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Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Jean Faivre, ai 21 ans et étudie le droit à Strasbourg. Je suis originaire de Saverne et y loge le week-end au domicile familial.

Avez-vous déjà été élu(e) ?

Je n’ai jamais brigué de mandat politique. J’ai néanmoins déjà été élu à d’autres postes de responsabilité.

Quels sont vos centres d’intérêts ? Etes-vous actifs dans une ou plusieurs associations locales ?

Mes centres d’intérêt résident dans la culture au sens large:
Histoire, politique, littérature et débats de société me passionnent. L’humain dans ses diverses expressions présente un intérêt tout particulier pour moi, je le retrouve dans tous mes hobbys. J’ai fondé une association de coureurs à pied à Saverne en juillet dernier car je me suis épris de ce sport il y a quelques années et y ai découvert un moyen de me développer personnellement. Je partage désormais cette activité avec 71 autres mordus. Je suis également membre actif d’autres associations ( Jeune Chambre Economique de Saverne, Aumônerie Universitaire Protestante de Strasbourg et l’Alsace Junge Fer’s Elsassische) .

Pourquoi vous présentez-vous à ces élections ?
Si quelqu’un comme moi qui m’intéresse de près à tous les domaines de la vie collective, qui a envie de modifier en profondeur beaucoup de choses dans nos institutions qui dysfonctionnent, aimant la politique et la relation aux autres ne le fait pas, alors nous pourrons toujours imputer la faute à nos dirigeants et nous lamenter sans prendre notre destin en mains.

Pourquoi avoir choisi Unser Land ?

Parce que c’était lui, parce que c’était moi… Plus sérieusement, Unser Land m’est apparu comme étant profondément novateur, réformiste et volontariste à ces niveaux:
Le désintéressement. Des convictions solides pour lesquelles on s’engage ( lutte contre une politique centraliste absurde qui ne tient pas compte des spécificités de nos territoires et déresponsabilise l’individu. Il y a cette honnêteté chez Unser Land qu’on ne trouve pas ailleurs. Ce bon sens tout alsacien.

Quel regard jetez vous sur les hommes politiques alsaciens ?

Un regard désenchanté qui voit ceux-ci comme des individus plus animés par leur volonté de préserver leur poste que de défendre des idéaux. Je parle ici de ceux qui ont retourné leur veste pitoyablement. D’ailleurs je doute qu’ils aient des idéaux.

Que signifie l’Alsace pour vous ?

L’Alsace pour moi c’est avant tout une histoire, une situation géographique et une mentalité particulière qui découle de ces deux facteurs comme de sa double culture française et allemande. Une grande partie de son identité a été et est toujours façonnée par son dialecte. Si nous le perdons, nous perdrons tout ce à quoi il nous rattache et qui fait notre particularité. Autant dire que les conséquences seront énormes et fortement dommageables.

A quoi ressemblerait votre Alsace idéale ?

Une Alsace où chacun, quelles que soient ses origines culturelle et sociale pourrait s’émanciper à la faveur de son travail. Une Alsace méritocrate. Dans laquelle la multiplication des normes n’inhiberait pas l’initiative individuelle comme collective. Une Alsace qui soutiendrait donc l’innovation et protégerait ceux parmi elle à qui la vie aurait porté des coups afin de leur rendre l’autonomie que chacun doit avoir pour gérer ses affaires. En définitive, une Alsace fière d’elle-même, de sa culture, de sa langue, une Alsace multi-culturelle qui ne renierait pas pour autant ses racines chrétiennes. Une Alsace où l’élu fixerait les grandes orientations bonnes à notre région et travaillerait dans l’intérêt de tous ses administrés sans vision classiste de la société. Le ministère politique ne doit pas être une promotion ou gratification mais un sacerdoce.

Si vous êtes élus, quelle seront vos premières décisions ?

Si nous étions élus, je serais suppléant de Jean-Marie Lorber. Ma première mesure serait de constituer un groupe d’élus convaincus et sincères au conseil départemental pour peser dans nos choix et ainsi réclamer, à l’aide de la pétition que nous faisons signer en ce moment, une consultation du peuple Alsacien pour connaître son avis au sujet de la réforme territoriale.

Quel(s) projet(s) voulez-vous soutenir particulièrement dans votre canton ?

Dans le canton de Saverne, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour ouvrir davantage de classes bilingues paritaires dès la maternelle. Des écoles publiques pour ne pas créer de discrimination sur un critère économique. Je m’investirai également activement dans le volet social du conseil général. Je veillerai à ce que l’allocation de sommes destinées aux chercheurs d’emploi et autres personnes bénéficiant d’aides le soit dans un but d’assistance temporaire devant mener à la ré-insertion dans les différents tissus dynamiques de notre département, lesquels seront davantage dynamisés par une action résolument entreprenante. Je serai également extrêmement sensible à la politique visant à accompagner les personnes âgées, qui doit avant tout avoir pour but de maintenir le plus longtemps possible une certaine forme d’autonomie pour celles-ci ainsi qu’un bien-être qui passe par l’usage du dialecte pour les différents aidants.

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