tous les établissements scolaires de la vallée ; il plaide donc pour le rattachement de la commune de Guewenheim au canton de Masevaux ; il s’oppose aux fermetures de classes et aux suppressions de postes d’enseignants dans la vallée ; il veut étudier la faisabilité d’une desserte ferroviaire entre Sentheim et Cernay et Mulhouse pour désenclaver la vallée ; revoir le tracé de la piste cyclable entre Lauw et Masevaux pas forcément le long de la RD ; dans le cadre du développement durable, finaliser le traitement des eaux usées dans la haute vallée, ce qui selon lui est indirectement de la compétence du Conseil général qui gère les lacs et rivières et ce « pour que la Doller reste l’une des rivières les plus pure de France ».

«Préserver la vallée et l’environnement»

Il voudrait aussi augmenter la capacité d’accueil des aînés au sein de l’EHPAD ou de structures privées étant donné que « les coûts actuels sont prohibitifs » ; soutenir les troupes de théâtre dialectal et toute manifestation culturelle en rapport avec l’identité alsacienne ; sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées dans cette vallée « la plus préservée d’Alsace au point de vue environnemental, grâce aux lacets du lac d’Alfeld qui la préserve du passage des camions » ; soutenir le développement durable, le tourisme vert et patrimonial « pour faire vivre les commerces locaux tout en préservant les paysages ».

Pour Daniel Willmé, « les enjeux sont immenses et l’heure des choix important approche ».

Michèle Marchetti


L’Alsace – 8 mars 2011

Cantonales: Cinq candidats ont débattu sereinement sur le plateau de Télé Doller

Le tout nouveau studio de Télé Doller, à Dolleren, a accueilli hier cinq des sept candidats aux élections cantonales à Masevaux pour un débat télévisé plutôt paisible. Il sera diffusé sur Télé Doller à partit de samedi. Cinq des sept candidats aux élections cantonales à Masevaux ont participé hier matin à un débat sur le tout nouveau plateau de Télé Doller, à Dolleren, sous la houlette de Lucien Naegelen. La candidate Alliance Royale, Sandrine Pico, excusée, a participé au débat par le biais d’une intervention enregistrée. Quant à la candidate Front National, Michèle Hager, elle aurait dû être représentée par son suppléant, Frédéric Binder… qui a tout simplement posé un lapin à la chaîne, sans même prendre la peine de prévenir !

Sur le plateau, Laurent Lerch, Franck Dudt, Pierre Schwarb, Francis Guttig et Daniel Willmé ont présenté à tour de rôle leur suppléante, puis chacun a exposé les motivations de sa candidature. « C’est la suite logique de mon engagement à Masevaux, commence Laurent Lerch, maire de Masevaux. Je veux porter au niveau du canton mon engagement au service de la chose publique et de la population. J’ai d’ailleurs innové durant cette campagne en allant dans toutes les mairies, à la rencontre des élus. » Francis Guttig, maire de Soppe-le-Bas et candidat sous l’étiquette Debout la République, veut faire passer un message : « La situation politique est exécrable. Seul quelqu’un a en soi un engagement gaulliste peut redresser la situation. Les gens doivent s’engager à tous les niveaux. Je ne suis que Jean-Baptiste annonçant le Messie ! »

Franck Dudt, candidat du rassemblement des écologistes, indépendants et socialistes, rappelle qu’il était déjà candidat il y a sept ans : « Depuis, j’ai suivi les dossiers locaux, j’ai acquis de l’expérience. Je veux mettre au service du canton ma motivation, mon dynamisme et ma disponibilité ». Enfin, Daniel Willmé, candidat Unser Land, veut se servir de ces cantonales comme d’une tribune « pour faire connaître mes convictions en faveur du biilnguisme et contre la réforme des collectivités territoriales. »

