Communiqué de presse du 14/04/2014.

Mardi, dans son discours de politique générale, le nouveau premier ministre de la France, M. Manuel Valls, a annoncé son intention de réduire le nombre de régions françaises de 22 à 15 d’ici à janvier 2017, illustrant, une fois de plus la vision jacobine de l’Etat français. Le problème n’est pas le nombre ou la taille des régions, mais l’adéquation de ces entités politiques avec les réalités géographiques, économique et culturelles, ainsi que l’octroi de véritables compétences et moyens.

Cette décision annoncée pour des motifs pseudo-comptables par un gouvernement à la tête d’un pays ruiné et ruineux, conduirait à la disparition de plusieurs régions à forte identité, dont l’Alsace. Cette décision, si elle est mise en oeuvre, ne sera que le dernier acte d’un pays, la France, qui n’a eu de cesse détruire toute identité prétendument « concurrente » en son sein, pour que Paris garde la haute main sur sa « Province ».

Si le gouvernement cherchait vraiment à faire des économies, il lui suffirait de mettre fin à un centralisme aussi coûteux qu’inefficace. Il confierait alors à l’échelon régional la plupart des compétences (éducation, santé, transports…), qui aujourd’hui, sont assurées par les préfectures et services de l’Etat avec une efficacité douteuse et sans aucun contrôle démocratique.

Nous refusons catégoriquement d’être sacrifiés en tant que peuple sur l’autel d’une politique économique désastreuse menée par un pays qui fait chaque jour montre de son incompétence au coeur des grands rendez-vous mondiaux et européens.

L’Alsace a sa place en tant que région vivante et responsable dans une Europe démocratique, unie et humaniste. Que pouvons-nous encore espérer d’un Etat français, qui, pour satisfaire un quarteron de jacobins à Paris, est prêt à tirer une croix sur notre culture, notre histoire et notre avenir ?

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