François Marx, 75 ans, est marié et père d’un enfant. Commercial au sein d’une concession automobile à Altkirch durant plus de 30 années, il est actuellement retraité et consacre son quotidien au service de ses concitoyens et à la promotion de l’identité alsacienne.

Céline Wira, sa suppléante est âgée de 25 ans et travaille comme assistante dans un cabinet dentaire. Passionnée et engagée au service de l’Alsace, Céline Wira est membre active d’Unser Land

 

 

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Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,
il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :
– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,
– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

  1. Soutenir les parents pour l’ouverture de classes bilingues ainsi que de périscolaires bilingues
  2. Soutenir les troupes de théâtre alsacien
  3. Entretenir le dynamisme de la vie locale associative
  4. Augmenter le nombre de places disponibles en maison de retraite
  5. Assurer la continuité des fréquences et dessertes des transports en commun
  6. Améliorer la qualité d’accueil et d’équipement du collège
  7. Favoriser l’implantation de PME/PMI sur le canton
  8. Sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées
  9. Favoriser le maintien des terres agricoles
  10. Organiser un forum annuel des associations du canton pour mieux répondre à leurs attentes

L’Alsace – Mercredi 9 avril

Cantonales: le bilinguisme pour Ie plein emploi

François Marx est le candidat du parti autonomiste alsacien Unser Land aux élections cantonales à Altkirch. Son cheval de bataille : le renforcement du bilinguisme.

« Nous avons 9 % de chômeurs, c’est du jamais vu dans le Sundgau, déplore François Marx, qui rend responsable de cet état de fait la faiblesse de l’enseignement de l’allemand, mais aussi du dialecte alsacien. Il y a 250 000 salariés qui ne maîtrisent plus la langue allemande. Mon cheval de bataille, c’est le bilinguisme pour avoir le plein emploi, que les jeunes puissent aller travailler en Suisse et en Allemagne, il n’y a que ça ! ».

À 75 ans, le candidat du parti alsacien Unser Land, un mouvement autonomiste, s’engage dans sa première élection, en présentant sa candidature aux cantonales à Altkirch, aux côtés de Céline Wira. Il entend défendre avec acharnement le bilinguisme, c’est-à-dire l’enseignement de l’allemand, mais aussi de l’alsacien à l’oral, ce qui constitue selon lui une excellente passerelle pour faciliter l’apprentissage du Hochdeutsch, et ce dès la maternelle, à l’image du modèle luxembourgeois ou suisse alémanique.

Seulement 20 % des élèves de maternelle sont en classe bilingue «

En Corse, 57 % des jeunes apprennent le dialecte, en Bretagne, ils sont 27 %, et ici, en Alsace, seulement 10 % des enfants sont dialectophones. Et seulement 20 % des élèves de maternelle sont en classe bilingue, et le chiffre tombe à 15 % en élémentaire, alors qu’au Luxembourg, ils parlent quatre langues ! » Un constat qui afflige ce farouche militant du bilinguisme, pour qui ce déficit de la maîtrise de la langue de Goethe fait perdre de nombreux emplois frontaliers aux Alsaciens. Il déplore le creusement du différentiel en faveur des frontaliers allemands embauchés en Suisse voisine. Si pour lui le renforcement du tissu économique passe par le soutien aux PME et à l’artisanat, il estime que la baisse du chômage passe en priorité par le travail frontalier : « Il ne faut pas croire qu’on aura de nouvelles industries, ici on délocalise, donc nous devons miser sur la Suisse et l’Allemagne, ça a toujours été comme ça. »

« Je rencontre des jeunes, ils n’ont plus le moral, avanceFrançois Marx. Je crois que les représentants locaux n’ont peut-être pas fait ce qu’il fallait au moment où la demande d’enseignement de la langue allemande était là, pour permettre à nos jeunes d’aller travailler en Suisse, dans la Sarre ou le Bade-Wurtenberg. Il faut que le maire de chaque village écrive aux familles d’enfants en âge d’être scolarisés pour leur dire que l’on pourrait ouvrir une école bilingue dans chaque village, à condition qu’il y ait assez de demandes. Or aujourd’hui, si les parents ne viennent pas spontanément frapper à la porte de la mairie, rien ne se passe, c’est grave. »

La « reconquête linguistique » est au centre du programme du parti autonomiste alsacien, qui réclame dans sa plaquette électorale que « la langue alsacienne soit également la langue officielle de l’Alsace ». Anciennement UPA, Union du peuple alsacien, qui a fusionné fin 2009 avec le mouvement Fer’s Elsass, Unser Land est membre de la Fédération Région & Peuples solidaires, et revendique une Alsace autonome, dotée « d’un parlement, d’un gouvernement et d’une administration propre ». François Marx se dit favorable à la fusion des deux Départements, réclame « une autonomie financière de l’Alsace » notamment en matière d’enseignement, et défend l’idée d’une France fédérale sur le mode des Länders allemands. Et le candidat n’hésite pas à citer en exemple la constitution de 1911 qui a doté l’Alsace et la Lorraine « d’un statut autonome et d’une constitution. » Il se pose en défenseur du droit local, qui devrait être « étendu et complété par une véritable constitution. » Enfin, le bilinguisme est aussi selon lui un atout pour favoriser le développement du tourisme en Alsace.

