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Jean-Georges Trouillet, vice-président du parti Unser land, est aussi candidat aux départementales dans le canton de Wintzenheim aux côtés de Gabrielle Gerber, une nouvelle venue en politique.

 

 

Jean-Georges Trouillet

Jean-Georges Trouillet

À 37 ans, Jean-Georges Trouillet présente déjà une certaine expérience de la politique : cofondateur en 2009 du parti autonomiste Unser land (issu de la fusion de l’Union du peuple alsacien avec “Fer’s Elsass”), il s’est déjà présenté aux cantonales de 2011 dans le canton de Wintzenheim puisqu’il habite Husseren-les-Châteaux. Sa binôme Gabrielle Gerber, de Wihr-au-Val, est une nouvelle venue comme les deux remplaçants, Henri Scherb, de Walbach et Nicole Kuentz, de Rouffach. « Ils font partie des nombreuses personnes qui nous ont rejoints récemment dans le cadre de la lutte contre la réforme territoriale, commente Jean-Georges Trouillet. Elles ont compris qu’il fallait faire quelque chose pour l’Alsace sans attendre cela des autres. Après le référendum raté sur la fusion des départements, nous voulons reprendre les choses à la base, par en bas, pour faire plier le gouvernement et proposer un autre projet. »

« Nous avons une pléthore d’élus qui se partagent des miettes de pouvoir et de compétences »

Outre les manifestations, Unser land, qui se présente comme « de centre-droit avec une préoccupation écologiste », actionne trois autres leviers : une action en justice, une pétition pour demander un nouveau référendum et… les élections départementales. Au centre de la campagne, le thème de l’avenir de l’Alsace, qui dépasse selon Jean-Georges Trouillet les enjeux très locaux des cantons : « Le vrai enjeu aujourd’hui, c’est la réforme des institutions alsaciennes. Nous proposons de supprimer les départements pour aller vers la collectivité territoriale unique. Aujourd’hui nous avons une pléthore d’élus qui se partagent des miettes de pouvoir et de compétences, avec une attitude clientéliste. Il faut à l’Alsace un pouvoir de décision et de moyens, des principes de fonctionnement qui existent dans tous les autres pays. En France par exemple, les départements gèrent les collèges, mais pas les programmes… »

« Développer le bilinguisme »

Sur l’éducation, Unser land prône le développement des classes bilingues en regrettant qu’« actuellement, seuls 10 % des élèves sont scolarisés dans cette filière de la maternelle au lycée. Il faut assurer la continuité du cursus entre l’école primaire et le collège, et proposer l’offre périscolaire correspondante. »

Dans le même esprit, Unser land s’engage à « former à l’alsacien le personnel des administrations et des hôpitaux, soutenir les troupes de théâtre en dialecte, et créer un centre culturel alsacien, rhénan et européen dans le couvent des Récollets à Rouffach. » À propos des routes, autre compétence de l’actuel canton, le parti autonomiste entend « terminer le contournement de Wintzenheim, installer des murs antibruit pour protéger les riverains de la RD 83, réaliser des pistes cyclables cohérentes à l’échelle du canton et du département, et construire des parkings de covoiturage. »

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