Unser Land dénonce avec la plus grande vigueur les tags homophobes et antisémites commis dans les communes de Wissembourg, Ingolsheim, Cleebourg et Riedseltz.

La multiplication de ces profanations ajoutées à celles qui touchent les religions chrétienne et musulmane partout en France révèlent le délitement moral de notre société.

Alors que l’enquête sur les profanations de Westhoffen n’a toujours pas abouti, nous déplorons que des élus et des personnes publiques se rendent coupables d’amalgames douteux et laissent libre cours à des préjugés haineux. Ainsi dans des journaux locaux ou nationaux, l’Alsace est mise à l’index comme « terre de rejet » (le Monde 23-12), du « refus de l’autre » (DNA 7-12-19), les Alsaciens couvriraient d’un « silence complice » les actes de vandalisme et de profanation (le Monde 23-12-19). «Le Mea culpa de certains villages alsaciens n’a jamais été fait après la guerre » (le Figaro 6-12-19). Les supputations de certains de ces commentateurs ès qualités les conduisent de manière inattendue sur la piste de la Collectivité européenne d’Alsace qui aurait « réveillé les aspirations autonomistes » (le Monde 23-12-19), voire « la bête immonde » (DNA 7-12-19). L’on va jusqu’à percevoir “la résurgence d’un fond antisémite autonomiste qui [aurait] très fortement existé entre les deux guerres. ”(le Monde 23-12-19)

Nous appelons à la raison et invitons les acteurs politiques à la dignité et à la cohésion face à des actes de vandalisme et de profanation ignobles dont la dénonciation doit rassembler tous les Alsaciens. De tels actes ne sont tolérables ni en Alsace ni ailleurs.

Andrée Munchenbach

secrétaire fédérale

Communiqué mis à jour le 26/12/2019

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