Invités à faire un diagnostic sur les atouts et les handicaps du canton, les candidats tombent à peu près d’accord pour reconnaître son attractivité, la qualité de son environnement naturel et de ses services à la personne : « On peut travailler sur le tourisme vert et sportif », lance Franck Dudt. Ils s’accordent aussi sur le déficit en transports publics. À Franck Dudt qui déplore « un manque de dynamisme économique dans le Haut-Rhin », Laurent Lerch répond « que le taux de chômage dans le canton est correct. » Le maire de Masevaux veut être un « fédérateur qui ira vers tous les élus pour porter les projets du canton ». Lucien Naegelen demande ensuite aux candidats quelle sera, s’ils sont élus, leur action prioritaire : « l’économie et l’emploi, répond Laurent Lerch. Je plaiderais pour la défense de l’Euro-Airport, la réouverture du grand canal, la 2e tranche de TGV entre Petit-Croix et Mulhouse… Il faut aussi désenclaver notre territoire et l’ouvrir vers la Franche-Comté. » Pierre Schwarb s’engage, s’il est élu, à ouvrir une ligne téléphonique et un site internet pour être au contact de la population. Il compte également donner la priorité à l’économie et déplore « qu’une manifestation phare comme le Festival d’orgue ne soit pas rentable en termes touristiques. Le Festival ne s’autofinance qu’à un tiers par les entrées. » Daniel Willmé voudrait « généraliser le bilinguisme dans toute la vallée » et Francis Guttig promet de se battre pour « créer une route qui désenclavera la zone industrielle de l’Allmen à partir de Soppe-le-Haut. Ça coûterait 8,6 millions d’euros. Le coût est conséquent mais ce n’est pas impossible ». Il préconise aussi « la création d’une filière bois ». Enfin, Franck Dudt veut miser sur « les petites entreprises et l’artisanat, » développer le tourisme vert et sportif : « il faut travailler sur les retombées locales de l’aménagement du Ballon d’Alsace et créer un syndicat mixte pour le lac d’Alfeld, rassemblant les élus locaux, pour ramener localement le pouvoir de décision ». Franck Dudt a aussi évoqué la question des déchets, proposant notamment la création d’une déchetterie fixe.

Les candidats ont répondu aussi à quelques questions posées par les internautes et sélectionnées pour leur impertinence, dont l’une sur l’avenir du train dans la vallée : « Dans la vallée de la Thur, le tram-train a des ratés, nous on a raté le train » ironise un téléspectateur. « La liaison ferroviaire Sentheim-Cernay peut être remise sur les rails, répond Laurent Lerch. Il faut seulement régler ce problème de franchissement de la RN66. Les collectivités peuvent aussi soutenir financièrement des déplacements en taxis. Il y a une forte demande locale pour de petits trajets. » Pierre Schwarb plaide pour le développement d’un « système de petites navettes à la carte ». Franck Dudt souhaite que le Pays lance une étude de faisabilité pour une desserte ferroviaire entre Sentheim et Mulhouse. « Il faut déjà développer ce qui existe, rétorque Francis Guttig. Il faut développer un esprit transport en commun. Si les bus sont vides, il y en aura de moins en moins… »

Appelés à conclure en quelques phrases, Laurent Lerch a invité les électeurs « à ne pas se tromper d’élection. Un conseiller général doit être connu ; reconnu, bien implanté et avoir fait ses preuves. » Francis Guttig a rappelé son expérience et souligné « qu’il n’avait pas d’ambition pour lui-même », Franck Dudt a dénoncé « la réforme territoriale, une mauvaise chose. Avec le conseiller territorial, on instaure le cumul des mandats obligatoire ! » Pierre Schwarb a conclu qu’un « conseiller général ne devait pas seulement savoir écouter, mais aussi avoir des idées » et enfin Daniel Willmé a dénoncé la suppression de la taxe professionnelle, plaidant pour une Région Alsace ayant « le pouvoir de lever l’impôt ».

Les débats se sont, au final, déroulés sereinement, sans vive polémique entre les candidats.


Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 9 mars 2011

Daniel Willmé : un pouvoir régional fort

C’est à Guewenheim qu’habite Daniel Willmé. Un village du canton… de Thann. Et pourtant, le vice-président du Parti Alsacien Unser Land est bien candidat aux cantonales de Masevaux. Une démarche parfaitement cohérente quand on connaît les propositions de cet informaticien de 58 ans, marié et père de deux enfants, qui a longtemps été conseiller municipal puis adjoint au maire de Guewenheim.

Il plaide en effet pour le rattachement de sa commune au canton de Masevaux, avec lequel elle a tout en commun. Une proposition qui s’intègre à une démarche plus globale en faveur d’une nouvelle territorialité.

