Nous prenons note des rumeurs de démission de M. Richert et estimons qu’il s’agirait d’une décision logique et inéluctable. La détermination de M. Richert à vouloir coûte que coûte imposer la région Grand Est est en opposition frontale avec les attentes de nos concitoyens, qu’ils soient d’Alsace, mais également de Lorraine ou de Champagne-Ardenne. Il est grand temps d’en tirer les conséquences et débloquer cette situation sans issue.
Dans une démocratie, le rôle d’un élu est de représenter les intérêts et la volonté de ses électeurs, et non d’appliquer au forceps des décisions iniques, violant le bon sens et les traités européens.
Dans tous les cas, nous constations que les initiatives en faveur d’une renaissance institutionnelle de l’Alsace se multiplient, et ce, dans toutes les couches de la société alsacienne. Cette montée en puissance montre que les Alsaciens ne sont pas prêts à « digérer » le Grand Est comme le suggérait le Premier ministre. Les manœuvres dilatoires ou les portes fermées ne feraient qu’augmenter l’exaspération et la colère de nos concitoyens. Il est dans l’intérêt de tous, État compris, de mettre un terme à cette expérience sans lendemain qu’est le Grand Est.
Aussi, il est maintenant de la responsabilité de tous que ces revendications soient exprimées de façon audible auprès du Président de la République et du Premier ministre.
La réunion des parlementaires ce samedi à Marckolsheim est un premier pas qui doit impérativement déboucher sur un processus associant toute la société alsacienne, si on veut lui donner la force et la légitimité nécessaires à sa réussite.
Concrètement nous demandons :

  • La création d’une assemblée « constituante » chargée de rédiger un projet de nouvelle région Alsace, sous forme de collectivité à statut particulier (article 71 de la Constitution). À notre sens, cette assemblée constituante doit rassembler les forces politiques alsaciennes, proportionnellement à leur représentativité, des représentants du monde professionnel et associatif, ainsi qu’un collège de citoyens.
  • L’organisation par les conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin d’un référendum consultatif au printemps 2018 (comme le permet le Code général des collectivités territoriales) pour soumettre ce projet aux Citoyens

Jean-Georges Trouillet, porte-parole

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