Concernant les thématiques plus spécifiques au canton d’Altkirch, il se dit favorable à la médiathèque, avec un bémol concernant le coût du projet : « Tout ce qui va en direction d’un apprentissage est bon, le savoir c’est la base de tout, mais en ne dépensant pas des fortunes qui crèveraient le budget. » En matière de transports, il « salue le projet routier Altkirch-Burnhaupt, il faut continuer », et demande à ce que la départementale 419, qui relie Altkirch à Bâle, soit élargie afin de fluidifier l’axe de circulation vers la Suisse.

Son crédo : « La formation c’est au-dessus de tout, et les langues, sont primordiales. »


Dernières Nouvelles d’Alsace – Mercredi 9 février 2011

François Marx (Unser Land) : « le bilinguisme avant tout »

Les cantonales d’Altkirch verront la participation d’un candidat « Rot un Wiss », les couleurs de l’Alsace. François Marx se présente en effet sous la bannière d’Unser Land – le Parti alsacien, un mouvement autonomiste classé au centre-gauche. Il fera équipe avec Céline Wira.

« Si je me suis engagé à 75 ans, c’est parce que je ne supporte plus de voir tous ces jeunes qui perdent leur emploi ou n’en trouvent plus en Suisse car ils ne parlent plus notre langue maternelle ». Au moins, avec François Marx, le thème de campagne principal n’est pas un mystère. « J’ai découvert avec effroi que pour ouvrir une classe bilingue, ce sont les parents qui doivent faire la démarche. Anormal, complètement anormal ! Chaque maire devrait systématiquement proposer tous les ans aux parents d’enfants de maternelle l’ouverture d’un tel cursus. Cette volonté manque et cette attitude est directement responsable d’un taux de chômage qui a grimpé à près de 9 %, du jamais vu dans le Sundgau», tonne François Marx.

Il prône « une reconquête linguistique », ambition qui se trouve au cœur du programme du parti autonomiste qu’est Unser Land. Anciennement Union du peuple alsacien (UPA), ce mouvement se classe au centre-gauche sur l’échiquier politique. Il réclame une France fédérale où les régions seraient dotées d’une large autonomie, à l’image des Länder allemands ou des cantons suisses, l’État ne conservant que ses pouvoirs régaliens. Unser Land est membre de la fédération Région et peuples solidaires (RPS), une composante d’Europe Écologie. Lors des dernières élections régionales en Alsace, ces autonomistes avaient fait liste commune avec les écologistes. Mais ils se sont depuis brouillés et Unser Land s’est rapproché du MoDem.

A l’approche de la réforme territoriale de 2014, Unser Land évoque sans complexe la période du Reichsland (1870-1918) et en particulier la constitution de 1911 accordée à l’Alsace par l’empereur Guillaume II. « L’Alsace disposait à l’époque d’un pouvoir législatif et exécutif. C’est ce que nous réclamons aujourd’hui, à l’image de l’assemblée territoriale de Corse », explique François Marx.

Autonomie fiscale et droit à l’expérimentation

Aussi le candidat autonomiste se place en position d’observateur dans le débat que vient de lancer le ministre des Collectivités territoriales et président du conseil régional Philippe Richert. « L’union de la Région et des deux départements c’est non. La fusion c’est oui ». Selon François Marx, la France devrait progressivement créer les conditions d’une autonomie fiscale des régions. Tout comme elle ne devrait pas brider le droit à l’expérimentation, notamment en matière scolaire. Unser Land réclame ainsi une régionalisation de l’enseignement dans la perspective d’une généralisation du bilinguisme, voire du multilinguisme. « Dans une Europe à 27 on ne peut plus se contenter de parler une seule langue. »

Concernant les autres thèmes de campagne, plus locaux, François Marx se dit plutôt favorable à la liaison routière Altkirch-Burnhaupt. Mais il propose aussi un renforcement des transports en commun, notamment par bus.

La future médiathèque départementale ? Il n’a rien contre. Tout comme il considère comme relativement bonne la politique sociale du conseil général, même s’il craint de futures réductions budgétaires drastiques. « La disparition de la taxe professionnelle provoquera une baisse des ressources des collectivités », redoute François Marx. Or pour lui, deux domaines ne doivent pas subir la rigueur : « la santé et l’éducation ».

Julien Steinhauser

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