Daniel Willmé prône « la suppression des départements ; le renforcement du pouvoir régional ; la création d’une vraie collectivité de proximité, réunissant au moins les cantons de Masevaux, Thann et Saint-Amarin ; et la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour la région pour que les décisions qui concernent l’Alsace soient prises en Alsace ».

Il veut davantage préserver et développer les particularités de l’Alsace, comme le droit local, le Concordat, la langue.

Ce qui l’amène au thème central de sa campagne, le bilinguisme, « formidable atout pour l’avenir, étant donné que la région est en proie à une grave crise identitaire qui se traduit maintenant au plan économique, puisque des milliers de chômeurs pourraient trouver du travail s’ils maîtrisaient l’allemand ou l’alsacien ; mais le nombre de dialectophones s’effondre, et à peine 8 % des élèves sont scolarisés en école bilingue ». Pour lui, il faut donc officialiser la langue régionale, généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université et régionaliser l’enseignement public.

Il s’oppose également à la fermeture de classes dans la vallée ; veut étudier la faisabilité d’une desserte ferroviaire entre Sentheim et Cernay ; revoir le tracé de la piste cyclable entre Lauw et Masevaux ; finaliser le traitement des eaux usées dans la haute vallée ; augmenter la capacité d’accueil des anciens dans différentes structures ; soutenir les troupes de théâtre dialectal ; sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées et soutenir le développement durable et le tourisme vert et patrimonial.

Sa suppléante est Laure Papirer, 28 ans, chargée de mission dans un laboratoire d’analyses agro-environnementales, qui habite Soppe-le-Bas et voudrait montrer « qu’être fier de sa région, ce n’est pas être fermés sur soi, mais ouverts sur d’autres cultures ».

Michèle Marchetti


L’Alsace, 22 février 2011

Cantonales : Daniel Willmé, un candidat régionaliste à Masevaux

Le parti alsacien Unser Land («notre pays ») présente six candidats aux élections cantonales du mois de mars. Daniel Willméest  l’un d’eux : il portera les couleurs de la formation régionaliste dans le canton de Masevaux. Âgé de 58 ans, Daniel Willmé, informaticien de profession, est né à Masevaux et vit à Guewenheim. Il a d’ailleurs exercé dans cette dernière commune deux mandats en tant que conseiller municipal, adjoint, puis premier adjoint de 1995 à 2008.

Sur le plan local, Daniel Willmé milite pour le rattachement de la commune de Guewenheim au canton de Masevaux (elle fait partie actuellement du canton de Thann). « Guewenheim fait partie de ce bassin de vie qui va de Sewen à Burnhaupt, plaide-t-il. La commune est membre de la Communauté de communes de la Doller, de divers syndicats mixtes… J’ai un petit-fils inscrit au Thon (Thann olympique natation), il paye le même tarif que les gens extérieurs, car Guewenheim fait partie du canton de Thann, mais pas de la Communauté decommunes du Pays de Thann… »

Par ailleurs, Daniel Willmé juge « obsolète » le conseil général et plaide pour sa suppression, au profit, d’une part, des intercommunalités, et d’autre part d’une Région Alsace aux pouvoirs renforcés,
dotée d’un président, d’un gouvernement et de son contrepouvoir, un parlement.

« Les autres sujets qui me tiennent à coeur, poursuit-il, sont l’éducation, la culture, le patrimoine, tout ce qui fait l’identité alsacienne. La promotion et la défense du bilinguisme sont essentiels. Je suis pour un enseignement de l’alsacien dès la maternelle, en immersion, et en paritaire français-alsacien en élémentaire. Il faut bien sûr que le cursus se poursuive dans le secondaire. Puisqu’une loi prévoit le droit à l’expérimentation, pourquoi ne pas tester une éducation régionale, qui enseignerait notamment l’histoire de l’Alsace ? Il serait bon que chaque région puisse enseigner sa propre histoire ».

Daniel Willmé compte utiliser les élections cantonales comme une tribune pour faire la promotion des idées d’Unser Land. S’il est élu, il gardera son indépendance de vote.

Sa suppléante est Laure Papirer, 28 ans, de Soppe-le-Bas. Elle exerce la profession de chargée de mission et appartient au corps des sapeurs-pompiers du vallon du Soutzbach et de Guewenheim. Elle est également membre
d’Unser Land.

Isabelle Bollène

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