La stratégie annoncée par le premier ministre pour accompagner le déconfinement prévu pour le 11 mai s’appuie sur 3 étapes de bon sens, qui mises en œuvre au départ de l’épidémie, auraient peut-être évité l’assignation à résidence stricte, la surveillance de toute la population et la mise à l’arrêt brutale de la vie économique, sociale et culturelle, comme cela a été le cas en Corée du Sud, à Taïwan, en Suède, en Allemagne… 1. Distribution de masques. 2. Dépistage. 3. Isolement. Nous rajouterons : 4. Traitement.

Sur les 3 premiers points, le gouvernement tentera de rattraper le retard français après le 11 mai, si le déconfinement est confirmé. Cependant Unser Land pointe l’absence d’information quant au traitement à appliquer aux malades qui auront été dépistés et auront besoin d’un accompagnement médical.

En effet une controverse assez aberrante a opposé et oppose toujours des médecins praticiens qui ont appliqué dans l’urgence des soins non encore homologués, les instances académiques et gouvernementales et même l’ordre des médecins. La confusion sera-t-elle entretenue – avec quel coût humain ? – jusqu’à ce que soit imposée l’option d’un vaccin ?

Unser Land est cependant provisoirement rassuré par l’annonce de la tenue d’un débat parlementaire et d’un vote sur le recours à l’application numérique Stop Covid, qui menace de devenir l’instrument d’une surveillance et d’un traçage électroniques incompatibles avec nos libertés fondamentales.

Le parti retient également dans le discours du premier ministre le principe d’un déconfinement évolutif et différencié en fonction des situations. La référence répétée aux départements traduit la volonté gouvernementale de promouvoir la proximité et l’efficacité. Le pragmatisme finirait-il par imposer le principe de la diversité face au dogme sacré de l’unicité et de l’indivisibilité de la République,qui, rappelons-le, aura grandement contribué à la situation sanitaire dramatique de l’Alsace ?

La pertinence d’un périmètre resserré, une logique de « bassin de vie » s’imposent en effet comme une évidence, en particulier s’agissant de l’Alsace et de la Moselle qui ont payé un si lourd tribut, sans commune mesure avec le reste de la région Grand-Est. L’absurdité des chiffres statistiques à l’échelle de la méga-région, qui n’ont pas donné une idée juste de la situation spécifique dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle par rapport aux 7 autres, est à la mesure de l’incohérence intrinsèque de cette technostructure.

Il est de plus en plus urgent et vital que l’Alsace, à l’issue de cette épreuve, bénéficie rapidement d’un déconfinement institutionnel et sorte du Grand Est. En commençant par les structures et compétences liées à la santé.

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