Eric Schaeffer réside à Climbach. Âgé de 33 ans, marié et père de deux enfants, il exerce au sein de la police nationale.

Militant engagé au sein d’Unser Land, il se passionne également pour l’Alsace, son histoire et ses traditions.

Myriam Schaeffer, 34 ans, est employée du service public.

 

 

 

 

Télécharger la profession de foi

 

 

 

 

 

Je participerai en tant qu’invité au débat public organisé par les DNA, lundi 7 mars à 18 h, à la Nef-Relais culturel à Wissembourg.

 

Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,
il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :
– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,
– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

  1. Soutenir les parents pour l’ouverture de classes bilingues ainsi que de périscolaires bilingues
  2. Organiser un forum annuel des associations du canton pour mieux répondre à leurs attentes
  3. Soutenir les troupes de théâtre alsacien
  4. Mettre sur pied une structure de coopération et de discussion avec tous les acteurs de la vie économique du canton pour maintenir et créer de l’emploi
  5. Anticiper la réouverture du Musée Westerkamp
  6. Maintenir les services hospitaliers de proximité à Wissembourg
  7. Augmenter le nombre de places disponibles en maison de retraite
  8. Exiger des compensations pour toute fermeture de services publics
  9. Favoriser le maintien des terres agricoles, vignobles et terres de culture
  10. Soutenir le développement durable, le tourisme vert et patrimonial

Dernières Nouvelles d’Alsace – Jeudi 3 mars 2011

Eric Schaeffer (UL-PA) pour la « préservation des traditions »

Eric Schaeffer (Unser Land – Parti alsacien) fait équipe avec son épouse Myriam pour défendre l’identité alsacienne. (Photo DNA) « C’est une première candidature pour moi autant que pour mon parti », lâche Eric Schaeffer.

Son parti « régionaliste et autonomiste » est en effet né en 2009, « de la fusion de l’Union du peuple alsacien et de Fer’s Elsass ».

 

Lui, fonctionnaire de 33 ans, père de deux enfants, milite au sein de l’UPA depuis cinq ans. Si c’est la première fois qu’il est candidat — « pour affirmer et défendre [ses] idées » — c’est parce que, jusque-là, il ne se pensait pas « capable d’être candidat ». Et puis, convient-il, « le parti n’avait pas trop les moyens ».

Assumer l’identité

Avec la fusion et une augmentation des adhérents, les choses ont changé. Et lorsqu’il fut contacté pour se présenter dans le secteur, le citoyen de Climbach n’hésita pas longtemps. D’autant qu’il avait plus que le soutien de son épouse. « C’est moi qui me suis proposée pour être suppléante, au service de la culture alsacienne et du bilinguisme », souligne cette Ardennaise de naissance et Alsacienne de cœur, même si elle n’a « pas encore pu se mettre à l’alsacien ». Âgée de 33 ans également, elle est aujourd’hui mère au foyer, après avoir travaillé comme agent de collectivité.

« Je ne suis pas candidat pour moi , plaide Eric Schaeffer. Si d’autres pensent à leur élection ou à leur réélection, ma candidature vise à redonner une âme à l’Alsace, pour aider les Alsaciens non seulement à assumer leur identité, mais à en être fiers. » Et pour y arriver, il n’y a pas de demi-mesure. Pour ce qui est de la langue, « que l’alsacien et l’allemand (pour l’écrit) soient reconnus comme langue officielle en Alsace, à côté du français ».

Autonomie financière

Dans cette optique, il souhaite évidemment que « le conseil général donne l’exemple, avec des séances en alsacien et des comptes rendus rédigés aussi en allemand ». À l’identité linguistique, il ajoute également « une autonomie administrative, institutionnelle et financière. Que les impôts payés en Alsace restent en Alsace », martèle-t-il.

Et pour le canton ? « Que toutes les communes qui ne l’ont pas encore fait aient des noms de rue bilingues. Il en va de même pour les panneaux d’agglomération, comme en Corse ou en Bretagne », défend M. Schaeffer. Et il s’engage pour « une généralisation des sections bilingues dans toutes les écoles du canton, tout en laissant les parents libres de choisir éventuellement un cursus monolingue ». Encore que cela ne relève pas seulement du conseil général.

Toujours au service de l’identité régionale, il souhaite valoriser les produits du terroir par la création « dans le canton d’une maison du vigneron et de l’agriculteur : ce serait un musée vivant de l’histoire agricole de l’Outre-Forêt, avec des intervenants qui viendraient y parler de leur métier ». Et ce serait aussi « une attraction pour les touristes ».

Dans la même veine, pour préserver les traditions alsaciennes, il préconise « la création d’une école de musique et de danse folkloriques ». Une dernière chose qui lui tient à cœur, c’est « le développement des transports en commun par la route, entre les villages et vers Wissembourg. Même si c’est par le biais d’une petite navette ».

B. St.

Share This